LES PILIERS DES HALLES. LES FRIPIERS
Tandis que j'ay la verve rogue, Point de quartier a ces gens-cy ; Voila l'enfer en racourcy ; C'est-à-dire, la Synagogue :
Hé quoy ! Fripiers rabinisez !
Seigneurs Chrestiens judaïsez ^ 1 Osez-vous bien icy paroistre?
Engeance de Mathusalera, Juifs baptisez, croyez-vous estre Encore dans Ilierusalem ?
* Variaûte de la réimpression de l'IÔ : Sur ce vieux cylindre pourn.
2 Les exécutions au Pilori des Halles n'étaient plus aussi fréquentes qu'autrefois, mais on y voyait encore, de temps à autre, exposer et pi/onfc des banqueroutiers, des vendeurs a faux pou s, des blasphémateurs, des courtiers de débauche et surtout des fiiaquercUes, qu'on y conduisait as=i5e^ à rebours sur un ane et (juon fustigeait publiquement.
5 Variante de ia réimpression de 1715:
Seisiieur^ Juifs christianisés.
ou PARIS 11 1 It l C U L t . 2b
Le ïalmud est-il à la mode
La Bible des Parisiens?
Les François sont-ils Pharisiens,
Et dessous le règne d'Herode?
L'Egypte a-t-elle dans Paris
Mis la Cabale à si haut prix,
Qu'en la France on endure un schisme?
0 honte des hommes de bien !
Qui croiroit que le Judaïsme
Fut dans un pays si Chrestien *
Mais mon feu prend trop grande amoice-, Muse, politique par tout :
Lorsqu'on pousse les gens à ])out, Leur desespoir se change en force :
Laissons ces modernes Uebreux, Dessous leurs piliers ténébreux^, Judaïser ainsi qu'à Rome^, Sans les insulter en ce lieu^;
* lieUe stio;^he manque cUin- la léimpiessiou de 1715. - Variante de la réimpressioa de 1715 :
Ne leur donnons plus tant d'amorce.
' Variante de la réimpression de 1715:
Sans aller déclamer contre eux.
* Par l'ordonnance du pape Paul IV, les Juifî n'y ont aucun négoce que celui des vieilles bardes, comme les Fripier» à l'aris. Les uns el les autres sont renfermés dans un certain quartier, qu'on appelle à liome : // (iltetlo, el à l'aris : la Friperie. (Oe Ui..)
^ Variante de la réimpression de 1715 :
N'insullons personne en ce lieu.
2fi 1. A CHKOMQUK SCA NUAl.KLSK
Ils poui ruieiit Lien tuer un iionime, Ayant jour rien fait pendre un Dieu.
(.IMKTIKKH DK S A I \ T - I N -N <» t; E N T ' .
En |j;issant parce Cimetière, Prions Dieu pour les Trespassez.
Que d'os l'un sur l'autre entassez !
Que de cendre et que de poussière!
Quatre mots de moralité Sur ce lieu de mortalité :
Hommes, pour une bagatelle Qui vous donnez tant de soucy.
Toutes les testes sans cervelle Ne sont pas dedans ce lieu-cy^.
Tous ces fameux traîneurs d'espées, Tous ces illustres champions.
Ces Césars et ces Scipions, Ces Alexandres, ces Pompées ; Ces grands Soldats et ces grands Rois Bravèrent !a mort autrefois Par une valeur sans seconde ; Mais la Mort enfin les brava ;
^ Voy. la Vue de l'église et du cimetière des Sainls-Iniiocciils dessinée et gravée par Israël Silvostre vers l'année 1651. Ce cimetière, qui avuit reçu les corps de la plus {grande paitie des habitants de Taris pendant huit ou neuf siècles, ne lut i^upprimé qu'en 178»». à cause de l'infection qu'il répandait dans la ville. L'église et les charniers ayant été démolis, les ossements enlevés et transportés dans les catacombes, le cimetière se trouva < nuverti en marché
* Variante de la réimpression de ITIÔ :
Ne sont pris dans cet endroil-c.
ou l'AT, IS RiniCLLt:.
Que de mal pour mourir au inonde.
Et ne sçavoir pas où Ton va 'I
LES C H A 11 M E II s S A I N T - I V X O r K S T
C'est assez, Madame Moralle :
Dans le mal tomme dans le bien, Tous les excez ne valent rien, Trop de vertu porte scandalle.
