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Sorte de cage si petite, que lorsqu'elle laissait tomber son aiguille, elle ne pouvait se baisser pour la ramasser. Là on lui apportait sa nourriture, mais non tous les jours. On la frappait en outre fréquemment, et ce devait être la même personne qui lui infligeait les punitions, car la victime la désigne sous ce titre : Elle. Ce mot est d’ailleurs prononcé avec une terreur enfantine, et sœur Bernardine nous apprend, en imitant le mouvement de son bourreau, que Pexécution ne cessait que par suite de la fatigue de l’exécuteur.
L’interrogatoire qu'on a fait subir à cette religieuse avec toutes les précautions que réclame son état mental, et dans ses trop rares intervalles de lucidité, a établi que le principal motif de cette persécution était le désir de cette infortunée de revoir sa famille. Son père se nommait Antoine Fanger et demeurait à Bourg-Argental, près Saint-Étienne, La pauvre femme demande à tousles visiteurs des nouvelles de sa famille et de son pays.
Sur la promesse qu'elle n’avait rien à craindre des sœurs, elle finit par avouer qu’elle avait souvent pensé au mariage, surtout depuis son entrée au couvent, quand elle était encore Jolie. C’est alors qu’elle avait connu un père Raphaël, qui paraît lui avoir inspiré un véritable amour. Et comme on lui demanda si cette affection était partagée. — Oh! oui, il m’aimait bien, répondit-elle.
À toute force, elle voulait quitter le cloître, Toutes les sœurs, après lui avoir vainement démontré que c’était une tentation du diable, lui dirent de s’en aller, On lui fit quitter ses vêtements monastiques ; on la fit sortir par une porte dérobée, passer par un jardin, et on l’enferma dans ce cachot, d’où les gardes du 73° bataillon l’ont délivrée.
On peut voir la prison, le chenil où trois femmes étaient
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