DESSIN DE J. GEOFFROY
tées : le Vainqueur de la Bastille, de Choppin,et le Botteleur, de Perrin ; remontant ensuite la rue du Chemin-Vert jusqu’à la cité Plichon, et traversant celle-ci, nous nous trouverons devant le lycée Voltaire, à l’angle de l’avenue de la République et du boulevard de Ménilmontant.
Cet établissement d’instruction, ouvert au mois d’octobre 1890, occupe un terrain qui n’a pas moins de 18000 mètres de superficie. L’État et la ville ont concouru à son édification. M. Train, architecte, en a fourni les plans et a réussi à créer une œuvre véritablement monumentale. Le ; lycée Voltaire peut recevoir deux mille cinq cents élèves dans ses vastes classes. L’avenue de la République qui, sinon pour la longueur, au moins pour la beauté, est destinée à rivaliser avec les boulevards Richard-Lenoir et Voltaire, nous ramènera à celte rue Saint-Maur que nous avons quittée tout à l’heure; nous passerons devant une école de
I filles et un asile au coin de la rue Oberkampf, devant un groupe scolaire, à l’angle delà rue Fontaine-au-Roi,etnous ’ arriverons à l’église Saint-Joseph.
C’est une construction dans le goût du douzième siècle; un porche à trois travées limitées par des contreforts donne accès à l’église; il est surmonté d’une tour à deux étages que termine une flèche ajourée, d’un dessin hardi et flanquée à sa base de quatre petits clochetons cylindriques.
Cinq arcades surmontent le porche, trois d’entre elles sont décorées de statues de pierre : saint Joseph , V Enfant Jésus et la Vierge. Nées d’une même inspiration, conçues dans un sentiment identique, ces trois figures forment une décoration très harmonieuse qui fait le plus grand honneur à son auteur, le regretté Delaplanche.
Sous le porche, dans les tympans des portes, vous remari querez trois peintures sur lave émaillée : Douceur et Chas- I teté, Glorification de saint Joseph, Vigilance et Fidélité. Ce sont des compositions de M. Paul Balze, d’un agencement gracieux, d’une riche coloration et d’un sentiment très chrétien.
L’intérieur, avec ses gros piliers aux chapiteaux feuillagés, sa nef large, son chœur protond, ses bas côtés un peu
PROMENADES DANS PARIS
sombres, ses voûtes hardies, est d’an aspect assez imposant ; sobrement décoré, il renferme pourtant quelques œuvres devant lesquelles le visiteur ne manquera pas de s’arrêter : d’abord des statues d esaint Maur, saint Joseph et sainte Marie, de MM. Baujault, Gautherin et Maillet; puis un intéressant bas-relief en bois, le Mariage de la Vierge , d’un artiste français du seizième siècle dont le nom ne nous est pas connu, enfin quelques tableaux sur cuivre et sur bois des seizième et dix-septième siècles.
Les vitraux ont été exécutés par M. Oudinot.
L’église, commencée en 1860 sous la direction deTh.Ballu, a été livrée au culte en 1877. Elle remplace une petite chapelle provisoire que M. l’abbé Arnault avait fait bâtir rue Corbeau en 1852.
La rue du Faubourg-du-Temple, animée, populeuse, encombrée sur les côtés de débitantes de légumes poussant leurs voitures et jetant leurs cris d’appel, nous amènera jus- 'qu’à la rue de Malte où s’élève la façade du théâtre du Château-d’Eau.
Cette salle, vaste, bien aménagée, pourvue d’une scène large et profonde, s’appelait, lors de son ouverture, en 1866, théâtre du Prince-Impérial et devait être un cirque; elle devint promptement théâtre de drame, puis, après des fortunes diverses, on y essaya des représentations lyriques. Ces tentatives bien souvent renouvelées pour créer un opéra populaire n’ont point encore été couronnées de succès. Le grand opéra est un genre trop coûteux pour un impressario et nous doutons qu’il soit possible de réussira le jouer d’une façon satisfaisante tant que l’État ne subventionnera pas l’entreprise.
Nous voici revenu à notre point de départ, sur la place de la République, devant la statue de M. Morice. Notre promenade est achevée.
APPENDICE
DÉLIMITATION DES QUARTIERS DE L’ARRONDISSEMENT. NOMENCLATURE HISTORIQUE DES RUES, PASSAGES, PLACES, BOULEVARDS, ETC.
DÉLIMITATION DES QUARTIERS
(Voir 1© plan.)
Quartier de la Folie-Méricourt [teinte verte).
53 710 habitants.
Une ligne partant du sud de la place de. la République et suivant l’axe de la rue du Faubourg-du-Temple (nos pairs) — ceux du boulevard de Belleville (nos impairs) — de la rue Oberkampf (nos impairs) — et du boulevard du Temple (nos pairs) jusqu’au point de départ.
Quartier Saint-Ambroise [teinte jaune).
46847 habitants.
Une ligne partant du boulevard des Filles-du-Calvaire (n° 26) et suivant l’axe de la rue Oberkampf (nos pairs) — du boulevard de Ménilmontant (nos 143 à 69) — de la rue du Chemin-Vert (nos impairs) — des boulevards Beaumarchais (nos 48 à la fin) — et des Filles-du-Calvaire (nos pairs) jusqu’au point de départ.
Quartier de la Roquette ( teinte rose).
70 821 habitants.
Une ligne partant du boulevard Beaumarchais (n° 46) et suivant l’axe de la rue du Chemin-Vert (nos pairs) — ceux des boulevards de Ménilmontant (nos 67 à 1) — et de Charonne (nos 151 à 115)
— ceux des rues de Charonne (nos impairs) — et du Faubourg- Saint Antoine (nos 61 à 1) jusqu’à l’axe de la place de la Bastille — enfin celui du boulevard Beaumarchais (nos pairs) jusqu’au point de départ.
Quartier Sainte-Marguerite [teinte bleue).
44405 habitants.
Une ligne partant de la rue du Faubourg-Saint-Antoine (n° 63) et suivant l’axe de la rue de Charonne (nos pairs) — ceux du boulevard de Charonne (nos 113 à 1) — et de la place de la Nation
— enfin celui de la rue du Faubourg-Saint-Antoine (nos impairs) jusqu’au point de départ.
Population de l’arrondissement: 215 783 habitants.
NOMENCLATURE HISTORIQUE
DES RUES, PASSAGES, PLAGES, BOULEVARDS, ETG
Alexandre-Dumas (rue), entre les boulevards Voltaire et de Charonne ; l’autre partie appartient au vingtième arrondissement.
