CHAPITRE Yil
Cliiseret est mort: vive Rossell — Rcssel et Leperche. — - Murger bombardé. — La salle du club communal Nicolas-des-Champs. — Le Comité" de salut public fonctionne. — Félix Pyat mis en avant. — Paris p.ort de guerre. — M. Longuet né relit pas I'Offigiel. — Hécatombe de journaux. — Fanfaronnades de Paschal Grousset. — Le couvent de Picpus (horribles détails). — Le livre d'or de la commune. —Le Moulin- Saquet. — Rossel, Rosseî, toujours Rossel! — Le colonel Boursier. — La citoyenne Prourouska. — Les chevaux traités comme les réfractaires. — Fournée de généraux. — La chapelle expiatoire de Louis XVL
— Jacobins et réactionnaires. — Dégagements gratuits au Mont-de- Piété. — Meurtre de Walligrane. — On ne débarbouille pas les nègres.
— L'Alcazar politique. — Les clubs de femmes. — Les caveaux .de l'église Saint-Laurent. — Prise du fort d'Issy. — Mystérieuse affaire.
— M. Thiers parle dans le vide. — Rossel demande Mazas et prend le chemin de fer. — Allix encellulé. — La musique de la Commune et l'Opéra de Paris.
De Comité central, nous étions tombés en Commune. De Commune, nous étions' descendus en Commission executive sous diverses formes. De Commission executive, nous voici arrivés au Comité de salut public
Les affaires prendront-elles une nouvelle tournure ? Non. On peut changer les hommes; on ne change pas les forces.
Journée du 1©^" mai.
Reinplacement cl^.Chcseret.— Une fois le général Cluseret arrêté, il fallait songer à lui trouver un remplaçant. La Commission executive porta son choix sur le colonel du génie Rossel, ex-président de la cour martiale. Élève du prytanée de La Flèche et de l'École polytechnique, M. Rossel se trouvait, au moment de la guerre contre la Prusse, capitaine du génie déta. ché à Bourges. Il avait, à cette époque, Fintention de se faire journaliste, et avait déjà écrit au Temps, sous le pseudonyme de Randal, des articles stratégiques ; après la bataille de Wissembourg, il publia un plan défensif dans le même journal. Mais, laissant la plume, il demanda un service actif et fut placé à Metz dans Tétat-major du génie. Il s'évada de cette ville et alla offrir ses services à Tours, oii on le fit colonel en le chargeant d'organiser un camp à Nevers. A la paix, il donna sa démission, en prétextant ([u'il ne pouvait servir sous des généraux qui avaient capitulé.
L^e plus, Rossel était très-énergique. Un homme ((ui ne parle que de fusiller tout le monde devait l)laire à riIùtel-de-YiUe. On le nomma délégué provisoire à la guerre.
Eiilrée on [(mêlions de Rossel. -- Wmv inaugiu'cr
digneiiioat son arrivée aux alîaires iiiilïlaires, le successeur de Gluseret — qui en était le rival ambifcii^x'^^^'se crut obligé de produire quelque coup d'éclat. Aussi/ le matin du i^^ mai, voyait-biiy sur tous les murs de Paris, d'immenses afficlrës avé'c'ces mots en caractères énormes :