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. Devant de pareilles fanfaronnades, on se demande si les membres de la Commune disaient de bonne foi toutes ces absurdités, ou si ce n’était pas une comédie qu'ils jouaient pour Paris.
La séance continue par un véritable pot-pourri, où on entremêle des discussions sur la pension à accorder à la pauvre mêre de l’ënnocent Nourri; sur l’appropriation par la Commune des biens communaux; sur le Mont-de-Pièté, sur les tabacs, sur le livre d’or, sur la saisie des pains, etc.
On va de l’une de ces questions à l’autre, pour revenir à la première, et discuter tout à coup la cinquième, sans ordre, sans raison; aussi, chacune de ces discussions finit-elle par être renvoyée à un jour meilleur, sauf une, celle ayant trait à la proposition du citoyen Andrieu, qui demande — pour éviter la confusion — la formation d’un registre sur lequel les propositions seront inscrites par ordre de date, pour être discutées ensuite,
Voilà une mesure dont le besoin se faisait furieusement sentir à l'Hôtel-de-Ville.
Les contre-choudns. — Versailles a ses chouans, dit PHôtel-de-Ville. La Commune aura ses contre-chouans : pantalon-jupon bleu, veste noire, képi noir avec liserés jaunes, et ceinture mi-rouge, mi-blanche. Ce bataillon est en partie composé de jeunes gens de dix-. Sept à vingt ans.
Le couvent de Picpus. — Trois sœurs séquestrées comme folles; instruments de tortures; traité d’avor-
tement; squelettes: voilà ce que la Commune prétend
avoir découvert ce jour dans le couvent de Picpus. De là, grand scandale que la Commune a tout fait pour propager, afin d'y trouver une excuse aux procédés arbitraires et terroristes qu'elle a employés vis-à-vis de tous les religieux, à quelque catégorie qu'ils appartiennent.
La rue Picpus devient un pèlerinage; chacun veut aller voir les vestiges des crimes qui ont dû s’y commettre.
Les commentaires cireulent dans la foule : dés religieuses ont été arrêtées ; une instruction est commen cée, et on saura bientôt toutes les horreurs qui se sont passées dans ce couvent.
Les journaux publient à foison des articles sur ce sujet, et nous donnons à titre de documents la version du Vengeur, puis celle de l'Univers, ainsi qu'une lettre adressée au National par d'anciennes : pensionnaires de Picpus.
Nous aurions bien renvoyé ces récits dans les documents placés à la fin du volume; mais l’intérêt tout de chronique de cet événement lui assigne sa place ici.
Les séquestrées de Picpus.
Récit du Vengeur.
Une femme âgée de cinquante ans, nommée en religion Bernardine, aurait été enfermée depuis dix ans dans une
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me.