Ouverte eu 1872, a pris trois ans plus tard le nom du célèbre romancier.
Alexandre Dumas, né en 1802, est mort en 1870.
Alexandrine-Lepeu (passage).
Voie privée, ouverte en 1865 ; nom de îa fille du propriétaire.
Amelot (impasse).
Percée à la fin du dix-huitième siècle, s’est, jusqu’en 1877, appelée impasse des Jardiniers.
Amelot (rue)
A été ouverte en 1779, entre le boulevard Richard-Lenoir et la rue Saint-Sébastien, sur les fossés des anciens remparts; en 1868, les rues Saint-Pierre-Popincourt et des Fossés-du-Temple, ancien chemin de la Contrescarpe, lui ont été réunies.
Lorsqu’en 1777 l’ouverture de la rue fut ordonnée par lettres patentes royales, Amelot était ministre et secrétaire d’Etat au département de Paris. Incarcéré pendant la Terreur, il mourut à la prison du Luxembourg en 1794.
Vngoulême (cité d’).
IVoie privée, formée en 1849.
vngoulême (passage d').
Créé en 1848, sous le nom de i ruelle Sainte-Geneviève.
Augoulême (rue d’).
Ouverte en 1781 , elle a pris le nom du duc d’Angouléme, alors grand prieur de France.
Annonciades (rue des).
L’ouverture de cette rue, qui longera le chevet de l’église Saint- Ambroise, a été décrétée en 1863, mais n’est pas exécutée encore.
Le couvent des Annonciades était sur l’emplacement de l’église.
Anthony (rue).
Voie privée, ouverte en 1883; nom de propriétaire.
Asile (rue de T).
Voie privée, ouverte en 1842.
Asile-Popincourt (rue de 1’).
Voie privée, ouverte en 1834; doit son nom au voisinage d’un asile.
Aunay (impasse d’).
Voie privée, ouverte en 1858 dans le voisinage de l’ancienne barrière d’Aunay.
Avenir (cité de Y).
Voie privée, créée en 1864; nom donné par les propriétaires.
Baduel (cour).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Baleine (impasse de la).
Voie privée; précédemment cité Lugand.
Basfroi (passage).
Voie privée ; précédemment pas-
sage Levert, a pris son nom actuel en 1877. (Voir rue Basfroi.)
Basfroi (rue).
C’est l’ancien chemin Basfert, Baffer ou Baffroi qu’on voit sur les plans de 1072. Le terrain sur lequel elle e>t construite s’est appelé aussi chantier du Grand-Basfroi.
On suppose qu’une tour, un clocher, un beffroi, existait en cet endroit.
Bastille (place de la). Entre le boulevard Beaumarchais et la rue du Faubourg-Saint- Antoine; appartient pour les autres parties aux quatrième et douzième arrondisse ments.
Elle a été créée sur l’emplacement de la forteresse prise par le peuple le 14 juillet 1789.
Bayvet (cité).
Voie privée; précédemment cité Bois-Halbran, du nom d’une famille à qui appartenait un petit bois sur lequel elle fut ouverte; porté maintenant le nom de son propriétaire.
Beauharnais (cité).
Voie privée ; a conservé le nom qu’elle avait pris, en raison de sa proximité avec le boulevard du Prince-Eugène.
Beaumarchais (boulevard), côté pair.
C’était originairement le boulevard Saint-Antoine; a pris en 1831 le nom de Beaumarchais, auteur du Barbier de Séville , qui y demeurait.
Beaumarchais, né en 1732, est mort en 1799.
Belfort (rue de).
Ouverte en 1872, cette voie a reçu le nom de la ville française célèbre par le siège qu’elle soutint pendant la dernière guerre.
Belle ville (boulevard de), côté impair; appartient pour l’autre côté au vingtième arrondissement.
C’est, en cette partie, une suite d’anciens chemins de ronde : chemin de ronde de Ramponneau entre les rues du Faubourg-du- Temple et de l’Orillon, des Trois-
Couronnes entre la rue de l’Orillon et celle des Trois-Couronnes, et de Ménilmontant pour le surplus.
Bertheley (cité).
Voie privée, ouverte en 1885; nom de propriétaire.
Bertrand (cité).
Voie privée; nom de propriétaire.
Beslay (passage).
Voie privée; nom de propriétaire; précédemment passage Popincourt.
Biaise (rue).
Ouverte par la ville de Paris sur une partie des terrains occupés autrefoispar les abattoirs de Ménilmontant; a reçu en 1875 le nom de Biaise (Nicolas-Jean-Henri), général de brigade, tué le 12 décembre 1870, au combat de la Ville-Evrard.
Bluets (cité des).
Voie privée; cité des Lilas jusqu’au 1er février 1877.
Bonne-Graine (cour et passage de la).
Voie privée ; ancienne impasse, prolongée en 1825 jusqu’au passage Josset.
Etait autrefois habitée par des grainetiers.
Bon-Secours (cité).
Voie privée; doit son nom à l’ancien hôpital de Bon-Secours.
Bouchardy (passage).
Ouvert en 1829, par M. Philibert, il porta d’abord son nom; en 1844, il fut nommé passage d’Isly (bataille gagnée en Afrique par Bueaud en 1844). En 1875, on lui onna le nom au dramaturge Joseph Bouchardy, auteur de Lazare le Pâtre.
J. Bouchardy, né en 1810, est mort à Chàtenay en 1852.
Boulets (rue des).
Indiquée sur le plan de Jouvin de Rochefort en 1672, elle a pris un nom unique en 1868; précédemment c’était la rue Saint-Denis, entre les rues du Faubourg-Saint- Antoine et de Montreuil, la rue de la Muette entre les rues de Charonne et de la Roquette, et la rue des Boulets entre les rues de Charonne et de Montreuil.
Doit son nom à un lieu dit des Boulets.
Boulle (rue).
Ouverte en 1866, dénommée en 1868, s’est d’abord appelée rue Boule.
Boulle, célèbre ébéniste, né en 1642, est mort en 1732.
Bouvines (avenue de).
Ouverte vers 1780, s’est appelée avenue des Ormeaux ; a pris le nom qu'elle porte en vertu d’un décret du 24 août 1864.
La victoire de Bouvines a été remportée par Philippe-Auguste sur l’empereur d’Allemagne Othon IV, en 1214.
Bouvines (rue de).
Cette voie, indiquée sur le plan de Jouvin de Rochefort en 1672, n’a été soumise aux conditions d’alignement que par une ordonnance royale du 8 septembre 1847, et s’est d’abord appelée chemin de Lagny ; le 24 août 1864, elle a reçu sa dénomination actuelle.
