‹ Paris s'amuse comédievaudeville en trois actes, six tableaux par mm. Choler frèresChapitre 22 sur 80 · LOUISE, ANTONIA · texte numérisé non relu

LOUISE, ANTONIA

LOUISE, K relevant.

j 11 est parti... eh bien! soit... puisqu’il m’y pousse... puis- J qu’il m'insulte... je sais ce qui me reste à faire... Ma pauvre I petite robe!

j ANTONIA.

' Cuhnez-vous, Louise... rn.us, dites-uioi... celle scène, pour : quel motif?..

LOUISE

I 11 était là... quand le domestique de M. de Saiut-Krusquiu... est venu m’apporter des cadeaux de la part de son maître...

ANTONIA

Vous les avez refusés?..

LOUISE

Oui... mais maintenant... je sui»4i»posée à les accepter...

PARIS S’AMUSE

LÉZARINE.

ANTOMA, vujxut que Louise met MD rhile et km cbapCM.

Louise, que faites-vous T

LOUISE

Je quitte cette maison . . .

Je ne vous laisserai faire qu'à une condition.

LOUISE

Laquelle ?

ANTONIA

C’est que vous viendrez demeurer chez moi.

LOUISE

Chez vous?..

ANTONIA

Que vous nie laisserez veiller sur vus démarches... et que vous ne vous conduirez que d'après mes conseils.

LOUISE

Mais... si j’y consens... me direz- vous au moins le motif de l’intérêt que vous me portez?

ANTONIA

Vous saurez tout. Partulis ! (Au moment ou «Uc* «oui swtir, 14 mrim* coin;.)

UXAR1KK.

Vous vous en allez ?

LOUIS*

Oui, pour ne plus revenir...

LEZARIft*.

Où allez-vous doue?

Louian.

Chez Madame...

Air : Vabe de G belle.

Louise, orinu, uzahink.

„ . . . . no'ella endure.

Pour échapper aux tourment» ^ j

yf fallait-, I de iiouu-tU-S amours!

Oui, d« ces lieux où t'ou^j fait injure,

Je veux partir... et partir , .

Elle s'éloigne... elle p .rt

ANTOMA.

Souvenez-vous que j’ai votre promesse Pour tou* çyider cl pour vou* soutenir.

Vous aurez foi en ma tendreite?

LOUISE

Soit! mai*, lartousl LUAMM.

Adieu! bien du plaisir!

LLzaaiNE, à pan.

Je co:b prends... bon voyage ! (eï. * «ortenc) Encore une qui va faire son chemin... (JUfknUm i* fenêtre.) Et elle ira vite... car elle part en voiture... Dire qu’il n'y a que moi qui reste au cinquième... et que je n’ai que des socques pour voler à la fortune... sous compter ma tan U- Tri pet qui ferait une drôle de vk si elle savait... hélas! £iit réfléchit.;

Air du Mariage extravagant-

Sans la toilette Et le pJjklir,

Faut en convenir,

La vie est béts.

Faut eu convenir,

La vie est bêle Sons le plaisir Et 1a toileUo.

(Parlé.} Ah bah!

El, gai, gai, gai, gai, «a viendra,

Vive ta toilette : (fris-)

Et, gai, gai, gai, gai, $« Tiendra,

Vive la lui Ici te !

El pnis, tant pis, moquons-nous d’ ça !

Bah !

Les bmini'i tout si peu malins.

Plus les femm’s oteU’nl, laid'» ou belles,

D' colifichets autour d’elles,

Plus il y vient tic serins.

Sans la toilette, etc.

CiRCWIU-ET , entrai, rliufe de |>aqueta.

Ouf? enfin me v«H».

LI7.ir.IM . te nrlonmaat.

Gargouillât!., et qu'apportez-vous là ?

cancouiLurr.

Ce que j'apporte?., j’apporte uue robe à volants...

Pour moi?..

(iARCOlTUET.

I n chAle vénitien...

LÊXAWK*.

Pour moi ?..

OAHCOUILLET.

Et une crinoline... en fer.

LtZARlN *.

Pour moi?..

CAhOOUII-LET-

Et je dépose le tout aux pieds de mon idole...

mîzarine.

Gnrgouillet ! . . vous méritez «l’être de l'Académie.

GAkGOUILLET.

Mais en échange de tous ces bibelots... u’tunü-voui rien à me donner, à moi... Lézarine ?..

LÉZARIKK.

A vous?

UAlUîOl'IlLET,

A moi qui vous aime...

Au fait... je ne vous ai jamais rien donné.

CABCOUILLET.

A peine... une espérance...

kuauK.

Eh bien, je vous donne,.,

liUMUILUT.

O bonheur! quoi donc?..

LKZAIUMK.

Votre congé.

UAMOOUILLEt.

Mun congé!..

IfUMffi.

U le faut... chacun doit rester à sa place... et une femme qui porte une crinoline ne peut pas se commettre avec un homme qui n’a jtas de gants, rçtie «* cwp(ri*»t lo. v^ucu.; CAKOUIMO) sSop#f«it.

CXi! lc« femmes} les femmes! perfides comme l’Inde.

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