Le général Bergeret, au Corps-Législatif
50 Lg général Eudes, à la Légion-d'Honneur.
Un ordre ultérieur déterminera les troupes que le ministère de la guerre mettra à leur disposition.
Il semblait qti'aprês une telle réorganisation/ l'ensemble et Tordre étaient reveriiis clans T administration ïnih'ïaît^e. ÏÏ n'en était rien : tout était aussi dér sorganisé que la veille, et le gâchis devait durer jusqu'à la lin. Le gouvernement communal a été plus que tous les autres le gouvernement des ambitions persôïinëllësJ frojD de gens se partageaient lé pouvoir, et chacun d'eux n'avait qu'un désir : entraver sort ' voisiri et accaparer lés commandements.
Le^iœiwclastes de Paris. — Non contents d'avoir ordonné la démolition dé la colonne Vendôme et de l'église Bréa, la Commune ordonne encore la desti-ùction de là chapelle expiatoire : '^^^'"' '"
Le Comité de salut public, ' ^1 hifîi
Considérant que Vmimeuhle connu sous le nom de chapelle expiatoire de Louis XVI est une insulte permanente à la première révolution et une protestation perpétuelle de la réaction contre la justice du peuple,
*r »Im -Arrêté : '
Art. le»-. — La chapelle dite expiatoire do Louis XVI" sera détruite. ïi^aoli anh ih nw
Art. 2. — - Les matériaux en seront vendus aux étï^/' chères publiques, au profit de Tadministration des domaines.
Art. 3. — • Le directeur des domaines fera procéder, dans les huit jours, à l'exécution du présent arrêté.
Paris, le 16 floréal an 79.
/U(0JM MJ I h .) j-^ Comité de salut public : \> ^'3qJ^< Arif.J Arnaud, Gh. Gérardin, Léo Meillet, iHoqHï. Yélix Pyat, Ranvier.
L'histoire doit conserver, pour les flétrir, le nom de ces hommes, qui n'ont eu aucun respect pour les choses les plus sacrées, qui n'ont reculé devant aucune profanation, aucun sacrilège, qui ont transformé les autels et les chaires en tribunes révolutionnaires oh l'on décrétait la mort, et qui ont détruit ce qui rappelait aux générations futures les gloires des générations passées.
Les employés de chemin de fer. — Ils sont peu nombreux, ceux qui ont le privilège d'être officiellement exemptés de la garde nationale. Cependant, les employés et agents de chemins de fer sont de ce nombre; mais ilJaut que leur présence soit reconnue indispensable aux besoins de l'exploitation et de l'administration.
Le considérant de cet arrêté dit que le service des compagnies de chemins de fer est d'utilité pubUque, et qu'il importe* de ne pas le désorganiser.
Ce n'est probablement pas cette dernière considération qui a fait agir la Commune; les chemins de fer sont imposés par elle, et s'ils ne roulent pas... les fonds non plus.
Toujours les Polonais, — Le citoyen Landowski est nommé commissaire de police de la navigation et des ports, à titre provisoire.
A titre provisoire! C'est admirable de naïveté! Mais
d'où peut bien sortir encore ce Polonais? On les croyait tous généraux.
La Commune en séance. — Les quatre-vingts délégués de la garde nationale, devant former le jury d'accusation, sont tirés au sort.
Il est curieux de relater la -proposition faite par le citoyen Miot, le membre de la Commune qui s'est le plus distingué par ses projets de décret :
Art. l^ï*. — L'emprisonnement cellulaire est supprimé.
Art. 2. — Les détenus seront renfermés pendant la nuit seulement.
Art. 3. — En cas d'emprisonnement préventif, le secret ne pourra durer plus de dix jours.
Art. 4. — A partir de la promulgation du présent décret, le temps d'emprisonnement préventif sera déduit de celui fixé par le jugement de condamnation.
Art. 5. — Toutes dispositions contraires au précédent décret sont abrogées.