Bras-d’Or (cour du).
Voie privée ; doit son nom à une enseigne.
Bréguet (rue).
Ouverte en 1866, dénommée en
Abraham-Louis Bréguet, horloger et mécanicien, né en 1747, est mort en 1825.
Bullourde (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Bureau (passage du).
Autrefois ruelle des Hautes-Vignoles et ruelle du Bureau, passage du Bureau depuis le 1er février 1877.
Doit son nom au voisinage d’un ancien bureau d’octroi.
Caniille-Desmoulins (rue).
Ouverte en 1883, dénommée en
Camille Desmoulins, homme politique et écrivain, naquit en 1760 et mourut sur l’échafaud en 1794.
Cantal (cour du).
Voie privée : les habitants de cette cour sont, paraît-il, originaires du département du Cantal.
Carrière (impasse).
Voie privée; nom de propriétaire.
Cesselin (impasse).
Voie privée; nom de propriétaire.
Chanzy (rue).
Ouverte en 1889, dénommée l’année suivante , faisait autrefois partie de la rue Titon.
Chanzy, général français, commandait l’armée de la Loire pendant la guerre de 1870; il est mort en 1883, à l’âge de soixante ans.
Charles-Dallery (passage).
Précédemment impasse de la Roquette pour une partie, et passage Vaucanson pour celle qui fut ouverte, en 1840, sur les terrains de l’hôtel Vaucanson.
Charles Dallery, ingénieur, célèbre pour ses travaux sur la navigation à vapeur, né en 1754, est mort en 1835.
Charonne (boulevard de), côté impair ; le côté pair appartient au vingtième arrondissement.
Précédemment chemins de ronde de Vincennes, de Montreuil et de Fontarabie, a pris sa dénomination actuelle en 1864.
Charonne (rue de).
C’est un ancien chemin qui existait dès le commencement du dixseptième siècle et conduisait à Charonne.
Chemin-Vert (passage du).
Voie privée.
Chemin-Vert (rue du).
La partie de cette voie comprise entre les rues des Amandiers et Popincourt s’est autrefois, et jusqu’en 1868, appelée rue des Amandiers-Popincourt; l’autre, entre le boulevard Beaumarchais et la rue Popincourt, portait le nom actuel.
L’ensemhle est un ancien chemin qui existait dès 1650 et menait de la Bastille à Ménilmontant.
Cheval-Blanc (passage du).
Cette voie privée, ouverte en 1 824, doit son nom à une enseigne.
Chevet (rue du).
Ouverte en 1865, est placée au
chevet de l'église Saint-Joseph; d’où son nom.
Chevreul (rue).
Voie privée, ouverte en 1887 ; nom de propriétaire.
Condillac (rue).
Ouverte en 1882, dénommée en
Etienne Bonnot de Condillac, philosophe, naquit en 1715 et mourut en 1780.
Coq (cour du).
Voie privée; surnom du propriétaire.
Courtois (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Crespin (impasse).
Voie privée, ouverte en 1884; nom de propriétaire.
Crussol (cité de).
Voie privée, ouverte en 1827 par M. Biette ; porta son nom pendant deux années. (Voir rue de Crussol.)
Crussol (rue de).
Créée en 1783, entre les rues des Fossés-du-Temple et Foiie-Méricourt; son prolongement Jusqu’au boulevard du Temple, résolu en 1846, n’a été effectue que deux ans plus tard.
Alexandre Emmanuel de Crussol, brigadier des armées de France, chevalier non profès de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, capitaine des gardes du comte d’Artois, administrateur du grand prieuré de France, était bailli du Temple en 1781, quand l’ouverture de cette voie fut résolue. Né en 1743, il est mort en 1815.
Darnoye (cour).
Voie privée, créée en 1780; nom de son fondateur.
Barboy (rue).
Ouverte en 1 865, cette voie n’a été achevée qu’en 1889; dès 1875, elle a reçu le nom de Darboy, archevêque de Paris, de 1863 à 1871, fusillé en cette dernière année, pendant la Commune, à l’àge de cinquante-nuit ans.
Daval (rue).
Ouverte en 1780, entre les rues
Amelot et le boulevard Beaumarchais.
Dès son origine, elle a porté le nom de Daval, qui fut échevin, de 1772 à 1777, de la Michodière d’Hauteville étant alors prévôt.
Debille (cour).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Deguerry (rue).
Ouverte eD 1865, a pris, en 1875, le nom du curé de la Madeleine, fusillé en 1871, pendant les derniers jours de la Commune, à l’àge de soixante-dix-huit ans.
Delaunay (impasse).
Précédemment impasse de la Croix-Faubin (petit hameau), porte actuellement le nom de son propriétaire.
Delépine (impasse).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Dudouy (passage).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Dumas (passage).
Voie privée ; autrefois passage des Jardiniers.
Ainsi nommé, en 1877, en mémoire d’Alexandre Dumas. (Voir la rue de ce nom.)
Dupout (cité).
Duranti (passage).
Voie privée ; ouvert en 1869.
Duranti (rue).
Ouverte en 1860, dénommée en 1864; on a groupé des noms de magistrats dans les rues avoisinant la Hoquette.
Duranti fut président du Parlement de Toulouse; né en 1534, il est mort en 1589.
Durmar (cité).
Voie privée; nom de propriétaire.
Émile-Lepeu (rue).
Voie privée; nom de propriétaire.
Étoile-cTOr (cour de 1’).
Voie privée; doit son nom à une enseigne.
Fabriques (cour des).
Voie privée.
Faidherbe (rue).
Ouverte en 1889, dénommée par décret du 30 avril 1800.
Louis-Léon-César Faidherbe, général français, commanda l’armée du Nord en 1870 ; il estmort à l’âge de soixante et onze ans, en 1889.
Faubourg-du-Temple (rue du), côté pair; le côté impair appartient au dixième arrondissement.
C’est la principale rue formée en ce faubourg en dehors de la porte du Temple et le vieux chemin conduisant à Belleville,
Faubourg-Saint-Antoine (rue du), côté impair; le côté pair fait partie du douzième arrondissement.
C’est une des plus anciennes voies du vieux Paris, et la principale du faubourg qui dépendait de l’abbaye de Saint-Antoine.
Février (cour de).
Voie privée; fait partie d’un groupe de noms de mois donnés par les propriétaires.
Filles -du -Calvaire (boulevard des), côté pair; le côté impair appartient au troisième arrondissement.
