LE MARCHE AUX BESTIADX
sont afTectés aux bureaux et au logement des agents de la régie, de la préfecture de la Seine et de la préfecture de police. Deux abreuvoirs à pente douce précèdent les halles immenses destinées à abriter le bétail pendant la vente.
Ces halles parallèles, au nombre de trois, sont divisées par de larges rues qui permettent aux voitures apportant les menus bestiaux d'aborder contre le quai même du marché. C'est la gare de TOuest qui a certainement servi de modèle à cette construction composée d'un toit vitré supporté par des colonnettes en fonte. Si c'est glacial en hiver, c'est brûlant pendant Tété ; mais les animaux n'y font pas un très-long séjour et du moins ils ne sont pas exposés à toutes les intempéries de l'air. La halle du milieu, consacrée aux bœufs, aux taureaux et aux vaches, a 216 mètres de longueur sur une largeur de 87°,20. La halle de droite, réservée aux porcs, a 100 mètres de moins en longueur et une largeur égale ; elle est en tout semblable à la halle de gauche, où l'on empile les moutons et les veaux dans des parquets trop étroits. Pendant les jours de grande chaleur, les moutons couverts de laine, forcément pressés les uns contre les autres, seront haletants, promptement épuisés, et l'on en verra plus d'un mourir d'apoplexie foudroyante. Le terrain ne manquait pas, et, quitte à ne pas rester dms une parfaite symétrie de construction, on aurait pu donner
9i LE PAIN, LÀ VIANDE ET LE TIR.
aux parcs une ampleur que comportait l'abondance parfois extraordinaire des moutons.
Au delà des halles pleines de mugissements, de bêlements, de grognements, s'étendent les beuveries et les bergeries, grands bâtiments formant étables, surmon* tes de greniers et disposés de façon à ménager au cen< trc une cour garnie d'un abreuvoir. Ces constructions sonl toutes récentes ; elles ont été élevées pour un objet déterminé, et, comme telles, devraient remplir certai* nés conditions indispensables. Il semble cependant qu'elles pourraient être plus complètes et mieux amé* nagées h rinlérieur. Les bouveries, disposées pour recevoir 852 animaux, sont divisées en plusieurs compartiments garnis de mangeoires et de râteliers armés d*anneaux; à certains moments d'entrée et de sortie, les troupeaux sont exposés à se mêler, à se confondre et à produire un grand désordre, parce que chaque compartiment ne s'ouvre pas sur une porte spéciale ; c'est là un inconvénient notable et auquel il serait extrêmement facile de remédier, à la grande joie des conducteurs et des gardiens.
Ce défaut n'existe pas pour les bergeries, dont chaque parquet a une porte particulière qui donne des dégagements commodes et assure la régularité du service. Mais les parcs, contenant 150 animaux, ont des râteliers arrangés de telle sorte que 100 seulement peu\cnL trouvera manger; deux râteliers latéraux pour