J. MlOT.
Cette proposition est renvoyée à la commission de justice, qui la met au panier, car elle n'a pas revu le jour.
La Commune revient à l'éternelle question du Montde-Piété.
M. Lefrançais s'est abouché avec M. André Cochut, directeur de cet établissement, et il en a obtenu, ditil, le> renseignements suivants :
En fixant jusqu'à 50 fr. le taux des dégagements gratuits, on aurait 1,200,000 articles à dégager, représentant une valeur d'engagement d'au moins 12 millions. On ne peut délivrer, quelque diligence qu'on y mette, que 4,000 articles par jour, ce qui pour les 1,200,000 ferait un laps de temps de douze mois. A oO francs, on aurait un million d'articles représentant 9 millions et dix mois de travail.
La majorité des membres reconnaît qu'elle s'est engagée dans une mauvaise route en n'écoutant que la voix du cœur, mais puisque la Commune a promis un décret sur les dégagements gratuits, elle doit tenir sa promesse, en se limitant dans sa générosité trop légèrement enaaaéa.
Suppression de joiirnatix. — Les journaux le Petit Moniteur^ le Petit National, le Bon Sens, la Petite Presse^ le Petit Journal, la France et le Temps sont supprimés pour les raisons suivantes trouvées par le citoyen Cournet, délégué à la sûreté générale :
1^ Attaques calonmnieuses contre la population de Paris et la Commune;
2<> Immoralité publique en diffamant les défenseurs des droits de la Commune ;
3^ Excitation à la guerre civile !
Les réacs! — Le 15^ bataillon de la garde nationale (quartier du Pfdais-Bourbon) est désarmé. Sur
i,5U0 liommes dont il se compose, huit seulement ont adhéré à la Commune.
Hôtel de M. Thiers. — On a arboré le drapeau rouge sur riiôlel de M. Thiers ; et quelques jours après on démolissait Fliôtel.
Les Jacobins, — A huit heures du soir, ouverture du Cercle des Jacobins, dans le sous-sol de l'église de Vaugirard .
Pour les victimes, — Les membres de la Commune et le citoyen docteur Rousselle avaient organisé un concert au profit des blessés, des veuves et des orphelins. Ce concert eut lieu dans le palais des Tuileries, ouvert depuis deux jours au public, moyennant une rétribution de 50 centimes par personne.
Beaucoup de personnes n'ayant pu se placer et ayant refusé de reprendre leur argent, on leur a donné en compensation une cocarde rouge avec un bonnet phrygien en cuivre.
Le concert se donnait dans la salle des maréchaux. L'affluence de spectateurs était si grande, que la majeure partie n'a rien pu entendre, malgré l'heureuse idée de W^^ Agar, de réciter dans chacun des salons la Lyre cVairain, d'Aug. Barbier, et des chanteuses ({ui se mettaient à deux pour chanter la Marseillaise,
La recette fut de 12,000 fr.
Journée du 7 mai.
Décret sur les dégagements gratuits.
La Commune, Décrèle :
Art. l^ï'. — Toute reconnaissaBce du Mont-de-Piété antérieure au 25 avril 1871, portant engagement d'effets d'iiabillenient, de meubles, de linge, de livres, d'objets de literie et d'inslruments de travail, ne mentionnant pas un prêt supérieur à la somme de vingt francs, pourra être dégagée gratuitement à partir du 12 mai courant.
Art. 2. — Les objets ci- dessus désignés ne pourront être délivrés qu'au porteur, qui justifiera, en établissant son identité, qu'il est l'emprunteur primilif.
Art. 3. — Le délégué aux finances sera chargé de s'entendre avec l'administration du Mont-de-Piété, tant pour ce qui concerne le règlement de l'indemnité à allouer que pour l'exécution du présent décret.
Enfin, la Commune a tenu parole, et elle a rnis au monde ce décret dont l'enfantement lui a coûté tant de mal et de séances.