Ouvert en 1670, doit son nom au voisinage du couvent des Fillesdu-Calvaire.
Folie-Méricourt (rue de la).
Autrefois rue de la Folie-Marcault; nom du propriétaire d’une maison de campagne (folie) existant en ce lieu.
Folie-Regnault (passage de la).
Voie privée. (Voir rue de la Folie-Regnault.)
Folie-Regnault (rue de la).
Sur les plans du dix-huitième siècle, cette voie est appelée rue des Murs-de-la-Roquette ; elle doit, comme la précédente, son nom à une maison de campagne appartenant à un nommé Régnault Lépicier.
Fonderie (passage de la).
Voie privée.
Fontaine-au-Roi (rue de la).
C’était au dix-septième siècle (plan de Gomboust), le chemin du Mesnil ; elle commença à se construire en 1770, et jusqu’en 1792 s’appela de la Fontaine-au-Roi où des Fontaines-du-Roi, en raison des tuyaux qu’on y avait établis pour amener les eaux de Belleville à Paris ; en 1792 elle prit le nom de rue Fontaine-Nationale.
Forge -Royale (passage de la).
Voie privée, ouverte vers 1770 ; s’est d’abord appelée cul-de-san de la Forge ; doit son nom à une enseigne.
François-de-Neufchâteau (rue).
Ouverte en 1870, sous le nom de rue de Neufchàteau.
Le comte Nicolas-Louis-François de Neufchàteau, littérateur et homme d’Etat, naquit en 1750 et mourut en 1828.
Froment (rue).
Ouverte en 1866, dénommée en 1868, a été continuée en 1889 entre les rues Sedaine et Bréguet.
Froment, né en 1815, est l’inventeur du mécanisme employé dans la construction des horloges électriques; il est mort en 1865.
Gambey (rue).
Précédemment rue Neuve-d'Angoulême.
Henri-Prudence Gambey, inventeur de divers instruments de précision, né en 1787, estmort en 1847.
Gaudelet (impasse).
Voie privée; précédemment impasse de Ménilmontant; nom de propriétaire.
Gaudelet (petite impasse).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Gerbier (rue).
Ouverte en 1860, a pris en 1864 le nom de F. -J. -B. Gerbier, avocat (1725-1788).
Gobert (rue).
Projetée en 1866, dénommée en 1867, ouverte en 1870.
Le baron Napoléon Gobert, diplomate, fondateur de prix académiques, né en 1807, est mort eü 1833.
Godefroy-Cavaignac (rue).
Ouverte en 1 847, elle s’est appelée d'abord avenue de la Roquette ; en 1884, elle a reçu la dénomination actuelle, en mémoire de Godefroy Cavaignac, homme politique, mort à quarante-quatre ans, en
Gonnet (passage).
Voie privée; nomdepropriétaire.
Grand-Prieuré (rue du).
Cette voie, dont la dénomination n’a jamais changé, a été ouverte en 1783 sur des terrains appartenant au grand prieuré du Temple.
Griset (cité).
Voieprivée; nomdepropriétaire.
Guénot (cité).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Guénot (passage).
Guilhem (passage).
Voie privée. (Voir rue Guilhem.)
Guilhem (rue).
Ouverte par la ville sur les terrains de l’ancien abattoir de Ménilmontant ; a pris ce nom en 1875.
Guilhem (Pierre-Victor), général de brigade, a été tué à la bataille de Chevilly en 1870 ; il avait cinquante-cinq ans.
Gustave-Lepeu (passage).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Immeubles- Industriels (rue des).
Voie privée ; précédemment et jusqu’en 1877, rue de l’industrie- Saint-Antoine.
Industrie (cité de 1’).
Voie privée.
Industrie (cour de T).
Voie privée.
Industrielle (cité).
Voie privée.
Jacquart (rue).
C’est l’une des trois rues formées aux abords du marché Popincourt, lors de sa construction eu 1829.
Elle a pris, en 1844, le nom de l’inventeur du métier à tisser Joseph-Marie Jacquart, né à Lyon
le 7 juillet 1752, mort à Oullins (Rhône), le 5 août 1834.
Japy (rue).
Ouverte en 1870; porte le nom d’un mécanicien, Frédéric Japy, qui fonda en 1780, à Beaucourt, près de Belfort, une importante usine où l'on fabriquait toutes les pièces utiles en horlogerie.
Jemmapes (quai de), entre les rues Kampon et du Faubourg.
du-Temple ; l’autre partie appartient au dixième arrondissement.
Formé vers 1822, il s’est d’abord appelé quai Louis XVIII ; en 1830, il a pris le nom de la victoire remportée par Dumouriez sur les Autrichiens, le 6 novembre 1792.
Jeu de Boules (passage du).
Cette voie privée, ouverte en 1 826, doit son nom à un jeu de boules.
Joly (cité).
Voieprivée; nomdepropriétaire.
Josset (passage).
Voie privée, ouverte en 1835 sur le chantier d*un marchand de bois nommé Josset.
Juin (cour de).
Voie privée ; sa dénomination a la même origine que celle de la cour de février.
Keller (rue).
Ouverte par la ville de Paris en 1856, sur les terrains de l’ancien marché au charbon, elle a pris, en 185$, le nom de l’orfèvre et fondeur Jean-Balthasar Keller, né en 1638, mort en 1702.
Lacharrière (rue).
Ouverte en 1863 entre le boulevard Voltaire et l’avenue Parmentier, en 1869 entre cette dernière et larueSaint-Maur. Saplus ancienne partie a porté, jusqu’en 1877, le nom de rue Saint-Irénée.
Ladreit de la Charrière, général de brigade, né en 1806, a été tué à la bataille de Champigny, au mois de décembre 1870.
Lamier (impasse).
Voie privée ; ucm de propriétaire.
Lappe (rue de).
Elle est indiquée sur le plan de Gomboust (1652) et porte le nom de Lappe, maître jardinier, établi dans le voisinage. Louis-Philippe y passa le 23 décembre 1830, lors d’une visite qu'il fit au faubourg Saint-Antoine, et, l’année suivante, à la demande des habitants, la rue prit le nom du roi. En février 1867, la rue Louis-Philippe est redevenue rue de Lappe.
La Vacquerie (rue).
Ouverte en 1860, elle a reçu, en 1865, le nom de Jean de la Vacquerie, premier président au Parlement en 1481, mort en 1497.
Lecheviu (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Ledru-Rollin (avenue). Entre les rues du Faubourg-Saint- Antoine et de la Roquette ; l’autre partie, complètement tracée, appartient au douzième arrondissement. En celuici, la voie n’existe encore qu’entre le passage Dallery et la rue Basfroi.
