‹ Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitie du XIXe siècle (volume 3)Chapitre 30 sur 70 · LA POPULATION · texte numérisé non relu

LA POPULATION

nis le 23 janvier 1875, 136,254; — présents aux garnis le 23 janvier 1874, 156,729.

G*est un accroissement considérable pour notre population et une cause d'enrichissement pour Paris. Beaucoup de ces nomades sont pauvres, il est vrai, mais plus d'un a de la fortune et ne la ménage guère; en prenant le chiffre de 155,000 comme étant la moyenne des locataires quotidiens des garnis, et en admettant que chacun d'eux ait dépensé cent sous par jour, nous trouverons que Paris a, de ce chef, reçu la somme de 246,575,000 francs au )»out de Tannée. Cette proportion est d'une extrême réserve, et n'approche pas des chiffres que M. Devinck a donnés, le 25 janvier 1874, devant la Société d'Encouragement. Selon lui, la dépense de la population flottante s'élèverait, chaque jour, à trois millions, ce qui produirait tous les ans plus d'un milliard.

Il est impossible, le lecteur le comprendra, d'évaluer d'une façon certaine le total des sommes versées à Paris par les étrangers ; elles sont considérables et deviennent énormes si l'on tient comple de l'exportation des objets exclusivement fabriqués par nos ouvriers, et pour lesquels presque toutes les nations du globe sont nos tributaires ^ Le fait n'est pas nouveau, et il expliqua le mot de Louis XIY à Mansart. Celui ci s'embrouillait en démontrant au roi ce que coûterait la construction de l'hôtel des Invalides : « Bâtissez toujours, lui dit Louis XIV ; nous ferons l'avance, les étrangers viendront nous la rembourser. »

* En 18n0, voyafreant dans le désert de Qoseir, je fus rejoint chez les Arabes Abalidehs p;ir un colporieur juil; j(? visitai s;i pacolille: sauf des calâmes (roseaux à é('iir<-) venus du (laire, il n'avait que de menus articles de Paris. — Dans l'année foinmeicirtie coinmençanl le 1" ocio- Lre 18'2 el finissant le ôO septembre 1875, le chiitre des exportations déclarées laites par l'industrie parisienne aux Étais-Unis d'Amérique b'élève à la somme de 56 millions de dollars, soit Uâ^SûûyOO^i'rancs.

M. Haassmann. — CaraTanséraî. — RembonrseraeDt des avances. — Parts en 1848. — Les charges de la ville. — L'intérêt particulier.— L'opposilion. — Arrêt de la Cour de cassation. — Indemnités. — Extravagances. — Les agents véreux. — Abus et scandale. — Le livre des fruitiers. — 400 raillions de trop. — Le plan du Paris futur. — Les anciens projets. — MM. Mignon et Hagerinan. — Le faubourg Saint- Germain. — Les améliorations entrevues. — La rue de Rennes et la me du Louvre. — Le boulevard Saint-Germain. — L'avenue de l'Opéra. — Profit excessif. — La Butte des Moulins. — Pente adoucie. — Urgence. — Le faubourg Saint-Germain n'a pas de débouché. — I a rue des Tuileries. — Nombre des maisons à Paris. — Les locations. — Entassement. — État défectueux. — Budget considérable. — Saleté des rues. — La neige. — Service insuffisant. — Le fil d'Ariane. — Les anciennes adresses. — Décret du A février 1805. — Essai en 11%. — Inégalité. — Les sections. — N* 682 de la rue Montmartre. — Le numérotage actuel. — Nomenclature à adopter. — Plaintes légitimes des négociant!!. — Les noms illustres de notre histoire. — Mont-Marat. — Henri m et les Seize. — Les quartiers et les arrondissements. — Les constructions de M. Haussmann.

Cette réponse, M. Haussmann la faisait aussi lorsqu'on lui reprochait, avec acrimonie, de surcharger jusqu'à l'excès le budget de la ville, en entreprenant, coup sur coup, limmense quantité de travaux auxquels son nom reste désormais attaché. Il n'avait pas tort : plus Paris sera vaste, aéré, magnifique, plus les étrangers y seront attirés, y séjourneront et y apporteront un argent qui sera une source de prospérité pour la population. Certaines constructions qui, au premier abord, semblent n'être que de luxueuses folies, rendent au centuple les sommes qu'elles ont coûtées, parce qu'elles attirent les étrangers et les retiennent parmi nous. Paris, dit-on, est le caravanséraï du monde entier, soit ; mais lorsque l'Opéra joue des chefs-d'œuvre, que la Comédie-Française remet en scène les merveilles littéraires de son répertoire, lorsque nos musées reçoivent les dépouilles de l'antiquité et de la Renaissance, lorsque les amphithéâtres du Collège de France,

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