ZORN
Faure chez lui
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ju'elle une belle et harmonieuse viequecellede/fawre et elle s'offre à nous avec ce caractère puissant d'unité qui est comme la marque à laquelle se reconnaissent les véritables artistes.
La musique a rempli toute son existence, à peine distraite çà et là par quelques échappées vers la peinture, qui n'étaient point des infidélités à sa grande passion... est-ce que les Muses se sont pas sœurs ? Quelle belle suite de jours laborieux et heureux ! et avec quelle satisfaction intime et profonde le vaillant artiste, qui a pris sa retraite au faîte de la gloire, mais dans la force et la maturité du talent, et quand il avait le droit d'espérer encore de lon-
gués années de succès, doit-il feuilleter ses souvenirs et recommencer, par la pensée cette longue carrière, semée d'étapes brilllantes.
A quelle date s'arrête-t-il avec la plus secrète complaisance ? Est-ce à l'époque, où, tout enfant, idole de la maîtrise d'une des premières églises de Paris, il prêtait sa voix d'or aux plus suaves inspirations de la muse chrétienne ? Est-ce au moment de ses débuts à l'Opéra-Comique, qui apprirent au dilettantisme parisien que Paris possédait maintenant le premier des chanteurs modernes ? Est-ce à l'heure où ses grandes créations à l'Opéra mirent le sceau à cette renommée universelle ?
Heureux homme, qui n'a qu'à choisir, dans les pages d'une belle vie, celle où s'arrêteront ses regards !
M. Zorn nous montre le Faute d'aujourd'hui dans la solitude de sa retraite toujours occupée, cherchant et trouvant l'inspiration de ses mélodies qui habiteront bientôt nos souvenirs, les Rameaux oul'Alléluya d'amour? Le tableau est très intime, et par cela même intéressant, comme tout ce qui touche aux artistes de grande marque...
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