Voir plus haut p. 3S
fil DKc.EjmRE 1804] l'AHIS SOUS L'EMPIRE 454
indomnilés qui leur étaient accoidés, et qu'il serait l)ien économique (le remettre les compagnies aii compté de capitaines, à quelques modifications près, comme on faisait autrefois. — On rapporte que le sénateur Lanjuinais dit qu'il ne parlera désormais que le moins possible cuntte ce qui sera proposé par S. M. l'Empereur, que c'est une folie de sopposer à ce qu'on ne peut empêcher. — Le dîner qui a eu lieu hiei- à la Société Olympique a été aussi gai que décent. Il y a eu au commencement un peu do confusion inséparable d'une grande réunion. . .
Journaux. — Un seul objet frappe l'allenlion dans les feuilles de ce jour. Le préfet du Tanaro, ayant ordonné la suspension de l'exercice des cérémonies religieuses, pratiquées dans les églises de plusieurs confréries, (ait fermer ces églises, principalement à Asti, et, séquestrer tous les biens appartenant à ces confréries. M. le général Menou, administrateur général tie la l'« division militaire, a improuvé cette mesure, en ordonnant le rétablissement des choses dans leur premier état. La Gazette de France publie cet arrêté. . .
Bourse. — Il s'est fait peu d'afl'aires, et néanmoins le cours des
rentes, dont les variations n'ont pas été nombreuses, s'estparfaitement
soutenu au taux d'hier, et a même paru plus ferme. L'on remarque
dans le commerce un peu de propension vers la hausse pour certains
articles et des dispositions à spéculer sur les sucres non raffinés. —
5 0/0 jouissance de vendémiaire an XIII, 58 fr., o8 fr.20, 58 fr. Actions
de la Banque de France, 1.142 fr. 50.
Dl'bûis.
(Arch. nat., K', 3833.)
JOUHNAUX.
Gazette de France du 21 frimaire. « Paris, 2.0 frimaire. ...Les mariages à la mode ont un côté très plaisant. Mademoiselle n'épouse pas Monsieur, s'il ne lui donne un mobilier du magasin de Jacob' ; cl .Monsieur no veut pas de Mademoiselle si elle n'a eu pour maître de danse Abraham. Souvent, après six mois de mariaj^e, les deu.v époux ont pour créancier Isaac. Ainsi, plusieurs ménages de Paris n'exislenl que par Abraham, Isaac et Jacob. » — Courrier français du 21 frimaire : u Paris, 20 frimaire. ...Nous avons annoncé le dîner qui devait se donner aux présidents des cantons, dans la salle du Théâtre Olympitpie. Cette tète a eu lieu hier. La salle otTrail le plus beaucoup d'œil ; trois laides y étaient dressées et contenaient trois cent cinquante couverts. Les convives ont été reçus avec soin et distinction. (liiK] toasts ont été portés :1e premierà l'Emporenr, I(î second à Thupératrice, le troisième aux princes, le quatrième
1. il N!ii,'il, soit (le Jacol). (■•iicui.ste, l'iie de ri^cliitpiier, 10, soit de Jacobbesiuallur et C'', eljt-nibles, rue Meslay, 11.
