‹ Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (volume 3)Chapitre 88 sur 120 · EMBARRAS DE PARIS · texte numérisé non relu

EMBARRAS DE PARIS

Qui frappe Tair, bon Dieu! de ces lugubres cris? Est-ce donc pour veiller qu'on se couclie à Paris-? Et quel fâcheux Démon, durant les nuits entières. Rassemble ici les chats de toutes les gouttières ! J'ai beau sauter du lit, plein de trouble et d'effroi ; Je pense qu'avec eux tout l'Enfer est chez moi: L'un miaule en grondant, comme un tygre en furie, L'autre roule sa voix comme un enfant qui crie. Ce n'est pas tout encor. Les souris et les rats Semblent, pour m'éveiller, s'entendre avec les chats ; Plus importuns pour moi, durant la nuit obscure, Que jamais, en plein jour, ne fut l'abbé de Pure ''.

' Bien que les œuvres de Boileau soient dans les mains de tout le monde et quoique cette satire sur les embarras de Paris, composée en 1665, présente un grand nombre de passages imités de Juvénal, d'Horace et de Martial, nous avons cru devoir l'admettre dans un recueil spécial où sa place semble marquée à la suite du Tracas de Paris de François Colletet. On y retrouve d'ailleurs les mêmes tableaux rendus en meilleurs vers : en lisant ce morceau plus littéraire, mais moins riche de détails que le poëme burlesque, on est forcé de reconnaître que le grand satirique se ressouvenait des naïves et verbeuses descriptions du pauvre poëlc crotté.

* Imitation de Juvénal, sat. m :

Plurimus hic aeger inoritur vigiiando.

* tne des victimes de Boileau. Cet abl.é, bel esprit, né â I.ydti

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