Mais, pour bien des gens, il sera une mystification ou un mythe : le nombre des objets engagés jusqu'à 20 fr. est de 900,000, d'après les affirmations du directeur du Mont~de-Piété, et comme on ne peut en délivrer que 4,000 par Jour, cette i-estitution demandait-^25 jours !
Trop de réquisHions. — L'intendance se plaint : à chaque instant, ce sont des réquisitions d'habillement ou d'équipement ordonnées par des chefs de légion, de bataillon ou autres.
Aussi, le délégué à l'intendance interdit-il toutes opérations de ce genre.
Enseignement professionnel. — L'ouverture de la première école professionnelle est annoncée. Elle sera étabhe dans le local occupé précédemment par les Jésuites, rue Lhomond, 18 (5^ arrondissement).
Les enfants y sont admis depuis douze ans, pour compléter l'instruction qu'ils ont reçue dans les écoles primaires et pour y faire, en même temps, l'apprenrissage de la profession qu'ils auront choisie.
Désordre et artillerie, — A chaque instant surgit un nouveau témoignage du désordre qui règne dans Tadministration. C'est maintenant le directeur général du matériel d'artillerie qui se plaint :
De graves abus, trop souvent répétés, se sont produits dans l'armement des officiers de la c^arde nationale. C'est ainsi qiji'il a été distribué 50,000 revolvers sans que des états réguliers aient élé fournis. Pareil état de choses ne peut se prolonger plus longtemps. A l'avenir, il ne sera plus délivré d'armes que sur état nominatif ftiit en double expédition, dont l'une restera au bureau de la légion.
Je rappelle aux chefs de légion que les demandes d'armes doivent être adressées aux chefs de compagnie, de ba-
taillon ou de légion, qui les transmettront chaque jour au bureau de l'armement, rue Saint-Dominique, 86.
Le directeur général du matériel de Vartillerie,
AVRIAL.
"Un meurtre. — Le colonel Walligrane, chef du 129<^ bataillon, quoique s'étant bravement conduit pendant le siége^ fut révoqué après le 18 mars par le Comité central. Son bataillon protesta contre cette révocation en renommant Walligrane à la presque unanimité.
Aujourd'hui, à quatre heures du soir, place du Chàteau-d'Eau, un commissaire de police vient arrêter le colonel attablé tranquillement dans une brasserie. WaUigrane proteste, décroche son revolver; mais le commissaire le prévient, et dans la lutte, tire trois coups de feu. On accourt, on arrête le commissaire, et le malheureux colonel est conduit à l'hôpital .
Nous ne savons ce qu'est devenu le meurtrier.
Situation militaire. — Elle ne peut être mieux dépeinte que par les rimes suivantes, qu'on se passait publiquement dans certain café du boulevard, et qu'un journal imprima :
Ni Wrobiewski Ni Dombrowski N'ont fait merveille.
L'un perd Issy ; L'autre, Neuilly.
Les persécutés. — Cinq prêtres sont arrêtés pendant la nuit (2^ arrondissement). Ils sont accusés de servir d'espions aux Yersaillais et de leur indiquer le mouvement des troupes de la Commune. Des papiers compromettants, ou soi-disant tels, auraient été trouvés cachés dans les vases sacrés à Notre-Dame-des-Yictoires.
On ne déharhouille pas les nègres, — Revue de la 2^ légion, composée desSs lOe, 11^ 92^ 100^ i48^ 449^, 181^ et 227^ bataillons de la garde nationale.
Cette revue est passée sur les boulevards Montmartre et Poissonnière, par les délégués de la municipalité du 2^ arrondissement. Les trois premiers bataillons défilent en .criant : « Vive la Répuhliqne! )> les autres^ en acclamant « la Commune. »
Après le défilé, un journaliste de mes amis s'approche des membres de la Commune en train de serrer leur écharpe rouge, et s'adressant au citoyen Johannard, le complimente sur la tournure martiale des hommes de la légion et sur leurs acclamations républicaines et communales.
