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487 PARIS sors L'EMPIRE 12y in'cF.MiînE 1804]
(l'une clame Dancourl, demeurant aussi dans le Marais, qui lui en avait remis six exemplaires en deux fois diflférentes ; que, de ces six exemplaires, elle en a donné un à M. de Polignac, ancien évèque de Meaux ; qu'elle en a Itrûlé deux, et qu'elle ne sait ce qu'elle a fait des autres. Il est encore résulté de son interrogatoire et de l'examen de ses papiers que celte fille, qui, sous un extérieur très simple, cache ime sorte d'astuce et de finesse, n'a cessé, depuis 1792, de voyager de l'extérieur à l'intérieur ; qu'elle a parcouru la Suisse et l'Allemagne; qu'elle n'a eu de relations qu'avec les émigrés, et plus particulièrement avec des évêques et des prêtres, qui sont hors de France, notamment l'ancien évêque de Boulogne; qu'elle a été constamment et qu'elle est encore leur messagère. La dame Dancourt a été aussi arrêtée et ses papiers ont été saisis. Elle a déhuté dans son interrogatoire par assurer qu'elle ne répondrait rien, qu'elle ne reconnaîtrait personne, et qu'elle était disposée à tous les sacrifices possibles plutôt que de compromettre qui que ce soit. Elle a été confrontée à la demoiselle Butté, dite sœur Louise, mais elle a refusé de la reconnaître, elle a nié l'avoir jamais vue, malgré que celle-ci assurât le contraire, lui soutînt en face que c'était d'elle qu'elle tenait le libelle, lui citât le lieu, le temps où elle lui en avait remis des exemplaires. Les papiers de la dame Dancourt n'ont rien présenté de relatif à l'affaire, sinon une lettre qui prouve ses liaisons avec la sœur Louise; mais, interpellée à cet égard, la demoiselle Dancourt a gardé encore le silence. On y a trouvé aussi la preuve de ses liaisons avec Charles Dhozier et son frère; et elle paraît être assez leur intime pour s'être chargée de leurs ad'aires. Elle a encore refusé de répondre aux questions qui lui ont été faites sur cet objet. Enfin, jusques à présent, il a été impossible de lui arracher un aveu. Cette dame, âgée de quarante ans, est l'épouse d'un ancien officier aux gardes, âgé de soixantedix ans, qui vit retiré à Pontrancart*, département de la Seine-Inférieure. D'après les renseignements qui me sont parvenus, la dame Dancourt est un des agents les plus actifs des Bourbons, et, mettant à profit l'espèce d'obscurité où elle se tient, elle les sert avec plus de sécurité et de succès. La religieuse capucine est l'intermédiaire dont elle parait se servir habituellement ; et celle-ci, à son tour, fait du sieur La Pommeraye un distributeur de pamphlets et de nouvelles. La Pommeraye est aussi connu depuis longtemps pour le bourboniste le plus exagéré ; il s'est fait remarquer de tout temps dans les groupes des Tuileries. Il a ajouté à ses aveux qu'il avait prêté le libelle à