‹ Paris qui consommeChapitre 56 sur 114 · VINS · texte numérisé non relu

VINS

Vin miellé. Falerne première, du consulat d’Opimius.

— Et c’est tout?

— Rien de plus.

Aux Bords de la Seine.

Aux yeux du Parisien le déjeuner pris à la maison, le déjeuner du home, peut être une occupation agréable, mais ce ne sera jamais un plaisir.

Pour être un plaisir, le déjeuner doit se faire à la campagne, en imprévu, en voyage de découverte. Et voilà le Parisien — et sa Parisienne, — partis vers Poissy, ville de Meissonier et des pêcheurs à la ligne, ou vers Nogent, à moins que ce ne soit pour Asnières, ou pour Meudon. Ils veulent le restaurant « bord de l’eau », une table sur la terrasse, d’où l’on puisse écouter le bruissement intermittent des feuillages sous la brise qui passe, et voir couler, on ne peut pas dire Peau, mais ce liquide infâme à couleur de chocolat, que les géographes appellent la Seine, et le titi, du « jus de macchabées ».

— Garçon, qu’avez-vous à nous donner?

— Monsieur et Madame veulent-ils une petite friture?

— Naturellement. Et après?

— Un petit lapin ?

— Jamais de la vie!

— Un petit poulet chasseur?

— Peut-être. Et des pommes frites.

La dame hasarde cette pensée :

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