455 Paris SOUS L'EMPIRE [li DÉcÉ^inRi: 18b4]
aux années, le cinciuième à la gloire et à la prospérité de l'Empire. Le premier toast a été suivi des cris réitérés : Vive L'Empereur ! Des toasts particuliers ont ensuite voté des remerciements à M. !« grand maréchal du palais et M. le grand-maître des cérémonies, qui n'avaient rien négligé pouf rendre cette réunion agréable et brillante. . . » — Pablicistc du 21 frimaire : ^^ Paris, 20 frimaire . . . .L'Institut national ayant demandé à présenter ses hommages et ses félicitations à l'Empereur, à l'occasion de son couronnement, en a été reçu aujourd'hui à înidi et demi. Le grand-maître des cérémonies a inti-oduit la compagnie dans la salle du trôriej où Sa Majesté était etltouréê des princes? des grands dignitaires, des grands officiers et d'un grand nombi-e de sénateurs et de conseillers d'État. M. Desfontaines, membre de la classe des sciences physiques et mathématiques, président actuel de l'Institut, à adressé à Sa Majesté Impériale le discours suivant : >< Sire, l'institul vient avec u empressement féliciter Voire Majesté Impériale, et lui renouveler dans cette « auguste circonstance les sentiments d'amour et de respect qu'il lui a voués à <■ jamais. Ces sentiments, communs à tous les bons Français, sont inaltérables, « parce qu'ils ont pour base vos vertus, la gloire de vos armes et les grands « services que vous avez rendus et que vous ne cessez de rendre à la patrie. « Vos victoires ont agrandi le nom français. Vous avez calmé les factions, rétabli « l'ordre et la paix, et nous respirons enfin; après tant de discTOrdes et de « malheurs. Que de titres à notre reconnaissance et à notre dévouement ! Pource suivez, Sire, votre glotieuse carrière : tous les amis de là tranquillité publique « n'auront qu'une volonté, qu'une seule âme pour seconder vos vastes projets, « et la France, gouvernée par vous, deviendra la plus heureuse comme la plus <( puissante des nations. Puisse son génie tutélaire veiller sur vos destinées et « vous accorder de longs jours ! C'est l'unique vœu qui nous reste à former. « Tout ce qui est beau, grand et juste sei-a protégé et encouragé par vos lois, et « celui qui a voulu que scui nom restât inscrit sur la liste des membres de l'Ins- « titut sera le plus ferme appui des sciences et des lettres. Elles tleurirOnt sous « votre emi)ire, dont elles ont déjà ressenti les bienfaits ; leur génie se ranimera « à votre voix, et elles reprendront encore un nouvel essor. Si elles ne peuvent « ajouter à votre gloire, du moins elles consacreront vos gi'aiides actions dans « la mémoire des hommes, cl les beaux-arts ajouteront des guirlandes à vos troi< phées. » Sa Majesté a répondu à peu près en ces termes : i' J'agrée les senli- « ments que le président de l'Institut national me témoigne. Je me fais gloire « d'être membre de ce corps célèbre. Toutes les fois que j'ai assisté à ses « séances, j'ai eu occasion de me convaincre des talents et du bon esprit de « ceux qui le composent. Je vous accorderai toujours la protection qui vous sera « nécessaire pour maintenir la nation française dans l'état d'élévation où elle « est parvenue sous le rapport des sciences, des lettres et des arts. » Après cette réponse générale, l'Empereur a parlé presque à chaque membre cri particulier, avec la plus grande bienveillance; il leur a demandé des détails sur leurs travaux respectifs, et a donné de nouvelles preuves de son étonnante facilité a placer dans sa mémoire tout ce qui est relatif aux hommes qui se sont fait un nom dans queUpie genre que ce soit. Cette espèce de séance, dans laquelle l'Empereur était en quelque sorte redevenu siinple membre de l'Institut, a duré près de trois quarts d'heure. Après quoi le corps a été reconduit jus(ju'à la porte du salon qui est immédiaterneht avant celui du trône par un maître et un aide des cérémonies. » — '< Hier, M. l'c-vènue de Versailles, à la
[12 DKCEMBRE 1804] PARIS SOUS L'EMPHiE 4r.6
lèlo do son cliapilrc ft de toul le clciiio de (•cite ville, lui admis à présonk'r ses hommages à Sa Sainteté. I.c Saint-Père lui a fait espérer qu'il pourrait se rendre à remprcssement des fidèles de Versailles. » — « A dater d"hier, les grands dignitaires, ministres, sénateurs et conseillers d'Etal ont quille le grand costume qu ils ont constamment porté depuis le jour du sacre ; ils ont repris les costumes ordinaires. » — « Le procès verbal de la cérémonie du sacre et du couronnement est dressé et déposé à l'hôtel du ministre secrétaire d'Etat. Les fonctionnaires et députés appelés à Paris pour assister à cette solennité pourront se présenter pour apposer leur signature aujourd'hui mardi, ainsi que mercredi, vendredi et samedi, depuis dix heures du matin jusqu'à quatre heures après-midi. On a voulu que le matériel de cet acte répondit à son importance, et récriture est véritahlemeul un chcF-dVeuvre »
CCYl 21 FUIM.MKK AN XIII (12 DKCEMBKE 1804).
Ml.MSTÈFTE Di: LA POLICE GÉ.NKRALE. — BuLLETlN DU 22 FfUMAlHl-:.