Passons dedans ces vieux charniers.
C'est-à-dire sous les greniers De ces reliques mortuaires ; Et, dans ces differens objects, Nous trouverons les loix contraiies Où tous les Mortels sont sujets^.
' Ces deux ^Iroplies rappellent les beaux vers du 'leslameiil de Villon suc le niLUie sujet.
- l.e:~ Charniers, qu'on ;ipitelait aussi gali'las, formaient une galerie voiîlée, lias>e et humide ; ces arcades gotliique^, ouvertes du côti'du diiieticre, avaient élé construites successivement vers la fin du quatorzième siècle, aux frais de quehiues personnes pieuses, entre autres le maréchal de Boucicaut et Nicolas Flamcl. Cette galerie, pavée de tombeaux, tapissée d'épitaphes, était encombrée d'échoppes de lingères, de modistes, de marchands d'estampes et d'écrivains publics. Vûii. dans le Tableau de Paiis de Mercier une curieuse description des Charniers, au-dessus desquels onenla>>ait tous les Ossements qu'on retirait du cimetière.
"' (/est une réminiscence des vieilles rimes de la Danse macabre qui était peinte sous les Charniers le long de la me de la Ferronnerie.
La Dance macabre s'appelle, Que chacun à daiicer apprend , A l'homme et femme est naturelle :
.Mort n'espargne petit ne >;rand.
•28 . LA CHRONIQUK ? C A N D AI. K U S E
Les plaisantes Tapisseries ^
De f;utf^ et de papier noircy !
Que (le choses en raccourcy
Dessous ces sombres Galleries !
Que d'estampes et de desseins,
De grands Seigneurs, de petits Saints,
Et de Bestes d'après nature !
Que je voy d'un œil satisfait
Là ces vanitez en peinture,
Qui sont vanitez en effect-.
Icy chaque homme a son image, Chaque femme a la sienne aussi, Cha(iue tout a son racourcy.
Chaque Ville a son païsage.
Chaque Pais a son pinceau, Chaque Elément a son Tahleau; On y voit le Paradis même Et TEnfer à la triste gent ; On y trouve enfin la Mort blême, Et de tout, hormis de l'argent.
L \ MONNOYK '•.
Cette circonstance ni'effraye,
^ I/:iulour parle des tailles-douces et autres sortes de papiei qu'on y vend, surtout des l'ortraits de la famille royale et aiifres personnes de la première qualité. (De Bi..)
- Variante de la réimpression de ITIT) :
Tant de vanités en peinliin; gui sont vérités en effet.
^ La Monnaie en 1672 (voir le plan de Bullet et Blond. 1),
ou PARIS RIDICULE, 29
Car je ne cherche que cela ; Pour en trouver, sortons delà, Kt courons viste à la Monnoye :
Mais quel estrange nid h rats!
Ce ne sont que des galetas, Plains de puanteurs éternelles :
Est-il possible, justes Dieux ! Qu'on face des choses si belles ^ Dans de si sales et vilains lieux- 1
LA CROIX nu TIROIR ^.
Cette Croix me met bien en peine :
Que fait-elle dedans ce lieu?
Seroit-ce une Croix de par Dieu*, Ou bien une Croix de Lorraine 5?
était encore située dans la rue de ce nom. Son entrée principale faisait face à la rue Baillet. ï»a façade se composait d'un rang de quatre piguons, d'apparence gothique. (A. B.)
* Il entend des Loiiis d'or, des Ecus et autres belles pièces de monnoiequon y frappe. (De El.)
- Variante de la réimpi'e^sion de i"lô : Dans un si détestable lieu!
•' Cette Croix, qui avait donné son nom au carrefour de la rue de l'Arbie-^ec, est appelée, dans les anciens titres : Truîlioi.er, Tralioir. Triliouer, Tyroer, Tiruye, etc. La meilleure élymologie paraît être celle de tralieie. qui peut se rapporter également à un marché et à un lieu de supplice, mais la plupart des historiencontemporains de la reine Brunehaut font mourir cette malheureuse reine, en Bourgogne et non à Paris, attachée à la queue d'un cheval fougueux. Sauvai pense que le fief de Thérouenne, qui était voisin, a laissé son nom corrompu au (anvfour du Tiroir. Quant à la Croix de pierre, érigée originairement au centre de ce carrefour, elle fut transportée, on 1636, contie un pavillon qui ^crvait de réservoir aux eaux d'Arcueil et de fonta ne publique.