Ledru-Rollin, avocat, député, membre du Gouvernement provisoire en 1848, est mort en 1874, à l’âge de soixante-six ans.
Lesage-Bullourde (cité).
Voieprivée; nom de propriétaire; précédemment et jusqu’en 1877, cité Lesage.
L’Homme (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Lions (cour des).
Voie privée ; doit son nom à deux lions qui en décorent l’entrée.
Lisa (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Louis-Philippe (passage).
Voie privée ; pour sa dénomination, voir rue de Lappe.
Main-d’Or (passage de la).
Voie privée ; doit son nom à une
1 enseigne.
daison-Brûlée (cour de la).
Voie privée. On ignore l’origine de ce nom.
Malte (rue de).
La première partie de cette voie, entre les rues de Ménilmontant et Delatour, a été ouverte en 1783, sur les marais du Temple appartenant à l’ordre de Malte ; la seconde partie n’était encore que le chemin des Marais, au début du dix-huitième siècle ; ce chemin reçut ensuite le nom de Merderet, en raison des immondices dont il était couvert; plus tard, il devint la rue du Haut-Moulin-du-Temple, à cause des moulins qui dominaient un monticule voisin. Les deux rues furent réunies sous une seule dénomination par une décision ministérielle du 18 février 1851.
Marcès (impasse).
Marché-Popincourt (rue du).
Ouverte en 1829, elle doit son nom au marché voisin.
Mars (cour de).
Voie privée. (Voir cour de Juin.)
Maurice (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Mauve (passage).
Voie privée.
Ménilmontant (boulevard de), côté impair; le côté pair fait partie du vingtième arrondissement.
Ancien chemin de ronde.
Ménilmontant (impasse de).
Voie privée.
Ménilmontant (passage de).
Voie privée.
Mercœur (rue).
Précédemment rue de la Roquette ; puis, pour partie, rue des Murs-de-la-Roquette ; elle est construite sur l’emplacement des Hospitalières de la Roquette, couvent dont la duchesse de Mercœur fut la fondatrice au dix-septième siècle.
Merlin (rue).
Ouverte en 1860, dénommée en
Homme politique et jurisconsulte, Philippe-Antoine Merlin(deDouai) naquit en 1754 et mourut en 1838.
Mont-Louis (impasse de).
Voie privée.
Mont-Louis (rue de).
Elle est indiquée sur le plan de Jouvin de Rochefort en 1672, et s’est appelée rue des Rats jusqu’en 1869. Elle doit sa dénomination actuelle à son voisinage de Mont- Louis, maison de plaisance du père Lachaise (emplacement actuel du cimetière de l’Est).
Montreuil (rue de).
Gréée vers 1750, sur le chemin qui conduisait à Montreuil.
Morand (rue).
C’était, en 1789, une ruelle non dénommée; en 1809, elle portait le nom de Ferdinand qu’on suppose être celui d’un propriétaire riverain. Un décret du 24 août 1864 lui a donné le nom de Morand, en souvenir du général de division, né en 1771, mort en 1835.
Moret (passage).
Voie privée ; nom donné par les propriétaires.
Morlet (impasse).
Voie privée; nom de propriétaire.
Mortagne (impasse).
Doit son nom au voisinage de 1 hôtel de Mortagne, plus tard hôtel Vaucanson.
Mouffle (passage).
Voie privée; créé en 1834, sur de9 terrains appartenant à M. Mouffle, ancien maire de l’ex-huitième arrondissement.
Moulin-Joli (impasse du).
Voie privée; un moulin à vent existait jadis à son extrémité, et avait pour voisin un restauraut fondé par un sieur Joli.
Murs-de-la-Roquette (rue des).
Elle longeait les murs du couvent des Hospitalières do la Roquette.
Nanettes (rue des).
Autrefoisimpassedu même nom; inachevée encore, son tracé sera prolongé jusqu’à l’avenue de la République.
Nation (place de la), côté impair ; l’autre partie appar-
tient au douzième arrondissement.
C’est l’ancienne place du Trône (Trône renversé, pendant la Révolution .
Elle a pris son nom actuel le 2 juillet 1880.
Nemours (rue de).
Ouverte en 1838, elle a pris le nom du deuxième fils de Louis- Philippe.
Neuve-des-Boulets (rue).
Voie privée, ouverte en 1826.
(Voir rue des Boulets.)
Neuve-Popincourt (rue).
Voie privée. (Voir rue Popincourt.)
Nice (rue de).
Voie privée ; ainsi nommée, en 1860, lors de l’annexion du comté de Nice à la France.
Nom-de-Jésus (cour du).
Voie privée.
Nys (cité).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Nys (rue).
Nom de propriétaire; voie classée en 1890.
Oberkampf (rue).
C’était un chemin dès le milieu du seizième siècle ; raide et escarpé alors, il conduisait au village de Mesnil-Maudan(depuis Ménilmontant) ; sa pente fut adoucie en 1732, et onze ans plus tard il fut élargi. En 1777, il devint rue, et l’on projeta de lui donner le nom de Chapus (Guillaume Chapus était, à cette époque, échevin de la ville). Ce projet ne fut pas suivi d’exécution. Pendant longtemps, la rue porta trois noms : rue du Chemin-de-Ménilmontant, entre le boulevard du Temple'et les rues de la Folie-Méricourt et Popincourt ; de ce9 dernières à la rue Saint-Maur, elle s’appelait rue de la Roulette; la troisième partie était désignée 9ous le nom de rue de la Haute-Borne ; la Haute-Borne était un lieu peuplé de cabarets.
En 1806, les trois parties furent réunies sous le nom de rue de Ménilmontant.
Un décret du 24 août 1864 a remplacé cette dénomination par celle d’Oberkampf, manufacturier célèbre, né en 1738, mort en 1815.
Omer-Talon (rue).
Ouverte en 1860, dénommée en 1864.
Avocat général au Parlement et criminaliste, Orner Talon, né en 1595, est mort en 1652.
Orillon (impasse de 1’).
Voie privée.
Orillon (rue de 1’).
Le chemin dont cette rue a pris la place a été tracé à la fin du dixseptième siècle.
L’Orillon était une propriété voisine de cette rue, que Roussel indique sur son plan gravé en 1730.
Ours (cour de 1’).
Voie privée; un ours est sculpté sur la façade.
Pache (rue).
Ouverte en 1883 sur des terrains vendus par l’assistance publique, dénommée en 1885.
Pache (Jean-Nicolas) fut maire de Paris en 1793; né en 1740, il est mort en 1823.
