‹ Paris sous la commune--Chapitre 32 sur 65 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

Paris, le 1er mai 1870.

Au citoyen Leperche, major des tranchées^ devant le fort d'Issy.

La prochaine fois que vous vous permettrez de nous envoyer une sommation aussi insolente que votre lettre autographe d'hier, je ferai fusiller votre parlementaire, conformément aux usages de la guerre.

Votre dévoué camarade.

Sigw^ : RossEL,

Délégué de la Commune de Paris,

Cet effet mélodramatique produisit l'impression désirée, et 1rs férh'rés augurèrent hieii de l'avenir.

Issy, — Dans la nuit, la Commune avait envoyé des renforts a Issy, sous le commandement du général Eudes, pendant que Rossel faisait arrêter Mégy, commandant du fort, et le remplaçait par le capitaine Dumont, un homme, dit V Officiel, sur l'énergie duquel on peut compter. On avait cru pouvoir aussi compter sur celle de Mégy!

Lorsque les Yersaillais viennent sommer le fort d^ssy réarmé de se rendre, Eudes refuse, déclarant qu'il le ferait sauter plutôt. Aussi la canonnade recommence-t-elle furieuse contre cette position.

Barricades, — Le citoyen Gaillard père, cordonnier de profession, est chargé de la construction des barricades devant former une seconde enceinte en arrière des fortifications, et d'établir trois citadehes : au Trocadéro, aux buttes Montmartre et au f^antliéon.

Les obus. — Les batteries assiégeantes se rapprochent tellement du côté de Clichy, que des obus tombent dans le cimetière Montmartre, à côté de la tombe d'Henri Murger, au moment où quatre convois de gardes nationaux y étaient conduits.

Personne if est atteint.

La Comnmne a l église. — Le citoyen Dereure, membre de la Commune, afin de montrer sa sollicitude pour les clubistes de son arrondissement les

autorise à tenir leur réunion dans l'église Saint-Bernard de La Chapelle.

Les Enfants du père Duehêne, — Le journal le Père.Diichêne forme, à la mairie du l^'' arrondissement, un bataillon de volontaires nommé les Enfants dît père Duehêne, On y est admis depuis Tâge de dixsept ans.

Le drapeau porte cette inscription triviale, qui fait,

paraît-il, en 1871, le bonheur des bons b de

patriotes :

VIVE LA commune!

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