TOI
Dth' l'Imprévu!
Oui, l'Imprévu!
LKZARHIE.
Vous verres c’ qu’on n’a jama>* vu. *
TOf*.
Quoi ! jamais vu T Non, jamais vu.
LUARINZ.
Vnu* vemt la força et IVIihganeo Sons vus joui, ici, se déployer.
Vous vnr s si, sans balancier.
Là-haut à mVI tucer j' halauce.
V’Ian, v'Ii, v’ian,
U belle bataille.
V’ian. v’Il, v'Ian,
Spectacle charmant.
V’Ian, v’Ii, v’Ian,
D’estoc et de taille.
Vlan, v’Ii, vlan,
Spectacle épatant.
Et ce spectacle étourdissant
N'csl pas, ainsi qu’on pourrait croire»
N’est pas «ne baie, b ile, baie.
N’est pas une baie,
N’est pas une balançoire.
CHOEUR
Vlan, v’Ii, v’Ian,
La belle bataille, etc.
BEAUFUNET, h Pelanlù,.
Pardon, Monsieur, y a-t-il encore une petite place?
PÉTARDIN.
Non... non... Ciel! mais c’est Reaufumet, mon huissier. BEAUFVMET
Silence!
PÉTARDIN.
Saint-Frusquin «et là.
KAUFVKCT.
Je le sais, mais il ne me connaît pas.
PÉTARDIN.
Et vos hommes, vos rtcor»?
BEAU Kl NET.
Soyez tranquille... ils ne sont pas loin.
CABOCHON
Messieurs et M«*sdames, avant de procéder au magniaqtic spectacle «les luttes aragonaise» , nous «llnus, histoire de vous mettre l’eau A la bouche, exécuter devant v«»u* quelques poses plastique» qui vous mettront à même d'admirer la musculature de notre célèbre athlète : le Rempart «le HagnoM, dit l’Hercule «le Poche, (lolrée de Gars*»«ifct. en ««*«««* : Il «l to«l boiUeai.) CARCOUtLLBT.
Ah ! que c’est bêle ! Il y a du monde.
cabochon.
Parbleu! Développez-vous! «lévelnppez-vous donc?
CARCOUILLET.
Sapristi ! l’huissier qui est là et qui me reluque, il va me reconnaître...
CABOCHON
Quelle noblesse, quel galbe et quel sternum ! Saluez! (n au-
noiKC le* poses, que lui el GargvuaiJkt exécutent à meiure.) La jeunesse des mousquetaires. La chute du Rhin. Le triomphe «le Mazagran, cent vingt-trois contre douze m.lle. (ApeJ*»di»em«u*. ) A prie la grâce, la for«*e! Lutte entre l’indomptable Tonnerre
PAHIS S'AMtSE.
des Indes. Vuliv Mviletir, «lit le Taureau de l'Andalousie, et le Rempart de lliginlet dit l’Hercule de Poche. Attention ! CARGOUILLET.
11 est là! num huissier.
CABOCHON
Nous allons l’épater! Aujourd’hui, c’est toi qui me tomberas. jlH luttait.)
PETARDIN.
Je parie. cinq francs pour le Rempart, tenez-vous? l’i'issicr.
Non, Monsieur, je proteste, je proteste.
C* Huchon, k GtrgauiUri.
En voilà assez de girtes .. touibe-moi donc, (u w pouw «■ peu, U tombe inr Ir wnlr*.)
CARGOUILLET.
Les épaules n’ont pas touché !
PÉTARDIN
Les épaules n’ont pas touché, c’est à recommencer.
CARGOUILLET, k CâfaodiM.
Je ne pourrai jamais., si vous ne vous n’aidez pas un peu. (Lutte.)
CABOCHON
Puisque je me laisse faire, tombe-moi! (il i»mt* wr l* «ta. l'huissier.
Je ne sais pas si les épaules ont touché.
Je dois à la vérité de déclarer que les épaules ont touché.
GARGOU1LLET, v poMnt détint Beiufumri, qui le «lue.
Je l'ai dompté.
CABOCHON, k madame Tripe» .
C’est maigre, la recette !
MADAME T RI PET
Oui, il J a plus de battoirs que de bourre.
CABOCHON
Faut réchauffer ça! Encore un coup du gosier, (u kmiu au fond.) Nous allons continuer par le brillant assaut d’armes, exécuté par madame Bélestoc, dite Casse-Poitrine, ici présente!