(( Allons donc, i^épond Johannard, ce sont tous des réactionnaires... mais, que voulez-vous? on ne débarbouille pas les nègres ! »
Quelques jours après, les 8»^ et 11^ bataillons étaient dissous et désarmés.
Les frères May. — Une note insérée à VOfficiel an-
nonce qu'ils ont été ]'eîâcllé^ et qu'us vont èlrc replacés à rinlenclance.
A part les décrets, Y Officiel, quand il ne donne pas de fausses nouvelles, passe son temps à se démentir ou à être démenti. (Voir au 3 mai.)
La réunion de VAlcazar. — Les représentants de V Alliance républicaine des départements, de V Union républicaine centrcdeet du Comité des vingt arrondissements sont réunis, mais en petit nombre, à TAlcazar. Le citoyen Bayeux-Dumesnil, délégué au 9^ arrondissement, préside la séance, assisté de MM. Ulysse Parent et Dujardin.
L'objet de la réunion est de statuer sur ce que pensent les électeurs parisiens de la conduite des députés de Paris qui continuent, dans la situation actuelle, a siéger à l'Assemblée de Versailles, et s'il y a lieu pour la réunion d'affirmer son adhésion à la Commune.
Le résultat de la discussion est la déclaration comme traîtres de tous les députés de Paris, et l'adhésion à la Commune des membres présents.
Ce résultat était prévu d'avance. Toutes les réunions de ce genre n'avaient chance de succès qu'autant qu'elles votaient les propositions les plus absurdes et les plus violentes.
Les clubs de femmes. — Pendant que les hommes
four l^^ coup lie lusil aux remparts, les lemmes, qui n'ont rien de mieux à faire, s'occupent de politique, et à leur tour organisent des clubs. Et quels clubs!
Les citoyennes du 1^^' arrondissement se donnent rendez-vous dans l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, et la résolution finale qu'elles adoptent est le rétablissement du divorce.
Dans l'église Saint-Ambroise, autre réunion. Le Comité de salut public avait prévenu la mairie du H® arrondissement de s'y opposer; mais ce que femme veut...
Ici, ce n'est plus le divorce qu'on réclame, mais l'arrestation de tous les prêtres.
Une femme est cependant montée à la tribune et a eu l'audace de prendre éloquemment la défense de la religion. Quand elle a eu fini, elle a été arrêtée et conduite au poste.
Journée du 8 mai.
Justice. — Le Comité de salut public arrête :
Le citoyen président chargé des référés pourra donner inainlevée d,e toutes oppositions faites sans titre ni permission déjuge.
Il donnera mainlevée de toutes celles qui auront été pratiquées en vertu de jugements rendus en violation des déciot?, arrêtés ou décisions quelconques promulgués depuis
le 18 mars dernier, notamment en matière de loyer^^ et d'effets de commerce. H'h;')1 ijI .
Rapports militaires. — Il semble que Y Officiel réédite les rapports qu'il a déjà donnés il y a quatre jours:
Vanves et Issy. — Nuit assez calme ; journée de même. Bicêtre. — Journée entièrement calme. - > !
Montrouge. — Versaillais réduits au silence. Asnières. — Matinée calme.
Neuîlly. — Nuit très-calme; soirée calme sur toute la lierne. . . ,
Mesure de prudence, — Le fort d'Issy tient éricote, malgré son état de délabrement; il est toujours occupé par le capitaine Dumont, du 101^ bataillon, et le citoyen Rist, ingénieur, répare les avaries avec une grande activité ; c'est, du moins, ce qu'annonce le délégué à la guerre qui, pour éviter une surprise dans le genre de celle du Moulin-Saquet, ordonne : m
Il est interdit d'admettre plus de deux hommes à la fois dans l'enceinte de^ forts et redoutes, entre le coucher et le lever du soleil, à moins que ce ne soit une troupe annoncée et attendue ; encore doit-elle être soigneusement reconnue et tenue à distance jusqu'au moment où on lui accorde l'accès du fort.
