‹ Paris, Rome, Jérusalem; ou, La question religieuse au 19e siècleChapitre 13 sur 80 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

OU LES RAPPORTS PERPÉTUELS DE LA QUESTION RELIGIEUSE AVEC LA QUESTION POLITIQUE.

LETTRE PREMIERE

Plan de celte premitre partie, et les deux règles solidaires applicables aux principales difficultés de notre époque.

1" Septembre 1848.

Dans mon préambule, non-seulement je vous ai présenté Tétat de la question, certaines distinctions et formes de langage qui s'approprient le mieux à mon sujet et le plan général de mes lettres, mais, de plus, je n'ai laissé planer aucime incertitude sur l'intention

qui me dirige. Dans cette première partie, l'objet capital sera d'établir avec solidarité deux règles dont l'une regarde les circonstances qui, en matière religieuse, rendent inévitable une rupture à l'égard du passé, dont l'autre au contraire regarde la nécessité d'une suite.

Paris et la révolution sont chargés de nous olTrir l'exemple et la preuve du fait qui sert de base à notre édifice. En quelque temps que ce soit, quelque précaution qu'on y apporte, quelque projet et maxime de séparation qu'on fasse valoir, les rapports de la question religieuse avec la question politique, du spirituel avec le temporel, restent vivants. Leur influence réciproque rencontre toujours des occasions pour éclater, de sorte que les deux règles signalées sont le produit naturel de cette perpétuité de rapports, de cette persistance insurmontable. Je les destine à devenir entre nos mains des instruments rigoureux d'appréciation, qui, appliqués aux événements contemporains, à dater de l'an 1789, en feront ressortir un nouveau sens, de nouvelles conséquences.

Voici l'expression la plus simple, la plus brève des j deux règles, ou la portée de ces utiles instruments : j « Pas de révolution politique, générale, sociale, sans 3 une transformation religieuse correspondante qui précède ou qui suit; » mais aussi « pas de transformation religieuse possible, viable, qui ne soit le produit naturel, légitime et prévu d'une sève religieuse, originelle et créatrice. »

A l'appui de ces règles, tel est, en même temps, le sommaire des développements qui, au point de vue

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