...Surveillance de la librairie . — L'oraison funèbre duducd'Kngliien allribuée à l'abbé de Bouvens, a été vue entre les mains de (|iielques dé|inlés de la garde nationale. Vérifier si cetécril n'a pas été imprimé à Paris et s'il n'en existe pas de dépôt ^ . . .
Caricature. — On vend sous le manteau au Palais du Tribunal une gravure sur le cour(jnnement, au bas de laquelle on vuit une pistache avec celte inscription Pie se tache-. Rechercher et faire saisir cette caricature et en ari'êter les auteurs et distributeurs. (Arch. nat., AF iv, 1491.)
Rapport nii la préfixïure dk police du même .iour.
La fête donnée hier par M. le maréchal d'Lmpire, ministre de la guerre, a attiré un grand concom-s de monde ; elle était brillante, surtout par la réunion des princes et pi'incesses de la cour, des grands dignitaires de l'ICmpirt! et des princes et seigneurs étrangers qui se trouvent dans ce moment à Paris. L'ordre aété maintenu ;iu dehors; il n'y a eu aucun embarras de voilures. La fêle a clé enlièiemenl terminée vers les trois luMires du malin.
On ra|)porte que .M. (jerberl, qui a marqué autrefois parmi les exclusifs du balaillon des Cai-mes et actuellement officier dans le
\. D'aprrs i:i Fraïue tillrrairr dr niierani,rcl ouvr.ige ne l'ut iiii|iriin(' iiiiiMi 1814. 2. Voir plus haut, ji. 441.
4o7 PARIS SOUS L'EMPIRE [12 décembre 1804]
génie, du que, quoiqu'il soit décoré de l'aigle de l;i Légion d'honneur, il n'en esL pas moins allaché aux principes de la liberté, el que beaucoup d'autres partagent son opinion. Il cite, entre autres, M. Lefèvre, d'Arles, ancien coiiiniissaire des guerres.
Tkeâlres. — On a donné hier, au Théâtre-Français, une représentation de Macbelh. Le public a applaudi avec transport- le passage suivant du quatrième acte :
Songe qu'en ce moment riîcosse, par ma voix, Te fait le défenseur, non le tyran des lois. Qu'il leur faut obéir pour que l'on t'obcisse. Guerrier, défends ton jieuplo, el roi, rends-lui justice.
Journaux. — Les feuilles, et principalement la Gazette de France^ donnent aujourd'hui quelques nouvelles dignes d'intérêt, et dont voici la substance. Par Vienne, on apprend que M. .\rbuthnot, ambassadeur d'Angleterre près la Porte, comptait passer à Vienne, même une partie de l'hiver, mais qu'il a reçu de sa cour l'ordre de luUer son départ; que Passwan-Oglou s'est de nouveau révolté contre la Porte ; que toutes liaisons, même commerciales, viennent d'être tout à fait rompues entre l'Allemagne et l'Italie, à cause des progrès de la fièvre jaune, qui s'étendait toujours davantage dans cette dernière contrée ; enfin, qu'on parle de nouveau d'un débarquement que les Anglais projettent d'effectuer en Sicile, mais que la cour de Naples est résolue fie s'opposer à l'exécution de ce projet. Par Francfort, on apprend que le cabinet prussien a définitivement contremandé tous préparatifs de guerre ; que ce cabinet s'occupe toujours de rapprocher les cours de France et de Russie, et que les conférences à ce sujet entre les différents ministres sont très fréquentes ; qu'on a fait prêter aux libraires de Francfort le serment de ne publier aucun ouvrage qui serait dirigé contre une puissance étrangère ou son gouvernement ; qu'il est bruit en Italie du départ préci[jité de presque tous les Anglais de l'État de l'Église, du royaume de Naples et de celui d'Élrurie ; que le roi de Naples vient d'ordonner une levée extrai»rdinaire ; eniin que des lettres d'Italie annoncent l'arrivée à Milan de M. le sénateur Lucien Bonaparte pour y faire quelque séjour. Cet article porte encore qu'à l'exemple d'autres Etals d'Europe, la monarchie autrichienne sera soumise incessamment à une conscription militaire, de laquelle les nobles ne seront point exceptés et qu'à l'avenir nul ne pourra être admis à un emploi civil quelconque, sans avoir fait le service militaire prescrit. Les nouvelles de l'intérieur ont paru ne rien présenter de remarquable, à l'exceptiijii de l'annonce
[12 DÉCEMBRE 1 804] l>AniS SOl'S I.'KMPIIŒ «8 .
faite qu'auprès de llranvilli', cioq nialelots des douanes se sont chargés de sauver un navire français de quarante-six tonneaux, échoué sur des rochers, et l'ont conduit de Bhiinville à Granville, taudis qu'aucun mai'iri ne s'était présenté pour tenter cette traversée. Il n'existe dans les feuilles aucun article sur la morale, ni sur la philosophie, qui [luisse faire le sujet d'une remarque.