Le comité central des femmes. — Non contentes de pérorer dans les clubs, les citoyennes de Paris veu-
fetent/eneora aller aux barricades et sur les remparts, si la réaction forçait les portes. Elles s'organisent en comités formant à leur tour un comité central. Elles ont des écliarpes rouges autour de la taille ' i?t publient des manifestes.
Pour elles, qui parle de conciliation est un traître, qui refuse son concours à la Commune est un trfiître. Ce ne sont plus des femmes, ce sont des Euménides.
Postes, '-— Jusqu'à présent, sans doute, les lettres confiées à l'administration des postes étaient bien aventurées.;, mais, à partir d'aujourd'hui, cet établissement rappelle au public qu'il a pris des mesures pour assurer le départ journalier des lettres non chargées à destination des départements et de l'étranger. Ces lettres peuvent donc — toujours d'après le délégué aux postes — en toute confiance être déposées dans les boîtes.
On ne se fie guère à cet avis si engageant, et chacun continue à s'adresser, pour le transport de sa correspondance, aux diverses agences établies et qui, moyennant prime, vont mettre les lettres à Yersailles, Vincennes et Saint-Denis, et rapportent des réponses et des dépêches.
La Com^nune en séance. — Les discussions relatives aux faits et gestes du Comité de salut public seront-
elles ou ne seront-elles pas pii!)li(k^s? Les nieuibres (le riIôtel-de-Yille, qui aiment le mystère, votent non. L'ordre du jour appelle :
i^ Le rapport de la commission chargée de trouver im local pour les séances de la Commune ; 2^ Une proposition d'Andrieu ; 3« La question Cluserei.
Mais, comme à son ordinaire, TAssemblée s'égare et discute le nombre de séances que la Commune doit tenir par semaine, la publicité intégrale de ces séances, à propos d'un différend survenu entre le délégué des finances et l'administration de la guerre pour un bon émanant du comité central.
On prévoit un orage au sein de la Commune, dont les membres se séparent sans avoir rien conclu et sans s'être souvenus de l'ordre du jour pour lequel ils étaient rassemblés.
Les caveaux de V église Saint-Laurent. — Ici, la découverte est plus... hornbîe qu'an couvent de Picpus, d'après les journaux de la Commune. Seize cadavres ont été trouvés enfouis dans la crypte de l'église Saint- Laurent, située sous V autel privilégié ! Seize cadavres ! treize de femmes et trois d'hommes, dont la mort remonte au plus à quinze années, au dire des médecins appelés à les examiner.
A cette découverte, on a rappelé le fait d'un homme
qui, s'étant endormi dans la même église, y passa la nuit et entendit des plaintes poussées par une voix de jeune fille. Ce fait, toujours d'après les journaux de la Commune, se serait passé il y a dix ans. Ces plaintes ont-elles été proférées par un des cadavres qui sont là?.. On ne sait que répondre. L'instruction, commencée par la Commune, ne repose sur aucune base sérieuse; mais les délégués à la mairie du il^ arrondissement ont, dans tous les cas, profilé du scandale excité par cette découverte.
Journée du 9 mai.
Le ciioyen Melliet à Bicêlre, — Par arrêté du comité de salut public, le citoyen Léo Melliet, membre du même comité, est nommé gouverneur du fort de Bicêlre, et le citoyen Thaller est nommé sous-gouverneur.
Étudier le droit et devenir bomme de guerre, après •avoir été un bomme politique, voilà ce qui peut s'appeler être bon à, tout faire.
Prùe dit fort d'Issy. — A deux beures du soir, on lisait sur les murs de Paris les dépêcbes suivantes :
COMMUNE *DE PARIS
Midi 1/^2.
Le drapeau tricolore flotte sur le fort d'Issy, abandonné
hier an soir par la oarnison.
Le délégué à la guerre^