* Qui est au commencement des livres Alphabétiques des enfans. (De Bl.)
^ DansleBlason, on distingue les Croix, selon la figure dont elle-
30 I.A CHRONIQUE SCANDALE Une
iNenny, c'est la Croix du Tiroir, La seule noble antique à voir Dedans ce village moderne :
(Qu'elle est grande! On la voit de loin ; Mais sa disgrâce me lanterne :
Pourquoy Ta-t-on mise en ce coin?
Muse, c'est ce qu'il me faut dire ; Autrement, je crie aux voisins, El nous ne serons pas cousins A la fin de cette Satire :
Brûle comme magiciens Plustost tes livres et les miens...
Hj ! ma mémoire s'est refaite ; Sçavez-vous pourquoy c'est, Radai^ts^?
C'est qii'icy la Reyne Gilette Fut tirée à quatre Chevaux ^.
LE l'ONT NKUF ^.
Faisons icy renfoi t de pointes :
sont. Celle du Tiroir, qui est de pierre de taille, enga!,'ée dans la muraille d'un des coins de ce carrefour, est de la ligure dont on représente ordinairement celle de iNotre-Seigneur J. C. (De Bl.i
* C'e^t le saubriquet des Parisiens. (De Bl.)
* 11 entend, par la lie ne Gilletle, la Reine Brunehaut ou Brunechiide, femme de Sigehert 1 et mère de Childebert II, Rois d'Austrasie. Elle fut revente pendant la minorité de son lils, et ensuite pendant celle de ses fils, et causa bien des miiix dans le royaume d'Austrasie, lequel ayant été réuni à la Couronne de France sous le règjie de Clotaire 11, celui-ci l'accusa d'avoir fait mourir dix princes du sang. Elle fut condamnée d'être tirée à quatre chevaux dans cette place, appelée, pour cela, dn Tiroir ; ce qui fut exécuté vers l'an 614. (De Dl.)
El construction du pont .Neuf, commencée en 1.^78, daprè-
ou PARIS RlDICl LK. 31
Ce clieinin nous nieiiie au Pont-Neuf; D'un regale de nerl de bœuf *, Saluons ces voûtes mal jointes !
Vrayement, Pont-Neuf, il lait beau voir Que vous ne vous daigniez mouvoir, Quand les étrangers vous font feste :
Sçavez-vous bien, nid de Filoux'^, Qu'il passe de plus grosses bestes Par dessus vous, que par dessous?
Pourquoy nous faites-vous la morgue
Avecque vostre nouveauté,
Pont en cent endroits rapiesté'"
Et meur comme un vieil suutlet d'orgue?
les plans d'Androuet Du Cerceau, ne fut achevée qu'en lHO-4, sou la direction de Guillaume ilarchand. Ce ponl passait pour le plus beau et le plus long de tous les ponts du monde. C'était, au dixseptième sii'cle, le passage le plus fréquenté de la ville. Les artis tes de cette époque se sont plu aie représenter dans une quantité d'estampes. Israël Silvestre surtout l'a dessiné et gravé avec amour. Vo//. le (iatalogue raisonné de l'œuvre de ce maître par M. Faucheux, p. 72, 10-i, 109, 164 et 162. * Variante de la réimpression de 1715 :
D'un bon reg:il de nerf de bœuf.
- Le pont Neuf était le rendez-vous des lilous pendant le jour et des tireurs de laine pendant la nuit. On appelait proverbialement les coupeurs de bourse : avuut-vonreurs du pont Seuf et officiers du ponl Seuf. [Voij. les Curiosités franco ses d'Oudm, p. 438 )
' Variante de la réimpression de 1715 :
Pont eu cent endroits r.ijusté
Tout ainsi qu'un vieux soufllet d'orgue.
Ce passage nous apprend que le pont Neuf avait déjà subi do nombreuses réparations et que ses voûtes mal jointes ne semblaient pas annoncer qu'il dût résister si longtemps aux inondations.
S2 LA CHROISIQUK SCA^•DALE^SE
Vous qui faites compassion
A la moindre inondation,
D'où vous vient cette humeur altiere?
Est-ce à cause que vous avez
(vCnt égoùts dans vostre rivière,
Et plus d'estrons que de pavez?
