BARRA
e nom d'Henner s'est trouvé tant de fois sous ma plume, et, tant de fois aussi, j'ai essayé de faire l'analyse de ce remarquable talent et de caractériser la manière de cet enchanteur du pinceau, qu'au moment où je me vois en face d'une nouvelle œuvre du maître, il me semble que je me serai suffisamment acquitté de ma tâche en écrivant un nom et un titre que je ferai suivre de quelques points d'admiration ! ! ! ! ! Peut-être, cependant, le lecteur jugerait-il le procédé insuffisant et par trop sommaire. Aussi ne nous permettons-nous pas d'en user, lie seul nom d'Henner évoque devant nous des cortèges de Nymphes, de Néréides, de Faunesses et d'Hamadryades, se promenant dans les clairières des grands bois, prenant leurs ébats dans les eaux transparentes et cristallines, ou se faisant amoureusement luthier par les Satyres, à l'ombre des fourrés épais.