ues modernes sont sorties
Les novateurs repoussèrent donc tous les projets apparents de conciliation qui auraient rejeté en second ordre la Divinité médiatrice dont ils étaient eux-mêmes les promulgateurs. En y employant d'autres formules, un tout autre langage, leurs réponses ne rentraient pas moins dans l'ordre d'idées suivant : « Notre foi ne s'arrête pas à une vaine réforme, à une recherche superficielle des abus ; nous poursuivons à votre égard toute une révolution religieuse et morale, une transformation, une régénération complète. La cognée doit atteindre les racines de l'arbre ; nous travaillons à renverser les fondements de vos autels; nous voulons remplacer vos vieilles traditions, nous voulons vous imposer un Dieu tout différent, vous donner un nouveau nom, vous soumettre à notre baptême. »
I , Aussi, loin de se perdre dans une multitude de considérations secondaires, loin de témoigner aucune surprise des recrudescences les plus vives du vieux pouvoir, sans céder non plus èi aucune crainte des terribles efforts dont la croyance païenne, blessée au flanc, était encore capable, les promulgateurs de l'ère nouvelle, les champions du nouvel esprit ne laissèrent aucun repos au culte défendu par l'ancien pontificat. Ils ù'appèrent à coups redoublés, et accrurent chaque jour la profondeur de la plaie.
On s'est beaucoup étonné du langage sarcastique
qui était familier à la philosophie belligérante du der-i nier siècle ; on s est récrié contre les moyens que, dans son enthousiasme presque religieux, cette philosophie avait dirigés avec tant d'efficacité contre les bases intimes non moins que contre les abus de Rome catholique. Cependant, on ne saurait le dénier; tout cet esprit, toute cette amère indignation avaient été déjà dépassés. Ils pâlissent devant la verve pamphlétaire et le trait saintement railleur que les propagateurs primitifs et militants du christianisme actuel surent si bien employer contre les vieilles traditions et croyances de Rome première de nom et de religion, ou Rome païenne.
LETTRE XV
Suite de la lettre précédente ; second exemple tiré des temps actuels,
ou Rome et Rome.
Malgré les différences énoriBCS qui sont dues à la nature des temps et aux progrès des esprits, le tableau précédent de Rome dans le passé jette une vive lu-i mière sur le tableau suivant de Rome à f époque présente. Ce sont conmie deux pendants qui servent à justifier le dernier des aperçus généraux que j'avais à mettre sous vos yeux, celui des limites naturelles