Panier-Fleuri (cour du).
Voie privée ; ainsi nommée en souvenir d’un opéra-comique d’Ambroise Thomas représenté en 1839.
Parchappe (cité).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Parmentier (avenue), entre la place Voltaire et la rue du Faubourg-du-Temple; l’a utre partie appartient au dixième
Elle existait en 1818 entre les rues du Chemin-Vert et Saint-Ambroise ; elle a été ouverte en 1857 entre la place Voltaire et la rue du Chemin-Vert; en 1876 entre les rues Saint-Ambroise et de la Fontaine-au-Roi; en 1883 pour le surplus.
Parmentier (Antoine-Augustin) dont elle porte le nom, est l’agronome qui a introduit en France la culture de la pomme de terre. Né en 1737, il est mort en 1813.
Parmentier (square).
Il est situé entre les rues Rochebrune, Guilhem, Lacharrière et Biaise.
Pasteur (rue).
Cette voie privée, ouverte en 1885 sur l’emplacement des terrains de l’ancienne caserne Popincourt, n’est qu’une impasse encore et sera prolongée jusqu’à l’avenue Parmentier.
Pasteur (Louis), chimiste, est l’inventeur bien connu de l’inoculation contre les maladies charbonneuses et la rage.
Paul-Bert (rue).
Ouverte en 1887 sous le nom de rueKrieger, a pris, em 1890, le nom du physiologiste mort gouverneur du Tonkin, à l’âge de cinquantetrois ans, en 1886.
Pelée (impasse).
Voie privée ; existant dès le milieu du dix-huitième siècle; nom de propriétaire.
Pétion (rue).
Ouverte en 1883 sur des terrains vendus par l’Assistance publique, a reçu, en 1885,1e nom de Pétion, qui fut maire de Paris en 1791 ; né en 1753, Pétion estmortenl794.
Petit (impasse).
Voie privée; nom de propriétaire.
Petite-Pierre (rue de la).
Voie privée; a reçu son nom actuel en 1879 ; s’appelait précédemment rue de Chambéry. La Petite-Pierre, chef- lieu de canton de l’ancien département du Bas- Rhin, ville fortifiée, futbien défendue par sa garnison pendant la guerre franco-allemande.
Philippe- Auguste (avenue).
Lapartie comprise entre la place de la Nation et la rue de Montreuil a été ouverte en exécution d’un décret du 29 août 1857 ; celle qui va de la rue de Montreuil aux boulevards de Ménilmontant et de Charonnen’a étépercée qu’en 1866.
Cette avenue a reçu sa dénomination le 2 mars 1864.
Philippe-Auguste, dont le nom
est intimement lié à l’histoire de Paris, régna de 1180 à 1223.
Pierre-Dillery (rue).
Voie privée, ouverte en 1887 sur les terrains de M. Pierre Dillery.
Pierre-Levée (rue).
C’était, en 1782, un chemin traversant des marais ; en creusant le sol, on y trouva une pierre qu’on supposa être un monument druidique; de là son nom. Fort peu construite alors, elle ne tarda pas à devenir tout à la fois un repaire de vagabonds et un réceptacle d’immondices ; sa fermeture fut ordonnée en 1810.
Seize ans plus tard, huit propriétaires riverains obtinrent l’autorisation de la rouvrir en l’élargissant et en prenant à leurs frais le pavage et l’éclairage ; la voie fut définitivement construite en 1830.
Piliet (passage).
Voie privée.
Piver (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Plichon (cité).
Popincourt (cité).
Voie privée.
Popincourt (impasse).
Voie privée.
Popincourt (rue).
Entièrement construite dès 1672, cette rue doit son nom au souvenir de Jean de Popincourt, premier président du Parlement sous Charles VI qui y possédait une maison de campagne. Par abréviation, elle fut longtemps appelée rue Pincourt.
Poste! cïU .
Précédemment cité Délayé, voie privée ; nom de propriétaire.
Présentation (rue de la).
Voie privée; précédemment rue Sainte-Marie du Temple; a pris son nouveau nom en 1877.
Primevères (impasse des).
Voie privée ; précédemment et jusqu’en 1873, impasse des Lilas.
Prost (cité).
Voie privée ; créée par M. Prost.
Quellard (cour).
Voieprivée ; nom de propriétaire.
Questre (impasse).
Voie privée ; précédemment impasse Saint-Joseph. Nom de propriétaire depuis 1877.
Rampon (rue).
Précédemment et jusqu’en 1864, rue Delatour; le comte Rampon, général de division, est mort en 1842 à l’âge de quatre-vingt-trois ans. Delatour, qui avait donné son nom à la rue, quand elle fut créée en 1783, fut échevin de Paris sous la prévôté de la Michodière, de 1775 à 1777.
Raoul (passage).
Classé en 1863; nom de propriétaire.
Rauch (rue).
Voieprivée; nom de propriétaire.
Renault (rue).
Ouverte par la ville sur les terrains de l’ancien abattoir de Ménilmontant, dénommée en 1873, classée en 1883.
Pierre- Hippolyte- Publius Renault, général de division, a été tué à la bataille de Champigny (1870); il avait soixante-trois ans.
René (passage).
Voie privée ; nom de propriétaire.
République (avenue de la), entre la place de la République et le boulevard de Ménilmontant; l’autre partie appartient au vingtième arrondissement.
Ouverte en 1857 entre la place de la République et la rue de Malte; en 1887, entre la rue de Malte et le boulevard Riehard- Lenoir; en 1882, entre la cité Bertrand et le boulevard de Ménilmontant; en 1888, entre la rue Saint-Maur et la cité Bertrand. Dénommée en vertu d’un arrêté préfectoral du 4 mai 1879.
République (place de la), côté pair, entre le boulevard du Temple et la rue du Faubourg-du-Temple; les autres parties sont sur les terri-
toires des troisième et dixième arrondissements.
Précédemment place du Château-d’Eau ; a pris son nom actuel le 4 mai 1879.
Ruuss (passage de la).
Voie privée; précédemment passage Saint-Pierre du Temple, a reçu sa dénomination actuelle le 11 février 1877.
La Reuss est une rivière de Suisse, célèbre par les combats que les Français livrèrent à l’armée austro-russe en 1799.
Richard-Lenoir (boulevard).
Ouvert en 1821, lors du creusement du canal Saint-Martin, il fit originairement partie des quais Charles X et Louis XVIII (Jemmapes et Valmy).
Depuis 1859, le canal a été couvert et le boulevard a pris son nom actuel.
