DR L EDITEUR. XXIII
rigeail pas plus ses délauts littéraires que ses vices et ses mauvaises habitudes. >'ous avons autant que possible éclairci et perfectionné le texte par la ponctuation, dont se souciait peu notre poëte fantasque et rêveur Les notes de M. A. Bonnardot, ajoutées aux nôtres, viennent concourir à Tintelligence de ce texte souvent obscur ; elles complètent aussi beaucoup de détails historiques, consignés dans les mauvais vers de François CoUetet, qui parcourait en observateur les rues de Paris, la nuit et le jour.
La satire de Boileau sur les Embarras de Paris, si connue qu'elle soit, nous a paru le complément nécessaire de celle description rimée delà Capitale, d'autant plus que la satire en question, imitée d'Horace et de Juvéïial, plutôt que composée de sentiment et prise sur le fait, l'ut écrite à peu près au même moment, c'est-à-dire en 1664. Nous n'avions rien de mieux à faire que de conserver les notes de Brosselte, qui servent d'éclaircissement à un petit nombre devers de cette satire parisienne.
Enfin, les Cm de Paris, qui terminent ce volume consacré à l'histoire des mœurs parisiennes du dix-septième siècle, n'appartiennent pas à celte époque par la date de la première publication de ce vieux recueil en vers et en prose ; mais le dix-septième siècle s'était approprié en quelque sorte cette pièce du seizième, en la rajeunissant, en la modifiant eten l'augmentant. N'ous savons aussi d'une manière irrécusable que les anciens cris de Paris s'étaient perpétués traditionnellement parmi le petit commerce des rues. Il devenait donc intéressant de connaître ces cris qui sont aujourd'hui presque oubliés. En réimprimant les Cris de Paris, nous avons réimprimé tout le recueil qui porte ce titre, d'après une édition de Troyes, très-fautive, mais par cela même plus importante, puisqu'elle nous représente fidèlement l'état d'une tradition orale qui s'était corrompue de bouche en bouche.
Celle édition des Cris de Paris, que nous avons reproduite en la corrigeant quelquefois, bien entendu, est une de ces innombrables impressions de Troyes, chez Pierre Garnier, 1714, in-16 de 78 pages. Mais le même recueil existe dans trois ou quatre éditions gothiques que nous avons laissées