‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 116 sur 221 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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[-21 i.KCKMURK 1801] l'Aiiis sors i;rmpiiu-: +76

avaionl donné pour résultat que cet indiviilu setait signalé, dans son payp, par des écarts très marqués fi'opinion el de conduite dans le sens royaliste, et on citait des laits qui m? |»ouvaienl laisser de doute à cet égard. Le préfet de la Dordogne, consullé sur les relations de ce jeune lioiiinn' dans sa patrie, annonce que ce jeune honinie, ignorant, vaniteux, d'un (uiiactére lurltulent, s'est distinjiué à Péi-igueux par ses rixes et ses provocations fréquentes, qui avaient toujours pour luit crinsidlei- les patriotes. Il allecta tcnijours des goûts contraires au gouveinenienl répuitlicait) . Les caresses et les applaudissements que cette conduite lui attira du parti contraire devaierd achever de ynler son caractère. Des rapports à son avantage avaient l'ait connaître que, depuis qu'il était à Paris, il se livrait aux études de la chirurgie et avait changé ses habitudes vicieuses. Peu de temps avant cette scène. Faure recommandait à son père de ne parler qu'avec respect du gouvernement actuel, dont le principe et la mai'che diderenl essentiellement, disait-il, de ceux qui l'ont précédé, fl dont le père n'était pjis le partisan. Ce gouvernement, ajoutait-il, mérite toute l.i vénération et tout rattachement des bons citoyens. Du reste, Faui-e n'entretenait ahsoKiment aucune relation dans ce pays. Ainsi, sa démaiche se trouve en contradiction, non seulement avec les principes qu'on lui avait inspirés, précédemment, mais même avec les sentiments qu'il exprimait récemment à son père. Si on ne considère pas Faure comme un fou, dans le sens strict attaché à ce mot, on doit voir- en lui im esprit très borné, fortement pénétré d'amoiu"-proprc, et poussé par une manie ridicule de faire parler de lui, sans avoir besoin de talents ni d'eirorls

(Ar-ch. nat., AF iv. 1492.)

ItAI'l'ORT \)E LA l'KKFKCTlRE DK POLICE DU MÊME JOIR.

Un des agents les plus actifs des ci-devant princes français se lient caché dans ce moment sous le nom d'Auguste, à Nyon, en Suisse, sur les frontières du département du Léman. Il demeure chez M. Hirde, adjoint à la rnuniii|ialité, et dont la maison est c(mliguè au château. Il entretient une corii^spondance trvs suivit; avec ]*ai'is et l'Allemagne. A l'époque de l'arrestation du duc d'Kughien. il lit phisitMrrs voyages d'.Anglelerre en Fr-ance. H a été autrefois commandant d'artillerie dans rarinée des rebelles de la Vendée. On dit que, depuis longtemps, il sollicite sa radiation de la liste des émigrés, qu'au passage du Saint-Père, il lui a fait remettre une

477 PARIS SOUS L'EMPIRE [21 décembre 1804]

pelilion pour S. M. ll-lmpereur, et que Sa Sainteté a promis de s'intéresser à lui ' .

Militaires. — Les colonels des corps appelés en dépulation pour la cérémonie du sacre murmurent et tiennent beaucoup de propos, à l'occasion de l'ordre qui leur a été donné, par la voie des journaux, de retourner à leurs régiments.

Clergé. — Les prêtres de la paroisse Saint-Sulpice donnent pour certain que l'étal civil va décidément leur être rendu, ainsi que la permission de faire les enterrements comme autrel'ois.

Journaux. — Les nouvelles étrangères, répandues aujourd'hui dans les feuilles, sont très peu considérables, mais quelques-unes présentent un intérêt particulier. On remarque, par exemple, dans le Bulletin politique une noie prise dans la Gazette de Gênes, Uiquelle porte que la cour de Naples est vivement pressée par rAngleteire et par la France de se déclarer ou pour l'une ou pour l'autre. 11 est dit encore que, près de Barlette, dans la partie méridionale du royaume de Naples, il s'est formé, depuis quelque temps, un corps de dix mille hommes de troupes françaises, italiennes et polonaises. Tous les journaux s'accordent à donner la nouvelle de la reconnaissance faite par la Porte de Napoléon comme empereur des Français, et de la nomination d'un ambassadeur extraordinaire pour venir le complimenter. Les articles que les journau;c donnent sur Paris ne sont que des nouvelles de théâtres ou des annonces peu importantes de nouveautés littéraires. . .

Bourse. — Malgré l'embarras de la liquidation, il s'est fait

passablement d'affaires en rentes, et le cours, après quelques

variations orageuses, a paru incliner vers la hausse. La majeure

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