MADAME TRIPET
Une .. deux... les personnes qu'en seraient désireuses n’ont qu'à s'approcher... Je me ferai un vrai plaisir de leur défoncer les eûtes.
CABOCHON
Allons, Messieurs, parlez; faites-vous servir. (Elle jette *»»t.
LORD CORMORAN, rn o-lére. jwiiiuiil »ur l'erirmte .
Pourquoi avoir jeté cette petite chose à moi?
SAINT-f RL5QCIN.
Vais, je nu me trompe jus, lord Cormoran... Vous venez voir ce spectacle ?
lord cormoran.
Oh ! non, je ne venais pas voir, je venais entendre !
SAINT FRUSQLIN.
Quoi donc?
LORD cormoran.
Le nom de celui qui a écrit les lettres... vous savez... à mon femme lady Pénélope...
8AlNT-FflL'SQUlN.
Vraiment! (a p«rt.) 11 m’inquiète! Ah bah!., personne ne le sait ce nom; mettez-vous donc là, milord, et racontez-moi cela. (U* i
MADAME TRIPET
Le saut du Niagara, ascension vertigineuse sur la corde roide, exécutée pa mademoiselle Lézarine. Le Niagara étant absent. mademoiselle Lézarine se cuiiteiiter.i de traverser la scène. Paraissez, mademoiselle Lézarine. (Letarine p»r»b, ula« ri
«w« le w b corde.)
CHŒUR
Air : Trempe tom pain.
Attention , et regardons ça ;
Celle demoiselle
Va-t-elle vraiment sur rette corde-là,
Faire le faut du N-ngara.
( Itaise de corde.)
SAINT-FRUSQUIN, à tord GormorM.
Mais, s’il est vrai que vous appreuiez le nom de cette personne, que comptez-vous faire?..
Je compte tuer le séducteur en duel.
SAINT-FRUSQUIN
01a ! oh ! vous ôtes doue uii fort tireur?..
LORD CORMORAN
Assez..- et vous?...
SAINT-FRUSQUIN
Tâchons de l'effrayer... M<»i j’ai eu le malheur d'envoyer k l’ombre sept hommes, dont uu tambour-major... presque huit. CORMORAN.
Oh! ob! oh!
CABOCHON
Place à madame Bélestoc... et à ses adversaires!... Paraissez, bourreau des estomacs!
MADAME TRIBUT
A qui le tour? (a tord Coreons.) Monsieur consentirait-il à me faire l’honneur d'échanger quelques bottes avec moi?
LORD CORMORAN. Al
Moi, changer de bottes avec vous?
MADAME TRIPET, àhllEIM|lb
Et Monsieur?
8AINT FM'SQLIN.
Moi! (a fta-i. Oh! il nie pousse une idée, (tum.j J’y consens.
Vous!..
SAINT-FRUSQUIN
Allons, Madame, un assaut.
PÉTARDIN.
Qu’est- ce qu’il fait donc, Saint-Frusquin?...
SAINT-FRUSQUIN b»..
beux mois, noble amazone...
MADAME TRIPET
Parlez...
SAINT-FRUSQUIN
Aimez-vous les pièces de cinquante francs?
MADAME TRIPET
Je n’en ai jamais vu..
SAINT-FRUSQUIN
En voici une. . à une condition, vous tou* laisserez boutonner par moi.
MADAME TRIPET
Il y va de mon honneur... entre mon honneur et mon intérêt, je n'hésite jamais... j’accepte, (iuut.) En garde! saint-frusquin.
En garde !
MADAME TRIPET
Ah' ah! Monsieur a une mamèrede se mettre en garde qui n'est pus commune. i,Aswat.) Touchée en quarte!
Joli coup!
MADAME TRIPET
Touchée en tierce!... Je déclare que Monsieur est de première force.
PÉTARDIN.
Il cachait son jeu ! c'est un Saiut-Georg) s!
CABOCHON, k pari.
Ah çà ! elle le fait exprès.
MADAME TRIPE1
Touchée!... mon gilet est complet, je suis touchée à ce point que j’en suis émue.
MIVT-FSUSQCIN.
A votre tour,Corinorjn, voyons si vous êtesplusfort que moi.
MADAME TRIPET, à p«ri.
•Je vais tue rattr jper sur celui-là... fiuui.) Je déclare que je lie conseillerais à personne de marcher sur le pied de Monsieur... (Bruit debon.)