François Richard, dit Richard Lenoir, manufacturier, dont les ateliers de fabrication de bazin anglais furent, pendant un certain temps, dans l’ancien couvent de Bon-Secours, rue de Charonne, était né en 1765 ; il est mort en
Richard-Lenoir (rue).
Voie privée; ouverte en 1850.
Rochebrune (passage).
Voie privée. (Voir rue Rochebrune.)
Rochebrune (rue).
Ouverte par la ville sur les terrains de l’abattoir de Méni! montant; a reçu, en 1875, le nom du colonel du 19e régiment de marche, tué à la bataille de Montretout, le 19 janvier 1871.
Roquette (cité de la).
Voie privée.
Roquette (rue de la).
La partie comprise entre la place de laBastilleetla rue des Murs-dela-Roquette, est la plus ancienne; elle figure sur les plans de la fin du dix-septième siècle. La deuxième partie, entre la rue des Murs-de-la- Roquette et de la Folie-Regnault; a été ouverte en vertu d’une déci-
i siun ministérielle du 12 décembre
1858, sur remplacement du couvent des Hospitalières de la Roquette. La troisième partie, créée à la fin de la Restauration, a fait disparaître la rue Saint-André.
La roquette, plante crucifère à fleurs jaunes qui croît abondamment dans les lieux incultes, avait donné son nom à cette partie de la banlieue parisienne.
Roubo (rue).
Ouverte et dénommée en 1850.
André-Jacob Roubo, dont elle porte le nom, fut un maître menuisier réputé en son temps ; il est l’auteur d’un livre intitulé l’Art du menuisier ; né en 1740, il est mort en 1791.
Saint-Ambroise (impasse).
Voie privée.
Saint -Ambroise (rue).
Ouverte, en 1783, sur l’emplacement du couvent des religieuses Annonciades du Saint-Esprit ; elle a pris, en 1802, le nom de l’église qu’elle avoisine.
Saint-Antoine (cour).
Voie privée.
Saint-Bernard (passage), faubourg Saint-Antoine.
Voie privée; ouvert en 1854.
Saint-Bernard (passage), rue Faidherbe.
Il existait déjà au commencement de ce siècle et n’avait alors que 7 mètres de largeur; sous la Restauration, cette largeur a été portée à 10 mètres.
Saint-Bernard (rue).
Ce n’était qu’un chemin sous Louis XIII. Elle doit son nom à Saint-Bernard, patron de l’ordre de Cîteaux, ordre auquel appartenait l’abbaye de Saint-Antoine, sa voisine.
Saint-Esprit (cour du).
Voie privée ; doit son nom à une enseigne.
Saint-Irénée (impasse).
Voie privée; ouverte en 1824, s’est, jusqu’en 1873, appelée impasse Saint-Ambroise.
Saint-Jacques (cour).
Voie privée; pays d’origine de la famille Vigne, propriétaire de cette cour.
Saint-Joseph (cour).
Voie privée créée à la fin du siècle dernier; Joseph est le prénom d’un propriétaire.’
Saint-Jules (rue).
Existait en 1672 (plan de Jouvin de Rochefort), doit son nom à une enseigne.
Saint-Louis (cour).
Voie privée, précédemment passage Saint-Louis; doit son nom à une enseigne.
Saint-Maur (passage).
Voie privée.
Saint Maur (rue), entre les rues de la Roquette et du Faubourg-du -Temple; l'autre partie appartient au dixième arrondissement.
C’est l’ancien chemin conduisant a Saint-Maur.
Saint-Nicolas (cour).
Voie privée; nom donné par le propriétaire, anciennement négociant rue Saint-Nicolas.
Saint-Pierre-Popincourt (passage).
Saint-Sabin (rue).
Indiquée à l’état de chemin établi le long de la Contrescarpe, sur le plan de Gomboust (1652); une de ses parties a reçu son nom actuel en 1 777 ; l’autre, entre les rues Amelot et du Chemin-Vert, s’est, jusqu’en 1868, appelée Petite-Rue- Saint-Pierre.
Charles-Pierre Angelesme de Saint-Sabin était échevin de la ville de Paris lorsque la première partie de la voie fut créée.
Saint-Sébastien (impasse).
Ouverte en 1779.
Saint-Sébastien (passage).
Ouvert en 1854 sous le nom de passage Ancel.
Saint-Sébastien (rue).
Existait en 1672; la partie com-
prise entre les boulevards Beaumarchais et des Filles-du-Calvaire et la rue Amelot n’a été ouverte qu’en vertu d’une ordonnance royale du 9 février 1846. Cette rue doit son nom à une enseigne.
Sainte-Anne-Popincourt (pas-
sage).
Voie privée; l’origine de sa dénomination est inconnue.
Sainte-Marguerite (rue).
Doit son nom au voisinage de l’église Sainte-Marguerite et a été créée vers 1625, époque de la construction de l’édifice, simple chapelle alors.
Sedaine (cour).
Voie privée. (Voir rue Sedaine.)
Sedaine (rue).
Les parties de cette rue comprises entre le boulevard Richard-Lenoir et la rue Saint-Sabin d’une part, entre la rue Popincourt et l’avenue Parmentier de l'autre, ne sont pas encore classées.
Le tracé général a absorbé l'ancieune impasse Saint-Sabin, qui existaitdéja en 1770,maisprobabl£ment sans dénomination, puisque Saint-Sabin (voir rue Saint-Sabin) ne fut échevin que de 1775 à 1777.
En 1850, elle a reçu le nom de Sedaine, écrivain dramatique, auteur du Philosophe sans le savoir, qui demeurait rue de la Roquette, dans le voisinage de cette voie.
Né en 1719, Sedaine est mort en
Servan (rue).
Ouverte en 1860, elle a pris, en 1885, le nom du criminaliste Servan, né en 1737, mort en 1807. î
Souzy (cité).
Voie privée ; nom donné par le propriétaire.
Spinoza (rue).
Ouverte en 1882, dénommée en
Baruch Spinoza, philosophe panthéiste hollandais, naquit en 1632 et mourut en 1677.
Taillandiers (passage de9).
Voie privée.
raillandiers (rue des).
Ouverte en 1829, s’est d’abord, et jusqu’au i*rfévrier 1867, appelée rue Neuve-de-Lappe.
Est habitée par des taillandiers.
raillebourg (avenue de).
Créée à la fin du dix-septième siècle, cette avenue s'est d’abord appelée avenuè des Triomphes, parce qu’elle aboutissait à la place du Trône, où un arc de triomphe avait été élevé en l’honneur de Louis XIV. Le 24 août 1869 elle a reçu son nom actuel en souvenir de la victoire remportée par saint Louis sur les Anglais, en 1242.
remple (boulevard du), côté pair; le côté impair fait partie du troisième arrondissement.