Bourse. — Les o 0/0 se maintiennent fermement en hausse. De nombreux achats de M. Fould, agent, ont contribué, dit-on, à ramélioration que le cours a encore éprouvée aujourd'hui, et l'on assure que cette opération est un renouvellement de celle dont on s'est occupé sur la place, d(;puis environ deux mois. Les dispositions favorables aux effets se lurtifient par des bruits de paix, que l'on cherche à insinuer. L'on a annoncé la faillite du sieur Rimbert, marchand de vin. quai de l'Union, n" 22. — 5 0/0, jouissance de vendémiaire an XIII, 38 fr. 10, 38 francs; 58 fr.lO, 38 francs, 38 fr.lO. Actions de la Banque de France, 1.147 fr, 30.
Dubois.
(Arch. nat., F' 3833.)
Journaux.
Gazette de France du 22 frimaire : « Paris, 21 frimaire. ...Le Conseil d'État a repris hier ses travaux. S. M. l'Empereur s'y est rendue vers trois heures, et a levé la séance à six. On s'y est occupé des tribunaux criminels. Il paraît que le code qui les concerne sera cet hiver un des |)rincipaux objets des travaux du Conseil, et que deux séances par semaine seront consacrées à la discussion de ce code. On pense qu'il sera présenté par livre, au Tribunal et au Corps législatif, comme il a été fait pour le code civil, afin que la session ne se termine pas sans que la nation française jouisse au moins d'une partie de ce nouveau bienfait. » — « On se j)Ortait hier, dès dix heures du matin, avec le plus grand empressement, chez le ministre secrétaire d'i-Uat pour signer le procès-verbal de la cérémonie du sacre et du couroimement. L'aftluence était telle qu'il fallait attendre une heure au moins dans le premier salon avant de pouvoir entrer dans celui oii l'on donnait les signatures. Les présidents des collèges électoraux et de cantons, en signant, recevaient une médaille. Les autres fonctionnaires ont été avertis qu'ils la recevraient du ministre dans le département duquel leurs fonctions les placent. Cette médaille est de la grandeur d'une pièce de 5 francs, et, (|uant au type, elle est en tout conforme à la petite mi'-daille qtii a été distribuée par des hérauts d'armes sur les places publiques. Celles distribuées aux présidents des collèges électoraux et de cantons sont en argent ; on assure que les principaux fonctionnaires la recevront en or. Il <mi aété aussi frappé en i>ronze, (|u'on croit destinées aux dépulations militaires. » — « ha colonnade qui s'étend le long de la rivière, depuis le jjalais des Tuileries jusqu'à l'Ilùtel de Ville, se compose d'environ deux cents colonnes, doni la base repose sur des espèces de caisses semblables à des caisses d'orangers, et dont la partie supérieure est surmontée d'uh aigle. Leuf
459 PARIS SOUS L'EMPIRE [13 décembre 1804]
hauteur est de 20 pieds et leur circonférence de 4 à S. Une chaîne non interrompue de guirlandes et de festons en verres de couleurs régnera dans toute la longueur de cette colonnade, et offrira la plus riche illumination qu'on ait peut-être jamais vue. ^>
22 FRIMAIRE AN XIIl (13 DÉCEMBRE -1804).
Ministère dk la police générale. — Bulletin du 23 frimaire.
Paris. Corps municipal. — Les maires et adjoints de Paris se plaignent de ce que la fête de la ville ne se donne pas en leur nom. Us se fondent sur ce qu'ils constituent le corps municipal de la capitale, et que le préfet et le conseil général n'ont que l'administration du département. Il circule qu'ils ont rédigé leurs représentations dans un placet et l'ont adressé aujourd'hui à M. le maréchal Murât, en le
priant de le mettre sous les yeux de Sa Majesté
(Arch. nat., AF iv, 1491.)
