XVI AVERTISSE.MEM
Secousse alliibuait à Bruzen de Lainartinièrc ces remarques et ces correclions, ainsi que les poésies qui les accompagnent. Quoi qu'il en soiL on réimprima le tout textuellement dans les Œuvres du sieur D..., en 1714, à Rouen, sous la rubrique d'Amsterdam et avec les noms des libraires Friscb et Bohm. Suivant Secousse, le sieur D... n'clait autre que de Losme de Monchenay, qui avait vécu dans l'intimité de Boileau, et qui savait ainsi de bonne source l'histoire lamentable du pauvre poëte, pendu et brûlé en place de Grève.
>'ous nous proposons de réunir en corps d'oeuvres tous les ouvrages en prose et en vers de Claude Le Petit, qui est un écrivain spirituel, un poëte éloquent, un philosophe profond : en attendant, nous réimprimons ici le Paris ridicule, avec un commentaire historique, dans lequel nous nous sommes bornés à offrir les explications indispensables, en y ajoutant, comme pour les autres pièces qui composent ce volume, un grand nombre de précieuses notes que nous a fournies M. A. Bonnardot, le savant historien des anciens Plans et des anciennes Enceintes de Paris.
La pièce que nous avons placée à la suite de Paris ridi- , cule, quoiqu'elle ait été faite quelques années auparavant, est intitulée : La Ville de Paris en vers burlesques, qui fut publiée pour la première fois en 1652, sous le nom du sieur Berlhod, et dans plusieurs éditions subséquentes sous celui du sieur Berthaud. « Quel est ce sieur Bertlwud? se dedemande Yiollet-Le-Duc dans sa Bibliothèque poétique (page 504). Ne serait-ce pas le neveu du poëte, évéque de Séez, frère de madame de Motteville, l'auteur des Mémoires, et dont parle Tallemant des Réaux, comme faisant de mauvais vers ennuyeux et pleins de vanité, que l'on distingua à la cour par le nom de Bertaud Vincommode, d'un autre Berthaud, musicien soprano, que madame de Longueville avait surnommé Berthaud Vincommode? »
Il est assez singulier, en effet, que l'auteur d'un poëme qui a été réimprimé plus de dix fois soit absolument inconnu; les biographes l'ont passé sous silence; l'abbé Goujet luimême, toujours si bien informé, ne l'a pas même cité dans la Bibliothèque f'rançoise. Nous avions cru devoir conclure