Ouvert en 1656.
Ternaux (rue).
Ouverte en 1829; a fait disparaître une rue nommée de la Petite- Voirie.
Le baron Guillaume-Louis Ternaux, né en 1763, mort en 1833, fut le premier manufacturier qui fabriqua des cachemires français.
rhéruin (passage).
Voie privée; nom de propriétaire.
Thiéré (passage).
Voie privée; précédemment passage et cour Sainte-Marie-Saint- Antoine.
Modifié en 1836 par M. Thiéré, il a pris son nom.
riton (rue).
Précédemment rue de la Folie- Titon.
Maximilien Titon, mort en 1711, directeur général des manufactures et magasins royaux d’armes, y possédait une maison de campagne.
Trois-Bornes (impasse des).
Voie privée.
Trois-Bornes (rue des).
C’était en 1730 un chemin qui, suppose-t-on, prit son nom de trois bornes qui marquaient la limite d’une propriété.
Trois-Couronnes (rue des).
En 1770, c’était encore un chemin
sans dénomination traversant des carrières et des fours à plâtre ; son nom lui vient de l’enseigne d’un cabaret. Sous la Révolution, c’était la rue du Ghemin-de-Franciade.
Trois-Frères (cour des).
Voie privée; nom donné par le propriétaire, M. Vigne, qui avait trois fils.
Trois-Sœurs (impasse des).
Voie privée ; doit son nom au lavoir des Trois-Sœurs.
Trône (avenue du), côté impair; le côté pair appartient au douzième arrondissement.
Elle faisait partie de l’ancienne place du Trône.
Trône (passage du).
Voie privée.
Truillot (cité).
Voie privée; nom de propriétaire.
Tunis (rue de).
Précédemment rue des Ormeaux; elle a pris son nom actuel en 1867, en souvenir de la mort de saint Louis, arrivée à Tunis.
Vacheron (cité).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Valmy (quai de), entre les rues Rampon et du Temple ; l’autre partie appartient au dixième arrondissement.
Créé en 1821 sous le nom de quai Louis XVIII, il prit, en 1830, le nom de la victoire remportée par l’armée française sur les Prussiens, le 20 septembre 1792.
Vaucouleurs (passage de).
Précédemment passage des Trois- Couronnes. Un arrêté préfectoral du 10 novembre 1873 lui a donné le nom du village lorrain où Jeanne d’Arc s’est présentée à Baudricourt, pour qu’il la conduisît auprès de Charles VIL
Veissière (cour).
Voieprivée ; nom depropriétaire Précédemment cour Sainte-Marie.
Verte (allée).
Voie privée; doit son nom au
voisinage de la rue du Chemin- Vert.
Viallet (passage).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Viguès (cour).
Voie privée ; nom de propriétaire.
Voltaire (boulevard).
Ouvert en 1857 sous le nom de boulevard du Prince-Eugène, a reçu, le 25 octobre 1870, sa dénomination actuelle.
François-Marie Arouet de Voltaire est mort en 1778, à l’âge de quatre-vingt-quatre an9.
Voltaire (cité).
Voie privée ; précédemment cité du Prince-Eugène.
Voltaire (place).
Ouverte en 1857 sou9 le nom de place'du Prince-Eugène.
Voltaire (rue).
Voie privée, ouverte en 1883. J
VOIES NON dénommées:
Impasse Rue de la Folie Méricourt, 16.
Impasse Boulevard Voltaire, 76.
Impasse Rue de la Roquette.
Impasse Rue des Boulets, 45.
Impasse Boulevard Voltaire, 226.
Passage Rue Saiut-Maur, 140.
Passage .... Rue du MarchéPopincourt, 12.
Passage..... Rue Ternaux, 1 1.
Passage Rue du Marché-Popiucourt, 16.
Passage Rue de Montreuil, 91.
Rue Commence rue Amelot, 107.
Rue Prolongement de la rue Saint-Claude.
Rue Prolongement de la rue Saint-Gilles.
Rue Prolongement de la rue des Tournelles, entre le
boulevard Beaumarchais et la rue Amelot.
LES INSCRIPTIONS PARISIENNES
DANS LE ONZIÈME ARRONDISSEMENT
Le Comité des inscriptions parisiennes a été institué par un arrêté préfectoral signé Hérold et daté du 10 mars 1879. [1 a fait placer dans le onzième arrondissement les plaques commémoratives dont nous donnons ci-dessous le tableau.
Beaumarchais ( boulevard ), n° 2. Ici s’élevait le luxueux hôtel de Pierre Caron de Beaumarchais, auteur du Bar hier de Séville. La propriété mesurait environ 4000mètresde superficie; elle était bornée par les rues Daval et Amelotet la place Saint-Antoine; l’entrée principale était sur le boulevard et portait cette inscription :
CE PETIT JARDIN FUT PLANTÉ l’an PREMIER DE LA LIBERTÉ.
Beaumarchais mourut dans sa maison le 19 mai 1799; il avait soixante-sept ans. La ville acheta l’immeuble au mois de mai 1818. Dès 1826, il ne restait plus rien des constructions.
Charonne [rue de ), n° 51. Jacques de Yaucanson, célèbre mécanicien français, né à Grenoble le 24 février 1709, est mort dans cette maison, connue sous le nom d 'hôtel Mortagne , le 21 novembre 1782.
Chemin-Vert {rue du ), n° 68. Dans cette maison est mort, le 17 décembre 1813, l’agronome Antoine-Augustin Parmentier, qui introduisit en France la culture de la pomme de terre. Il était né à Montdidier (Somme) le 12 août 1737.
PROMENADES DANS PARIS
Faubourg-Saint- Antoine ( rue du ), n° 151. La plaque posée sur cette maison rappelle que c’est devant elle que le représentant du peuple Baudin fut tué le 3 décembre 1851; il était âgé de cinquante ans.
Roquette ( rue de la)yn° 17. On lit l’inscription suivante:
EMPLACEMENT DE L’ANCIEN JARDIN DES ARQUEBUSIERS OCCUPÉ PAR LA COMPAGNIE DE L’ARBALÈTE ET DE L’ARQUEBUSE DE PARIS DEPUIS 1617 JUSQU’A LA RÉVOLUTION.
LES
ÉTAPES D’UN TOURISTE
EN FRANGE
PARIS
PAR
ALEXIS MARTIN