L ESTRAPADE
Enfin, tu vois bien l'Estrapade ^, Triste et douloureuse escalade Où Ton fait monter quelquefois Ces grands violateurs de loix, Je parle de loix militaires Qui sont justes et fort sévères :
Ilcm, auprès, est le gibet Où le criminel, au colet, Une fois pris, n'eu peut descendre, Parce qu'il a gagné le pendre.
SAINCT-MEDARD.
Mais laissons ces gibets à part.
Il vaut bien mieux voir Sainct-Medard - C'est une magnifique église, Qu'avec grande raison je prise; D'où sont beaucoup de gens de bien, Et dont je suis paroissien 3.
• Cette place, qui se nommait ainsi depuis le règne de François ï", devait son nom au genre de supplice qu'on y infligeait aux soldats. L'estrapade [strnpata] était une machine avec laquelle on enlevait en l'air le patient, qu'on laissait retomber à terre un certain nombre de fois, et tellement qu'on lui brisait souvent les os.
- Cette église, dont la fondation remonte au neuvième ou dixième siècle, fut reconstruite et agrandie en io8C; quoique Colletet la qualifie de magnifique, elle est assez laide ou du moins très-insignifiante.
3 Fr. Colletet nous apprend qu'il demeurait sur la paroisse Saini-Médard ; laquelle n'ét;iit pas très-étendue, mais il ne nous fait i-as connaître la rue oîi était sa maison. Le voisinage des tavernes lavait sans doute attiré dans ce quartier.