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Cur le boulevard on se demande si tout cela est ral.
Le fait est que c’est à en douter. La révolution du bseptembre n’a pas été plus vite faite. Seulement il
; a du sang à la journée du 18 mars.
Cependant, le 49 au matin, Officiel parut comme i rien ne s'était passé.
Il paraît qu'un instant le gouvernement en fuite Wait eu l'intention d'essayer d’un moyen de conciiation en nommant le colonel Langlois commandant sn chef de la garde nationale de Paris, M. Edmond Adam à la préfecture de police, M. Dorian à la préfecture de La Seine. -
Mais le gouvernement a bien compris que ce n’étaient pas d'aussi minces réformes que voulaient les exéculeurs des généraux, et il s’est abstenu. D'ailleurs, il Wa pas dû croire, au premier moment, à Pimportance du mouvement insurrectionnel. Et pourtant tout était combiné depuis l'échec du 31 octobre, et le Comité central existait sous la présidence d’Assi depuis le mois de décembre 1870.
L'affaire des canons n’est, selon moi, que le prétexte; pour tout autre motif, le conflit eût éclaté, et jé ne serais point éloigné de croire que le peu de surveillance que l’on exerçait à Montmartre sur l’artillerie qui y était parquée ne fût un piége auquel se sont laissés prendre les génér aux Valenuin, préfet de pokce, et le général Vinov, commandant la place de Paris.
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Hier C'était le gouvernement régulier qui afficha aujourdhui c'est le Comité central qui fait imprim ses proclamations sur papier blanc et avec les press de Pimprimerie nationale.
+ | + ÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
Au peuple.
Citoyens,
Le peuple à secoué le joug qu’on essayait de lui im poser.
Calme, impassible dans sa force, il a attendu sa crainte, comme sans provocation, les fous éhontés qui vol laient toucher à la République.
Cette fois, os frères de l’armée n’ont pas voulu porte la main sur l'arche sainte de nos libertés. Merci à tous, « que Paris et la France jettent ensemble les bases d’un République acclamée avec toutes ses conséquences, 1 seul gouvernement qui fermera pour toujours l’ère de invasions et des guerres civiles.
L'état de siége est levé. Le peuple de Paris est convo qué pour faire ses élections communales.
La sûreté de tous les citoyens est assurée par le con: cours de la garde nationale.
Hôtel-de-Ville, 19 mars 1871.
Le Comité de la garde nalionale,
ASSY, BILLIORAY, FERRAT, BABICK, Ed. MorEaAU, C. DuronrT VARLIN, BOURSIER. MORTIER, GOUHIER, LAVALETTE JOURDE, ROUSSEAU, Ch. LULLIER, BLANCHET, J, GROLLARD BARROUD, IH. GÉRESME, FABRE, POUGERET.
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L'Uôtel-de-Ville se hérisse de barricades. Dés cIn( eures du. anatin on y travaille. La préfecture de poice est au pouvoir du Comité central, qui y installe 8 citoyen Raoul Rigaud, ex-commissaire aux délégaions, du temps de M. de Kératry. Nulle part on le rencontre de résistance : ni au ministère de linérieur, ni au ministère des affaires étrangères. & ministère de la justice avait été occupé en nème temps que l'hôtel d'état-major, place Vendôme, a veille.
Le tocsin sonne, ce n’est rien : une panique, comme | y en aura quelques-unes encore.
Rue Soufllot se trouve une batterie d'artillerie. es gardes nationaux veulent la prendre; elle tire : ne femme et une enfant sont tuées, et quelques miiutes après, gardes et artlleurs fraternisent; les offi- 1ers ont pu se sauver.
Il est dix heures, et l’on apprend la retraite défitive de Vinoy avec toutes les troupes qui ont voulu e suivre à Versailles. Les soldats qui n’ont pas voulu e suivre rendent les armes; on à un très-bon chasepot avec le sabre-baïonnette pour 2 fr. 50, 3 fr.
Le ministère des finances est envahi sans coup: enr à midi. M. Varlin, qui est entré en fonctions, est fait présenter l’état de la situation du Trésor, et ’à Signé.
Le ministère de la marine reçoit un piquet de ardes de Montmartre. L’'insurrection est décidément
en ee maitresse de Paris, qui commence à ressentir quel peur des événements. Fe
D hr. | La terreur commence. 5
On placarde cette affiche :