Mordienne, il faut que je vous bourra : Autant vaut bien que mal battu ; Pont tout crasseux, Pont tout tortu *, Regaignez un peu la bravoure :
Ouoy qu'entre tous les Ponts des eaux, Grands et petits, vieux et nouveaux, Vous passiez pour un patriarche ^ ; Dites-moy, Pont-Neuf mon mignon, Si vous aviez encore une arche, Seriez-vous pas un peu plus long?
r,A SAMA liITAlNE ^.
Donnons à la Samaritaine
' Le Pont-Neuf est comme partagé en deux parties, par la point-? del'lledu Palais, qui ne se joignent pas en ligne droite. Quand on vient de= Tuileries, ce Pont paroît être tout de travers ou lorlu, comme 1 Auteur le lui reproche. (De Bl.)
- Ceux qui exaltent tout ce qu'il y a à Paris font passer ce pont pour une merveille, tant à cause de sa structure que de sa largeur et longueur. Pour moi, je n'y trouve rien d'extraordinaire, et la seule voûte du Pont de Hialto à Venise ne paroU plus merveilleuse que les douze arclies du Pont-Neuf de Paris. De Bi,.)
5 La Samaritaine, qui a subsisté jusqu'en 181G, était une machine hydraulique construite sous le règne de Henri 111 et attachée à la seconde arche du pont Neuf, du côté du Louvre : la façade de ce petit édifice, surmonté d'un carillon, avait pour ilécoration un croupe de deux ligures représentant Jésus-Christ et la
Le bon jour, en chemin faisant; Son phantôme est assez plaisant, Accoudé sur cette fontaine; One cette eau sous ce pavillon, (Jui danse au son du carillon *, Fait un agréable spectacle !
Mais Dieu, qui luy tend son vaisseau-, Feroit bien un plus beau miracle.
S'il changeoit en bon vin son eau '".
LF. CHEVAL DE DUOXZE *.
Monument d'argile et de piastre,
^.miarilaine aiipivs du puits de Jacolj, d'où jaillis>ait une fontainp. Les PariMens du dix-septième sioclf avaifiit donné unf telle importance à leur Samaritaine, qu'on la fait >an? cesse intervenir dans les écrits satiriques et burlesques de l'époque de la Kronde.
* I ans la réimpression de 17 lô, il y a : violon.
* Variantes de la réimpression de 171 ô :
Mais celle qui tend son vaisseau Iievroit demander pour miracle, Que Dieu changeât en vin son eau.
^ La Seine fait tourner des voues, qui par le moyen d'une pompe font monter l'eau de M rivière dans le bassin. (De Bl. i
* L'ancienne statue équestre de Henri IV. qui fut renversée et fondue pendant la Révolution, était connue dans le peuple sous le nom du Cheval de bronze, parce que le cbeval, travail de Jean de Dolocne, passait alors, malgré ^a lourdeur et ses proportions esaf:érces, pour un ouvra>;e d'art, bien supérieur à la lii:ure de Henri iV, exécutée par un sculpteur français non.mé Huiné. Aux quatie coins du piédestal de marbre blanc, on voyait quatre statues de bronze, de la plus grande beauté, représentant des esclaves encliainés. La bizarre qualification de Cheval de hrmte \x\\\'\\. été critiquée dans Ifs vers suivante :
Que sert-il que Paris, au bord de son canal,
Expose de nos rois ce gi-aad original.
Qui sut si bien régner, qui sut si bien combat lie?
< n ne parle point d'Henri quatre;
On ne pai le que du Cheval.
ô l LA f. II F, 0 NI Q L' E S C A N I> A L !: USE
Ridicule amiisoir de sots,
Cube cantonné de Magots
Rechignez en matous qu'on chastre ;
Baye de tous les environs,
Epouventail de moucherons,
Où gisent des estrons plus d'onze,
Simulachre de Carnaval,
Cheval, quoy que tu sois de hronze ',
Tu n'es pourtant rien qu'un Cheval !
IlE.Ni.V IV.
Il faut aussi que je te raille, Vieux Héros califourchonné, Pour({uoy sers-tu là, Roy berné.
De passe-temps à la canaille?
C'est ton Peuple reconnoissant-.
Qui t'a dressé cet Arc puissant ; Mais, Prince d'heureuse mémoire.
