‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 3)Chapitre 20 sur 120 · LE CLOCHER DE LA SAINTE CHAPELLE · texte numérisé non relu

LE CLOCHER DE LA SAINTE CHAPELLE

Il ne faut pas, Muse ma mie, Demeurer en si beau chemin ; Sus donc, le rasoir à la main.

Poursuivons nostre anatomie^,..

Hé bien, maintenant, le vois-tu Ce grand vilain clocher pointu.

Qui t'a tant donné dans la veuë?

Vois comme il reluit au soleil El comme il rit dedans la nue D'estre comme luy sans pareil '*?

bourg S. Germain. Elle fut abattue, et ou y a fait à la place une arcade au-dessus de l'abreuvoir. Brioobé y jouoit autrefois les Marionnettes. (De Bl.)

* 11 y a, sur le quai des Morfondus, qui fait un des côtés de ce lrianj;le, quantité de vendeurs d'instrumens de Matbématiques, de Lunettes dapprocbe, de Cartes géographiques, de l'ians de forteresse. Comme il n'y a pas fort grande presse dans leurs boutiques, on a appelle ce quai le Quai des Morfondus. (De Bl.)

* Il existe une vue de la Sainle-Chapelle et de la Cbainbre des Comptes, dessinée et gravée, à cette époque, par Israël Silvestre ; le dessin original, plus grand que la gravure, se trouve dans la collection Sauvageot au Louvre. (Voy. le Catalogue, etc., de M. Faucheux, p. 170.)

' Les dix vers suivants manquent dans la réimpression de ITTx

* L'ancien clocher, qu'on regardait comme une merveille de

38 LA r.HKOMQUE SCANDA LK USE

Que dis-tu de cet obélisque

Qui prend plaisir à se courber,

Et qui fait semblant de tomber,

Pour n'en point tant courir de risque?...

Mais qui Diable a mandé ces Foux ?

Chacun s'attroupe autour de nous,

Et Tautre regarde au visage...

Sautons ces Degrez * en trois sauts :

Si nous restons là davantage,

On nous prendra pour des Badauts *.

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