Voir plus haut, p
flODKCEMBiiK 1804] l'AltlS SOIS I/i:.MI'IKK 450
les l'êles terminées. M. Faiijas, professeur au .Muséum dliisloire naturelle, dit que l)eauci)U|) de membres du Corps législatif sont mécontents du relanl ipréprouve l'ouverture de la session. On répand le lirnit (|ue les Anglai-< préparent une expédition très importante. Depuis la cérémonie du couronnement de Leurs Majestés Impériales, les hommes de parti n'osent ouvrir la bouche dans les réunions publiques.
Journaux. — Les journaux, en totalité, ont pris leurs articles dans le Mouileur. Ils n'oiïrcnt rien de nouveau, ni de l'intérieur ni de l'étranger.
Bourse. — La Bourse a été consacrée à peu près exclusivement aux négociations de rentes; elles ont été aussi animées qu'elles l'étaient peu depuis longtemps, et le cours a éprouvé une amélioration très sensible ; l'on ne donne à ce commencement de réaction d'auti-e cause que des achats considérables faits principalement par MM. Fould, Havet et Ferrand, agents: on assure que le premier a pris au moins :200.000 fr. de rente. — 0 0/0, jouissance de vendémiaire an XIII, 37 fr.73, 70, 75, 80, 85. Actions de la Banque de France, 1.U2 fr. 30.
(Arch. nat., F% 3833.)
UUBOIS.
Journaux.
Journal des Débais du 20 frimaire: <<■ Paris, ^9 frimaire. ...Il y a eu hier, toute la journée, beaucoup de monde sous les fenêtres du Sainl-Pèrc. Sa Sainteté a paru, à peu près toutes les heures, et donné sa hénc-diction. A deux heures, environ (pialre à cinq mille personnes ont profilé de celte faveur. Sa Sainteté dit tous les jours la messe à huit heures dans une chapelle qu'on a dressée dans son appartement. » — « Son Endnence Monseigneur le cardinal Antonelli a encore reçu hier le Saint- Viatique, mais uniquement pour satisfaire à sa piété : son état n'est plus inquiétant. » — « Il y a eu avant-hier concert chez l'Empereur; 1 Impératrice, le I*ape, les princes et princesses, les maréchaux de l'Empire et les personnes de la cour y ont assisté. » — u On assure que S. A. 1. le prince •loseph va cette semaine prendre possession de cette partie du palais du Luxembourg qui lui est destinée ; cependant les appartements ne sont p;is encore meublés. Depuis quelques jours on n'entre plus dans les cours et jardins du palais ; on attribue cette interruption momentanée à la nécessité d'empêcher (|ue rien ne gène l'activité tles pr(''paralifs qui s'y font pour la fête que le Sénat doit donner à l'Empereur. » — « La loge impériale du Théâtre-Français (îst décorée av(!C autant de guùlt|ue de magnificunce. Le manteau impérial, doublé d'hermine, est surmonté d'ini bouclier aux armes de l'Empire... » — Conrrii'r français du 20 frimaire : « Paris, 19 frimaire. .Nous ajouterons à ce que nous avons dit hier, sur la présentation à Sa Majesté des députations de
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tous les corps des armées de terre et de mer et des gardes nationales, que l'Empereur s'est arrêté longtemps à chaque députation, qui lui était présentée par le connétable. Il parlait à tous les guerriers ' »
CCY
MlMSTÈRK DE LA POLICE GÉNÉRALE. — BULLETIN DU 21 FRIMAIHE.
Paris. Communaulés de religieuses. — On a rapporté au ministre qu'il existait, rue des Postes, une communauté de religieuses, où une jeune demoiselle était sur le point de faire des vœux contre son gré et l'orcée par ses |)arenls [Bulletin du 26 brumaire-). Le préfet de police, à qui le rapport a été transmis, explique au ministre que le but de cet établissement, autorisé par le gouvernement depuis floréal an XI, sous le nom de « Maison de refuge w, étant de recevoir les filles qui s'y retirent spontanément et celles qui y sont placées pour mauvaise conduite, il est spécialement recommandé de n'y faire aucuns vœux ; que la note remise ne [leut porter que sur ime jeune demoiselle, entretenue par sa marraine dans cet établissement, et que la supérieure ne laisse pas communiquer avec sa mère, parce qu'elle s'est désbonorée et a déjà été enfermée deux ans aux Madelonnettes; que, loin de vouloir la retenir dans celte maison et la lier par des vœux, sa marraine se propose de la retirer chez elle, dès que son éducation sera achevée. . .
Surveillance des théâtres. — Le ministre décide que les spectacles des déparlements se régleront sur le répertoire de la capitale, et que l'admission ou le rejet des pièces nouvelles, ainsi que les changements dont les anciennes paraissent susceptibles, seront abandonnés à la
prudence des préfets
(Arch. nat., AF iv, 149L)
Rapport de la préfecture de police du même jouiî.
/léiinioiis. — Le sieur Romainnusse, méil(!cin, rue Saint-Thomas d'Enfer, dit que le général Servan, son ami, lui a assuré que les colonels des régiments ruinaient l'IOlal pai' les appointements et les
1. Suit une reproduction de l'article du Monileiir qu'on .i lu plus liaut, p. 449.