JIMENEZ
Les Deux Sœurs
Vi&EtfBZ, qui est un travailleur et un chercheur, ne s'enferme pas, comme quelques artistes ont trop souvent le tort de le faire, dans un atelier où il y à plus de place pour les morts que pour les vivants. — il aimé, au contraire, à se mêler au mouvement et à la vie de ses contemporains. Son pinoeau, très expert et très habile, se joue avec une souveraine aisance, et sans paraître s'apercevoir de la difficulté des choses, au milieu des périls des exécutions les plus compliquées.
Si ses pinceaux étaient des flèches, je dirais volontiers qu'il a deux cordes a son arc. Il nous montre tour à tour, en effet, des idylles villageoises, simples et naïves en leurs grâces rustiques, mais pleines de charme et de tendresse ;
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et des scènes empruntées an milieu parisien, conçues dans une gamme franchement populaire, mais débordantes de vie, de mouvement et d'action.
Le Carreau du Temple, exposé l'an dernier, appartenait à cette seconde manière.
Les Deux Sœurs, exposées cette année, nous ramènent à l'autre type de composition, également cher à M. Ji-
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Ici, nous sommes en pleine nature, en pleine campagne, sur la lisière d'un bois aux végétations opulentes.
Les deux sœurs viennent à nous — l'une déjà grande, jouant à la jeune mère, et tenant par la main la plus petite, un bébé aux joues roses, à la chevelure en broussaille, qui berce sa poupée.
C'est jeune, c'est frais, c'est aimable, et cela vous laisse dans l'âme je ne sais quelle impression de bonté, de douceur et de tendresse.
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