‹ Paris sous la commune--Chapitre 41 sur 65 · COMITÉ DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

COMITÉ DE SALUT PUBLIC

Soldats de l'armée de Versailles,

Le peuple de Paris ne croira jamais que vous puissiez diriger contre lui vos armes, quand sa poitrine touchera les vôtres : vos mains reculeraient devant un acte qui serait un véritable fratricide.

Comme nous, vous êtes prolétaires ; comme nous vous avez intérêt à ne plus laisser aux monarchistes conjurés le droit de boire votre sang comme ils boivent vos sueurs.

Ce que vous avez fait au 48 mars, vous le ferez encore, et le peuple n'aura pas la douleur de combattre des hommes qu'il regarde comme des frères et qu'il voudrait voir avec lui au banquet civique de la Hberté et de l'égahté.

Venez à nous ; nos bras vous sont ouverts.

Le Comité de salut public :

Ant. Arnaud, Billioray, Eudes, Gambon, Ranvier.

On est réveillé le 23 de bonne heure par le bruit de Fartillerie.

— Où en est-on?

— • Au même endroit.

Déjà l'armée ne combattait plus seule. Quelques... — je n'ose plus dire citoyens^ et pourtant ceux-là méritent bien la qualification dont tant d'autres ont si

le soir du 22 mai. Naturellement, les théâtres n'ont pas ouvert ce soir- là.

malheureusement abusé — quelques personnes se réunissent pour aider l'action de Tarmée. M. H. Vrignault, joignant le courage militaire au courage de l'écrivain, fut un des premiers, le fusil à la main, à combattre dans la rue ceux qu'il avait combattus dans son journal.

11 y avait avec lui des hommes des 46^ et \1^ bataillons, et il y a tout lieu de croire qu'on leur doit d'avoir sauvé une partie du quartier Saint-Germain.

V Officiel de la Commune ne paraît pas.

L'imprimerie Wittersheim est tournée; seulement, dans la journée, des affiches sont apposées :

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