‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 2)Chapitre 49 sur 159 · LA CIIRONIQUK SC A N D A I- ET S E · texte numérisé non relu

LA CIIRONIQUK SC A N D A I- ET S E

Qui jugez souverainement,

Auguste et grave Parlement

Qui faites nos Loix dans vos bouges;

Croyez-vous estre bien bravez *,

Quanti vous dites que vous avez

Quantité de Ressorts en France 2,

Un avantage si commun

N'est pas de grande conséquence ;

Mon Tourne-broche en a bien un.

llola! la plus courte folie Est la meilleure, ce dit-on :

C'est trop faire icy le larron 3,

F de la mélancolie!

Si l'on nous trouvoit sur le fait, L'on jetteroit sur ce portrait De très-dangereuses œillades :

Pour estre en lieu de seureté.

Allons visiter les Malades; C'est un œuvre de charité ''».

• Variante de la réimpression de 1713 : Vous croicz que vous nous bravez.

2 De tous les Parleinens do France, celui de Paris a le plus d'étendue. 11 y a une infinité de Tribunaux inférieurs qui en ressortissent. Les appels y sont jugés en dernier ressort. (Db Br,.)

^ Variantes de la réimpression de 1713 :

C'est par trop faire le Caton, Bannissons Itt ofiélancolic.

< Israël Silvestre a dessiné et gravé , vers 165:;, une vue de l'Hôlel-Dieu et de Notre-Dame. On lit ces quatre vers , au bas de cette estampe :

ou PARIS RIDICULE, 71

l'hostel-dieu K

Est-ce icy, Muse (que t'en semble ?)

L'Arche de Noé tout pourveu?

Ma foy, je n'ay jamais tant veu

De bestes et de gens ensemble'-^.

Que de lit de toutes couleurs!

Que de Frères et que de Sœurs !

Que de Pouilleux et de Canaille!

Mais qu'il y put! Sortons d'icyl

Mon grand nez ne sent rien qui vaille :

Ce n'est qu'une peine ^ cecy.

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