‹ Paris - Salon 1883Chapitre 38 sur 51 · PELEZ · texte numérisé non relu

PELEZ

en voyant de plus près ceux qui sont exposés à passer, par les nuits glacées, de long-ues heures sam asïle on se sentirait porté à tout faire pour seconder les bienfaiteurs qui veulent leur assurer — au moins une fois et en passant, — les douceurs du vivre et du couvert. Il y a dans le talent, d'ailleurs très vigoureux et très robuste de M. Pelez (jueltjuo chose d'ùpre et d'incisif qui semble le prédestiner à devenir unjour le i)eintre des misérables et des déshérités. Il descend au fond des abîmes du gouffre social, et son pinceau, comme un scal})el, fouille et dissèque toutes les formes du mal.

Mais il n oubHapas qu'il est artiste, et qu'il doit faire œuvre d'artiste. Il a beau nous peindre dj petits gueux, il sait nous les faire charmants. Ce sont les anges de la pauvreté.

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