Ne t'a-t-il pas bien relevé?
Pour immortaliser ta gloire, 11 t'a mis dedans un piivé"'.
* Cette Stalue équestre de Henri IV fut faite à Florence par ordre de Ferdinand et Cosme II, grands-ducs de Toscane, et érigée à Paris en 1655 par ordre de Loiiis XIII, avec cette orgueilleuse inscription pour le cardinal de Richelieu : Ricliclius C. Vir supra liliitos et comilia omnium rétro Principitm opiis ah.iolvendiim cen~ suit. (De Bl.)
* Ce Monument fut bien érigé par ordre de Louis XIII; mais ce fut au nom du public, comme le dit un passage des Inscription* qu'on y voit, en ces termes : Emin. C. D. Richelius commune roluni l'opiili promovil. Superillnuti . Viri de ilulUon, BoulillieT, P. erari'i,faciendiiin cnrinerunt- (De Bl.)
^^ Nonobstant la balustrade de fer qui est tout autour de cette Statue pour en défendre l'approche, tout cet espace est toujours rempli (l'ordures. (De l'.r..
ou PARIS niDir.ui.E.
Seine m'ainoiir, Nayîvde leiulre !
Ma Muse, grosse de lardons, Voiis demande mille pardons De vous avoir tant fait attendre; Mais, pour avoir tant attendu, Vostre brocard n'est pas perdu; Depuis longtemps je vous le garde :
Voicy votre tour à glisser : Maugrebieu, quand je vous regarde.
Faut-il un Pont, pour vous passer?
Seroit-ce pas assez d'une arclie.
Ou do trois poutres^ en travers, Ma gentille Nymphe aux yeux verts-.
Pour faire sur vous nostre marche?
(Jue dis-je, une arche seulement?
Que dis-je, trois poutres? Comment?
L'équivoque n'est pas mauvaise :
Moibieu, sur un ais de sapin, Je voudrois vous passer à Taise, Et sans me mouiller Tescarpin.
Vous, Madame la mal nommée, Qu'on meta sec avec un seau,
' Dan? la réimpression de ITlô, ou Ml planches, au lieu dey^OM-
- L'épithole de yijmplie aux ijeitx rciis seioit bon, si l'eau de la Seine éloit verle; mais elle est si Uouble du côté de Paris, qu'elle pareil plutôt noire que verte. (De Bl.)
LA CHliOMoLli ï?CAM)ALEUtsE
Qu'on bride avec un bastardeau, Comme un bourg avec une armée ; Vous que Ton peut boire et mangei , Et dans qui se vont descharger Mille tombereaux d'immondices :
Cachez-vous, hude, je voudrois Du pus de quatre chaude-pisses Faire un ruisseau plus sain cent lois * !
L t C II A S T t A U 0 A 1 L L .V U D
J'aperçois là-bas sur la rive Le beau petit Chasteau-Gaillard ^ : Il faut bien qu'il en ait sa part, Puis qu'il est de la perspective.
A quoy sers-tu dans ce bourbier?
Est-ce d'abry, de Colombier?
Est-ce de Phare ou do Lanterne, De Quay, de Port, ou de Soutien?
Ma foy, si bien je te discerne.
Je croy que tu ne sers de lien.
LIÎ
l'isli: du l'A lais.
Faisons un demy-tour 'a gauche .
Place Dauphiue, Dieu vous gard 1
* Celte strophe nianquc d;iiib la réimpression de 1713.
- Le i)lan de Gomljoust (1G32) désigne !• Cliaslean Gaillard. Sur le plan de Bullet (1672), ou voit, à la place ()u'il occupait, l'abreuvoir Guénégaud, niodilié depuis quelques années. La i,^rande /;t''Apcc/irr (lu pont Neuf de La Belle (1646) offre une représentation de ce petit bàliinent de pierre, llanqué au nord d'une tourelle en piirorbellenient. Je n'en connais aucune autre vue. (A. 15.)
" Mui>on loule ^oule au bout du ront-.Neuf du coté du Fau-
ou PARIS RIDICULE. 37
Quand on vous fit, je croy que TArt Estoit chez Piillas en débauche; Mais je me trompe, et je comprens Pourquoy ce Triangle à trois rangs, Paris, est entre tes Fabriques :
Tu Tas fait faire assurément, Pour monstrer les Mathématiques * Aux Pauvres gratuitement.