‹ Paris-salonChapitre 11 sur 27 · BENJAMIN CONSTANT · texte numérisé non relu

BENJAMIN CONSTANT

(paris conviant le Monde à ses fêtes

PLiFOXD DE r/lIOTEL DE VILLE

^^E sceptre à la main.assifie sur un trône, an milieu des ^ niiagcs emronrpréfl d'un ciel d'opothéosc, la jolie f emnie (jui pj-mbolise la Ville de Parie, adresse ses invi-

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TRUPHEME

A l'école

^^E ne sais pas si M. Truphêue lit souvent l'Ëvangile ■^s® — ■ nue bonne lecture, et que je ne saurais trop loi recommander — mais je gage, s'il le lit, qn'il doit s'arrêter souvent k la page cliarmante où Jésus dit à la foule qui l'ei

< Laissez venir h moi les petits enfants ! b

L'habile et très sjmpathiqae artiste avait bien le droit de peindre le tableau qu'il nous montre aujourd'hui, car il n'est personne, en vérité, rjui connaisse mieux que lui les usages, les mœurs, les habitudes, les traits particuliers et la physionomie générale de l'École.

On l'a dit avec raison, c'est une véritable vocation qui l'entratne k peindre ces petite hommes, qui grandiront

avec le temps, si Dieu leur prête vie, et qui déchargeront bientôt du poids des affaires nos épaules défaillantes. Nous connaissons, de par le monde, une vingtaine de tableaux, que M. Truphême a consacrés au jeune âge, et qui sont de véritables petits chefs-d'œuvre.

C'est dans une école de filles que l'artiste nous conduit. Les mignonnes, très sages, très attentives, studieuses, toutes à leur tâche, s'entassent sur les bancs du fond, tandis que le devant du tableau est occupé par une écolière dans les dix ans, à l'épaisse chevelure brune bouclée, à l'œil intelligent, à la bouche sérieuse, qui tient son cahier à la main, et qui cherche à lire la pensée du maître avant même qu'il n'ait parlé. Tout cela très bien vu, et, en vérité, très bien peint.

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