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sœurs, épouses et femmes des citoyens morts pour la défense de Paris, qui justifieront de leurs droits.
49 Tout porteur d’une reconnaissance achetée sera passible de l'amende ou de l’emprisonnement, et verra su re- . connaissance saisie.
5v Suppression des maisons de tolérance.
Go Les travaux et entreprises pour la Commune devront être donnés aux différentes corporations ouvrières.
To Exécution dun otage sérieux loules les vinglquatre heures, jusqu'à la mise en liberté et l’arrivée ü Paris du citoyen Blanqui, nommé membre de la Commune.
Si on laissait faire ces gens là, où méneraient-1ls la nation ?
La Bibliothèque nationale. — M. Benjamin Gustineau n'y va pas de main morte. Sur ses indications, le membre de la Commune délégué à l’enseignement, Vaillant, taille, coupe et rogne:
Vu les avertissements qui à plusieurs reprises ont paru dans le Journal officiel,
Sont considérés comme démissionnaires, pour Cause d'absence, les fonctionnaires et employés de la Bibliothèque nationale dont les noms svivent :
Aumoitte, d'Auriac, Belliffent, Bertal, Bréhant, Chabouillet, Chéron, Claude, Cortambert père, Gortambert (Richard), Courajod, Depping, Franck, Julien (Stanislas), Klein, Lacabane, Lavoix fils, Marchal, Noël (J.), Paris (Paulin), Roussaux, Soury, Thierry-Poux et Zottenberg.
Il faut joindre à ces noms ceux contenus dans l'arrêté suivant : # |
Vu les avertissements qui ont paru au Journal officiel,
Sont considérés comme démissionnaires, pour cause d'absence, les fonctionnaires et employés de la Bibliothèque Mazarine dont les noms suivent :
De Sacy, Philarète Chasles, Jules Sandeau, Moreau, Daremberg, Cocheris, L. Larchey.
Journée du 414 mai.
La Commune et sa police. — Le membre du Comité de salut public, Billioray, reconnaissant l’utilité de la police, crée dans chaque mairie un commissaire central; et les municipalités sont invitées à proposer-au délégué à la sûreté générale les citoyens de leur arrondissement qui, & leur connaissance, seraient aptes à remplir les fonctions de commissaire de police.
Licenciement dé la flotte. — Les Nersaillais, avec le fort d’Issy, la batterie de Pile Saint-Germain et une batterie de mortiers, dirigèrent leurs coups avec tant de précision sur les canonnières, que bientôt l’une d'elles, PE£stoc, sombra. Les autres se reétirérent, et les marins qui s'étaient embarqués sont licenciés, après avoir été portés à l’ordre du jour, et envoyés aux remparts.
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Fort de Vanves. — Pendant que les troupes nationales réduisent d’un côté au silence la flotte de la - Commune, de l'autre elles prennent le fort de Vanves. Mais si l’Officiel a annoncé le premier fait dans une note élogieuse, il se garde bien de parler du second, car le numéro du 15 porte en tête de ses rapports militaires, à la date du 14 mai :
Vanves,
Journée calme ; positions les mêmes.
Ce sont les mensonges du Journal officiel de la Commune qui sont toujours les mêmes.
Les citoyennes volontaires. — Sans doute, le
* 49e arrondissement ne compte pas beaucoup d'hommes
dévoués à la Commune et dévorés du désir de s’en-
rôler sous le drapeau de la guerre civile ; mais il rem-
place ces défaillants par des bras moins mâles, mais plus énergiques. Qu’on en juge :
Aux gardes nationaux de, la 12 légion.
Un grand exemple vous est donné : des citoyennes, des femmes héroïques, pénétrées de la sainteté de notre cause, ont demandé des armes au Comité de salut public pour défendre, comme nous tous, la Commune et la République.
Ce noble sentiment ranimera, je l'espère, le courage de certains hommes.
Le colonel commandant la 12e légion, heureux et fier
d’avoir à enregistrer un pareil dévoüment, a pris la décision suivante :
La 1re compagnie des citoyennes volontaires sera immédiatement organisée et armée.
Ges citoyennes marcheront à l’ennemi avec la légion. Et afin de stimuler l’amour-propre de quelques lâches, le colonel arrête :
1o Tous les réfractaires seront désarmés publiquement, devant le front de leur bataillon, par les citoyennes volontaires ; |
2° Après avoir été désarmés, ces hommes, indignes de servir la République, seront conduits en prison par les citoyennes qui les auront désarmés,
La première exécution de ce genre aura lieu prochainement, avenue Daumesnil.
Vive la Commune ! Vive la République !
Le colonel commandant la 12e légion, Jules MONTELS.
Journée du 15 mai.
Les travaux de destruction avancent; la maison de M. Thiers est dévastée peu à peu; on travaille à sa démolition avec continuité et lambinerie, comme si, prenant plaisir à la chose, on voulût la faire durer longtemps.
La colonne Vendôme devait être jetée à bas au jourd’hui. Une foule de badauds attendait cette chute pour y applaudir, comme elle applaudit à toutes les chutes; mais la fête est renvoyée à demain.
IL y a quelques jours, on réquisitionnait le pétrole et les huiles minérales; aujourd’hui, cela continue, mais ee sont d’autres produits :
® Tous les détenteurs de soufre, phosphore et produits de cette nature sont tenus d’en faire la déclaration, sous trois jours, à la délégation scientifique, 78, rue de Varennes. Le membre de la Commune, chef de li délégation scientifique, PARIZEL.
Parodie de 93. — La Commune, depuis le complot qu’elle croit avoir découvert, voit des traitres partout. Pour les reconnaitre, elle édicte un arrêté qui rappelle les cartes de civisme qu'on délivrait sous la Terreur.