Rapport de la préi^kcture de police du même jour.
L'on est parvenu à découvrir qu'un nommé Beugnet de la Pommeraye, ancien maître des requêtes', à présent sans moA'ens d'existence et perdu de dettes colportait secrètement dans quelques sociétés, un libelle ayant pour titre : Oraison funèbre du duc d'Enghien^. Il a été arrêté au moment même où il en était porteur. Cet individu est connu pour un des plus enragés bourbonistes. Il a déclaré qu'il ne voulait ni ne pouvait nommer la personne de qui il tient cet imprimé, mais on espère lui arracher son secret et remonter à la source. Ou sait qu'il a prêté son exemplaire à Madame Latour-Dupin, qui l'a lu chez elle dans son cercle, et qui, avant de le rendre, l'a prêté à plusieurs personnes.
La fête donnée hier par le Sénat conservateur a attiré une foule immense dans les jardins du palais. Le grand vent n'a pas permis de jouir longtemps du coup d'œildes illuminations, mais le public en a été dédommagé par la beauté du feu d'artifice. La fête a fini vers les dix heures du soir et elle a été très gaie. Le défilé des personnes à
1. Je ne trouve ce nom dans aucune des listes du maître des requêtes que donnent VAlmanack royal de 1789 et celui de 1790. i. Voir plus haut, p. i."J6.
[i.l DKrEMRBF. 1804] PAHIS sors I/EMPIIIE 460
pied a éU' loti louix. h raison de rt^xlr-rme arUiience ; il a en lieu néanmoins sans dést)rdre et sans accident. Hrauconj» de jeunes gens nolaniinent des ouvriers, qui avaient assisté à la lèle, ont [tarcouru avec des eyndjales el uiic ^ros>e caisse plusieurs rues, le p.dais du Tribunal el la plate du palais impérial, en chantant el en criant : Vire l'Emperew ! Les |)assants leur répondaient par le même cri.
Jownaux. — On distingue dans la (îazelte fie France quelques nouvelles de l'étranger. L'une annonce le blocus tlu porl de Barcelone par une forte division de l'escadre de l'amiral Nelson. Il paraîtrait même que, dans la ville, on craignait un bombardement. Une autre porte, comme bruit répandu à l'Vancl'url, que le roi de Suède persiste dans son système hostile contre les Fraiu;ais ; qu'il pousse même, assure- t-on, la témérité jusqu'à voidoir déclarer la guerre à la France. Une autre enfin, datée de La Haye, le 7 décembre, contient qtu'lques (:onsiiiératio?is sur les avantages (]ue retirerait la République batave de voir la présidence dévolue à la maison de Nassau. Le reste des nouvelles est, en quelque sorte, une répétition de celles qui ont paru dans les dernières feuilles. Comme nouvelles sur Paris, l'article suivant a été observé dans le Journal des Delxils : M. l'aldié Proyatt, admis à baiser les pieds du Souverain Pontife, a été accueilli avec une extrême bonté par Sa Sainteté, à laquelle il a eu l'honnt'ui' de faii'e l'Iuxurnage de la sixième édition de Louis XVII délrôné avant d'être roi '.
Bourse. — Les négociations de renies se multiplient, el elles ont toujours le même résultat. Le cours s'est encore amélioré, malgré des ventes assez considérables, laites, dil-on, par MM. Havet et Martinet, agents. Il est évident que ce sont les vemleursà découvert qui forcent maintenant la hausse, parce qu'ils commencent à s'alarmer el se trouvent contraints à se remplacer pour arrêter leurs pertes. — 5 0/0, jouissance de vendémiaire, an Mil, 58 fr. 40, 30, 40, :{(), 50, 40.
Ul HOlS.
(Arch. nat., F', 383:5.)
Journaux.
l'itblicisle (lu 23 frimaire : « Paria, le 22 frimaire. . . .La féto du Sénat a lieu aujounl'liui conformétneiil au programme que nous eu avons donné. Lnc foule, très nombreuse, s'est porlée, dès avant midi, au jardin du Luxembourg, où les disposilioiis onl ét(' laites pour umlliplier el diversifier les amusements. Les pri'paratils d'illumiiiatioMS et de feux d'arlilice promellent le plus brillant