T DÉCEMBRE 1804] HAHIS SOUS L'EMPIRE
'•/ te ijoûl- Tout ouvrage destiné au concours doit être composé de cent vers au moins. Le prix d'éloquence a eu pour sujet le tableau littéraire de la Franco dans le xviii» siècle. Voici les conditions du concours. Toute personne, à Pexceplion des membres de l'Instilul, est admise à concourir. Aucun ouvrage envoyé au concours ne doit porter le nom de l'auteur, mais seulement une sentence ou devise: on pourra, si l'on veut, y attacher un billet séparé et cacheté, qui renfermera, outre la sentence ou devise, le nom et l'adresse de l'auteur; ce billet ne sera ouvert que dans le cas où la pièce aura remporté le prix. Les ouvrages destinés au concours peuvent être envoyés au secrétariat de l'Institut, en aflranchissant le paquet qui les contiendra : le commis au secrétariat on donnera des récépissés. On peut aussi les adresser, franc de port, au secrétaire perpétuel de la classe de la langue et de la littérature française. Les concurrents sont prévenus que l'Institut ne rendra aucun des ouvrages qui auront été envoyés au concours. Les auteurs auront la liberté d'en faire prendre des copies, s'ils en ont besoin. La commission administrative de l'Institut délivrera la médaille d'or au porteur du récépissé, et, dans le cas où il n'y aurait point de récépissé, la médaille ne sera remise qu'à l'auteur même ou au porteur de sa procuration. M. Morellot a lu des observations sur les sujets proposés pour les prix. M. Arnault a lu plusieurs fables. » — Courrier français du 7 nivôse : « PaiHs, 6 nivôse. ... Le tableau des Sabines, par David, est, depuis quelques jours, exposé gratuitement aux regards du public ; ceux qui ne l'ont pas encore vu iront le voir et l'admirer; ceux qui l'ont vu le reverront avec plaisir ; la critique est épuisée, le plaisir se prolonge. » — Bulletin politique du 7 nivôse : « Paris, le 6 nivôse. ...Les jeudis vont ilevenir les beaux jours du Théâtre-Français, comme l'étaient autrefois les mercredis. Les acteurs ont reçu l'ordre de jouer tous les jeudis une tragédie qui leur sera indiquée, et de n'en remplir les rôles que par les premiers talents. » — o Naudet, qui vient d'obtenir sa retraite, doit rester encore un mois au Théâtre-Français pour donner à ses successeurs le temps d'apprendre les rôles de son emploi. Ces rôles seront partagés entre Saint-Phal et Baptiste aîné. » — « Il est temps pour Damas de renoncer aux rôles qui sont trop jeunes pour lui, tels que Britannicus, Hippolyte, Séide, Ërjisle, etc. Un Britannicus de trente ans, sans doute, est très ridicule ; mais ce qui l'est bien davantage, c'est une Ciytemneslre de vingt ans à côté d'une Iphiyénie de quarante. » — « Le Susceptible qu'on a joué hier, au Théâtre de l'Impératrice, a eu un grand succès '. La pièce est de M. Picard, qui a été demandé et s'est rendu aux invitations du public. Le fond de l'ouvrage est néanmoins un peu faible, et le sujet n'était pas susceptible d'un grand intérêt; mais il y a de la vivacité dans le dialogue, des traits d'esprit et de ces saillies heureuses qui distinguent les productions de l'auteur. M. Picard a d'ailleurs animé cette représentation par la gaité de son jeu, et M. Vigny avait pris parfaitement l'esprit et le caractère de son rôle. Après la représentation du Susceptible, Picard se propose de remettre la Nouvelle École des femmes, de Boissy. M"« Lcvort dont les débuts au Théâtre de Louvois ont été très brillants, jouera un rôle très distingué dans cette pièce. » — « Il y avait beaucoup de monde à la reprise de Camille du musicien français Dalayrac. On a comparé les deux compositeurs, et il a été presque universellement