C’est le Comité de salut public qui a publié ce dééret dont voici la teneur :
Ar. der. — Tout citoyen devra être muni d'une carte d'identité contenant ses nom, prénoms, profession, âge el domicile, ses numéros de légion, de bataillon et de compagnie, ainsi que son signalement.
Arr. 2. — Tout citoyen trouvé non porteur de sa carte sera arrêté, et son arrestation maintenue jusqu’à ce qu'il ait établi régulièrement son identité.
Arr. 2 — Cette carte sera délivrée par les soins des commissaires de police, sur pièces justificatives, en pré sence de deux témoins qui attesteront, par leur signature, bien connaître le demandeur. Elle sera ensuite visée par la municipalité compétente.
De | PRES
ART. 4. — Toute fraude reconnue sera rsUrEUREME réprimée.
ART. 9. — L’exhibition de la carte d'identité pourra
être requise par tout garde national.
Art. 6. — Le délégué à la sûreté générale, ainsi que les municipalités, sont chargés de l’exécution du présent arrêté dans le plus bref délai.
Hôtel-de-Ville, le 24 floréal an 79.
Le Comité de salut public.
Soit que les commissaires de police fussent introuvables, soit que la Commune reconnût qu'un fédéré ne pouvait être à la fois au feu et à retirer sa-carte d'identité, il ne fut pas donné suite à cette mesure.
Nominations. — Le citoyen Louis Redon est nommé directeur de l’hôpital Beaujon, en remplacement du sieur Montesson, qui a déserté son poste. (Officiel.
Le citoyen Joseph Rieder est nommé directeur de l'hôpital ci-devant appelé Sainte-Eugénie, et qui portera désormais le nom d'hôpital des Enfants du Peuple. (Officiel)
Sus aux journaux. — Suppression du Siècle, de la Discussion, du National, du Corsaire, du Journal de Paris.
Beaucoup d'appelés, peu de venus. — Chaussée’ du Maine, Eudes et Piazza, relâchés par la Commune,
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Ne | cs SU ne bassent une revue; 8,000 hommes étaient convoqués : 9,000 hommes sont à peine présents.
Et la Commune proclamera le lendemain que tout Paris est pour elle.
Souricières nouveau modèle. — La Commune avait de trop bonne grâce autorisé les agences postales pour ne pas retirer quelque bénéfice de sa complaisance. Elle trouva que ces agences pouvaient, sans Sen douter, être d'excellentes souricières à suspects.
M. Paul Foucher envovait sa correspondance à l{ndépendance belge par l'agence Gosselin, rue Saint- Honoré; la Commune surprend ce détail, arrête le porteur de la lettre de M. Foucher, lettre dont elle S'empare, arrête une gouvernante qui vient demander des nouvelles du porteur, et va chez M. Foucher pour Varrêter lui-même; mais il avait été prévenu et avait quitté Paris. |
Les artilleurs fédérés. — Les batteries établies à Montmartre ouvrent leur feu; mais leur tir est si mal dirigé, que les obus vont tomber sur les fédérés, à
Clichy. Cette maladresse coûte vingt-sept hommes à la garde nationale. :
à: Division au sein de la Commune. — L'opposition qui s'était formée au sein de la Commune, à propos de la nomination d’un Comité de salut publie, s'était
For
"300 ! | 1éveillée au renouvellement de ce Comité, et avait pris une consistance définitive à la discussion des pous voirs illimités que l'Hôtel-de-Ville lui conférait.
Deux partis naquirent de cet état de choses : Ha droite et la gauche, la majorité et la minorité.
Celle-ci, qui veut respecter les votes de la première, mais qui tient cependant à constater qu’elle ne les. partage pas, fait publier par le Cri du Peuple une déclaration dans laquelle elle explique les motifs dé sa dissidence, et annonce qu'elle se retire dans ses arrondissements respectifs (1),
L’intention de la minorité était, avant de livrer cette sorte de manifeste à la publicité, d’en donner lecture à l'assemblée communale du 15 mai. L'absence de presque tous les membres de la majorité empêcha l'ouverture de cette séance. Et, pour ne pas que lPopinion publique se méprenne sur le sens dé cette division, les membres composant cette minorité se sont servis de la feuille de Jules Vallés.
Il faut dire que l’on s’est fort peu ému de cetté division, qui, au milieu de toutes celles qui s'étaient déjà produites, n'avait aucune importance comme aucune signification. |
En commentant les bulletins militaires de V ersailles, qui annonçaient chaque jour la délivrance prochaine, les discussions intestines de l’Hôtel-de-Ville passaient
(1) Voir à la note O la déclaration de la minorité de la Commune:
otre inaperçues, malgré la réclame que leur faisait le Crè “hu Peuple, dont le rédacteur en chef appartenait à la minorité,
Arrestalion.— Le colonel Masson, chef d'état-major du ministre de la guerre, est arrèté en vertu d'un mandat signé Kerré, délégué à la sûreté générale.
Motif non expliqué.
Journée du 16 nai.
Appel in extremis. — La Commune commence à sentir une vague inquiétude s'emparer delle. Elle n’a, plus confiance dans ses seules forces ; avant de sombrer, elle s'accroche avec le courage du désespoir à sa dernière illusion : l’aide de la province.
Paschal Grousset, délégué aux relations extérieures, adresse un appel aux grandes villes de France, pour qu'elles volent au secours de Paris.
C'est le premier cri de détresse de la Commune, qui ne rencontrera aucun écho, ni dans Paris, n1 au dehors.