‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 102 sur 221 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Dans VAlmanach impérial pour l'an XIII, ce nom est écrit Daiherg.

[20 NOVEMBRE 1804^ PARIS sous L'EMPIRE 416

ville de Paris: loyers de 100 à 149 francs, néant ; de 150 à 300 francs, 5 francs; de 400 à 500 francs, 10 francs; de 600 à 800 franc*, 20 francs; de 900 à 1.100, 30 francs; de 1.200 à 1.400, 40 francs; de 1.500 à 1.990 francs, 50 francs; de 2.000 à 2.400 francs, 60 francs; de 2.500 à 3.000 et audessus, 80 francs ».

8 FHI.\1AIRK AN XIII (29 NOVEMBRE 1804).

Ministère dk la police générale. — Bulletin du 9 krimaihe.

Paris. Athénée. — On rapporte quelques détails sur l'ouverture de l'Alhénée. M. Pérignon a lu un discours qui a paru faible. Y ayant mêlé un court éloge de l'Empereur, un des assistants, dont le nom est ignoré, a dit à haute voix : « Gela est généreux dans un homme qui a défendu le général Moreau. » M. Chazet a lu un éloge de La Harpe, ou plutôt, sous le prétexte de cet éloge, une harangue véhéuienle contre la Révolution et ceux qui y ont pris part. On a surtout recueilli les passages suivants : « Ceux qui se sont élevés à la faveur des troubles ressemblent à la lie qui surnage sur le vin le plus pur quand on remue le tonneau qui le contient. Il y aurait de l'inhumanité à faire des reproches à La Harpe après son repentir. Il ne faut poursuivre que ceux qui nient leur infamie. » Il a fait la critique des princes de l'antiquité, qui craignaient et ne récompensaient pas les

hommes de talent

(Arch. nat., AKiv, 1491.)

Rapport de la préfecture de police du même jour.

Réunions. — Chaque jour, on aperçoit une auiélioration sensible dans res[)rit public, et depuis longtemps il n'a été dans de plus excellentes dispositions. L'enthousiasme gagne tous les coiurs. — On dit dans le commerce que des lettres de Marseille annoncent que la fièvre jaune commence à faire quelques ravages dans cette ville. — On dit encore qu'une partie de l'armée du maréchal Augereau Ole du côté lie l'Italie et de Perpignan.

Journaux. — Les feuilles ne sont remplies que d'articles déjà connus ou publiés par le journal officiel. Le Journal de Paris donne la nouvelle suivante : « Le Conseil d'Etat a aboli ce matin le calendrier révolutionnaire. »

417 PARIS SOUS L'EMPIRE [30 novembre 1804]

Bourse. — Les variations du cours des rentes ont été nombreuses, mais constamment défavorables ; l'on donne toujours à un prix très bas pour la fin du mois prochain. On n'iiésite point à attribuer cet état de choses aux elTorts des joueurs à la baisse ; néanmoins quelques observateurs prétendent que l'écoulement d'une grande partie des rentes achetées par M. Ledhuy y contribue beaucoup. Les actions de la Banque ont été un peu plus faibles que les jours précédents. — 5 0/0 jouissance de vendémiaire an XIII, 58fr.30, 20, 15, 15, 10; 58 francs; 58 fr. 15 ; 58 fr. 20 ; 58 fr. 05. Actions de la Banque de France, i.Wl fr. 50, 1.145 francs.

DUBOl-.

(Arch. nat., F^ 3833.)

Journaux.

Gazelle de France du 0 frimaire : « Paris, S frimaire. ...Hier, dans la soirée, jusqu'à minuit, le magasin de M. Margueritle, successeur de M. Foncier', a été continuellement assiégé par une foule de curieux empressés de voir la ceinture, le diadème et autres ornements que portera S. M. rimpératrice le jour du sacre, et qui viennent d'être terminés. Tout le monde a pu être admis à considérer ces riches et magnifiques attributs de la dignité impériale. Quatre fusilliers étaient placés à la porte de M. Margueritte pour faciliter la circulation des personnes et maintenir le bon ordre. On ne sait ce qu'on doit le plus admirer, ou de la perfection du travail avec laquelle ces superbes ornements ont été exécutés, ou de leur propre magnificence... » — Publiciste du 9 frimaire : a Paris, le 8 frimaire. ...Ce matin, à 6 heures, le canon et le bourdon de Notre-Dame, ont annoncé à la capitale la présence du Pape, arrivé la veille à sept heures, ainsi que nous l'avions rapporté, venant de Fontainebleau, avec Sa Majesté Impériale. Ces deux princes étaient seuls dans la même voiture, et ont fait, dit-on, le trajet de Fontainebleau à Paris en ([uatre heures... » — « Le public est prévenu que dimanche prochain, le 11 du courant, la dernière levée des boîtes aux lettres de la ville sera faite à dix heures [irécises du matin et que celle de la boite de l'Hôtel des Postes se fera à midi... »

GXCIV 0 FHI.MAIRE AN XIII 30 .NdVFMBUF 1804).

.MiMSTÈHE DE LA POLICE GÉMÉR.\LE. — BULLETIN DU 10 l lU.M.XIRE.

Paris. Postes militaires. Réquisition. — Un particulier, dont le zèle et le dévouL'inent sont éprouvés, s'est présenté, le 7 de ce mois, à

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