‹ Paris, Rome, Jérusalem ou la question religieuse au XIXe siècleChapitre 24 sur 107 · II · texte numérisé non relu

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de formes, ces mêmes dispositions iront se reproduisant. L'idée d'une transformation religieuse, l'aspiration générale vers quelque chose d'inconnu ne cessera de donner des signes de sa présence, de son activité. Cette attente, ces aspirations se feront jour durant la Restauration et la monarchie de 1830. Elles adopteront toutes sortes d'expressions dans les sociétés publiques et dans les assemblées secrètes, dans la philosophie comme dans la politique, dans la poésie comme dans l'histoirç. Enfin on frappera à plus d'une porte du domaine de la science, afin d'en faire ressortir le je ne sais quoi, ce résultat inconnu qu'il ne leur appartient pas de donner ; mais on laissera comme en réserve la question dont il m'a paru que l'importance et l'intérêt étaient flagrants, savoir : si, dans sa sève originelle, la religion elle-même ne renfermait pas l'élément vital, le germe prédestiné, le lien sans lequel la multiplicité et la grandeur des autres éléments sont privées du pouvoir nécessaire pour faire corps, pour constituer un nouvel édifice.

Au reste, de quelque manière qu'on les envisage, il n'y a pas à éprouver trop de surprise devant ces oscillations politiques et religieuses, auxquelles nous assistons, devant cet aller et ce retour soudains des mêmes courants, des mêmes drapeaux, des ratêmes noms, des mêmes formules.

Par rapport à l'avenir d'une ère nouvelle, les jours de transition, tels que l'époque où la Providence nous a prescrit de vivre, sont tout au plus comme les premières scènes d'exposition par rapport à un long drame. Dans ces premières scènes un certain nombre de per-

sonnages entrent et sortent, parlent et s'agitent, excitent l'imagination du spectateur; et tout cela bien avant que l'idée véritable, que le héros principal de la pièce ait fait son apparition, bien avant qu'il soit permis à l'assemblée de discerner par elle-même où résideront le nœud, la plus haute péripétie de l'œuvre et sa moralité finale.

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