‹ Paris, Rome, Jérusalem ou la question religieuse au XIXe siècleChapitre 17 sur 107 · II · texte numérisé non relu

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difficultés pratiques qu'on rencontre presque partout pour réaliser le dessein de faire descendre la lecture et récriture dans tous les rangs, dans toutes les classes du peuple.

Ces difficultés présentes, dont les quatre siècles déjà écoulés depuis la découverte de rimprimerie ne sont point encore venus h bout, donnent, par conséquent, la meilleure explication des difficultés bien plus considérables d'autrefois. Elles reflètent comme dans un miroir les obstacles rencontrés, prévus et en partie surmontés par le législateur dont le principal dessein était d'élever sur le trône et sUr l'autel l'expression la plus naturelle et la plus haute des recherches de l'homme et des inspirations de Dieu ; Toeuvre du penseur, du poète, de l'écrivain, le Sépher^ le livre.

Bien plus, si l'on observe le langage et les premières règles imposées à Guttemberg et à ses successeurs, et si on les compare au langage et aux premières règles imposées à l'écriture, on s'explique une parole célèbre de l'ancienne loi. Suivant cette parole, qui s'adressait avant tout aux hommes spécialement chargés de faire connaître le texte ou la lettre de la loi, aux scribes spécialement chargés d'en reproduire les exemplaires corrects, les éditions légales, il était dit : « Vous n'ett retrancherez rien, et vous n'y ajouterez rien. »

Aujourd'hui sans doute, et sauf quelques heureuses exceptions, le titre d'imprimeur se rapproche beaucoup trop d'une profession tnécanique. Mais, dans les pre^ miers siècles de l'écriture imprimée, chacun se rappelle à quel point les propagateurs de la nouvelle découverte participaient des qualités du savant et de la ferveur du

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