‹ Paris-salonChapitre 3 sur 27 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

Non contentes de la grande arène ouverte à toutes par M"® Bertaux, leur honorable présidente — et dieu sait avec quelle ardeur elles s'y précipitent I — il leur faut encore leurs petites chapelles particulières, où elles subviennent seules aux frais du culte — et dont leurs mains charmantes ouvrent la porte à leurs admirateurs — à leurs adorateurs, dirais-je, si j'étais galant.

Ainsi font, pour le bonheur de quelques élus, Gyp. la spirituelle collaboratrice de la Vie Parisienne^ dont le pinceau vaut la plume — et ce n'est pas un mince éloge que j'en fais d'un seul mot — M'^® Louise Abbema, travailleuse infatigable, qui aborde tous les genres à la fois, et M™® Jehanne Mazeline (n'oubhez pas que nous écrivons ce joli nom de baptême avec un II, comme au Moyen-Age) ! qui nous offre une centaine de numéros : Aquarelles, Pastels et Peintures à l'huile, aimable divertissement des entr'actes de ce Théâtre d' Application, qui veut charmer en même temps nos yeux et nos oreilles.

PUÉFACB XTa

Cependant, au milieu de cet universel débordement artistique, de cette folle mêlée de tous les pinc^LUX et de tous les crayons, et de cette levée générale des palettes insurgées, le Salom dfs Chwm^^ Élfêéef^ le vrai Sai^of, par excellence, le père et le type de tous les autres, garde son rang, sa situation et son importance, et c'est par lui que nous inaugurons la série de nos études artistiques pour Tannée 1892.

A tout Seigneur, tout honneur !.. comme disaient

nos pères, qui disaient bien.

Louis Énault,

Pam, \(i K Mai mn.

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