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silili.'S à la |irét'érenoe que Sa Majesté a (bmiiée aux j^énéraiix en assislaiil à leur fêle; on dit encore i|ne les militaires murmurent beaucoup lie ce que l'on va. assurent-ils, d minuer leurs |)ensions. Le nïédecin En^ueliar«l, demeurant rue Sainte-Apolline, répand que les patriotes sont désolés du discours pr(Uioncé par le sieur Bozange, député du département de l'Ourte ', qu'ils regardaient comme un des |)lus lidèles des leurs. Malgré les claljaudages des coteries et les propos de quelques hommes à parti, on remarque, depuis le couronnement de Sa Majesté Impériale, plus de calme, plus de rapprochement dans les opinions et l'impression d'un véritable attachement au gouvernement.
Militaires. — Le 4 de ce mois, des militaires italiens, casernes à Saint-Denis, se S(jnt pris de querelle dans un cabaret de cette commune et en vinrent aux coup>. Le nommé Agace, imprimeur en indienne, qui se trouvait présent, ayant voulu les apaiser, a reçu sur la télé un coup de sabre que l'on croit mortel.
Journaux. — Les feuilles de ce jour sont presque uniquement remplies par le manifeste de la cour d'Espagne contre l'Angleterre; le reste consiste en articles littéraires de la moindre importance. . .
Bourse. — Les négociations de renies n'ont pas été nombreuses et le cours a été constamment faible; il a même paru au moment de la clôtiue incliner fortement à la baisse. L'absence des preneurs est évidemment le seul iiKttifdece refroidissement. Les actions de la lîanque se maintiennent fortement en hausse. Les transactions commerciales sont toujour's très calmes. — 5 0/0, jouissance de vendémiaire an XIII, 58 francs, 57 fr. 85, 90, 85, 80, 85. Idem, jouissance de germinal, 55 fr. 40. Actions de la Banque de France, 1.16:2 fr. 50, 1 .160 francs.
Dubois.
(Arcti. uat., V, 3833.)
Moniteur du 10 nivôse : « Paris, le 9 nioôse. ...Voici quelques détails siu- la iV'te donnée mercredi au Théâtre Olympique à Leurs Altesses Impériales et aux grands dij^nitaircs de l'Empire, par MM. les généraux de terre cl de mer. S. .M. l'Empereur, les princes et les princesses ont honoré celte fêle de leur présence. L'Impératrice, qui esl indisposée depuis plusieurs jours, daiyne faire pari des rc^rels qu'elle éprouvait de ne pouvoir se rendre aux vujax des premiers chefs de nos armées. Cotle lele se composait d'un banquet de près do deux cimTIs piTsonnes réunies a la même table ; d'une canlale
1. Il s'agil sans doulo d Un djpulé à la cérctuonie du couronnement de Napidcon,
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intitulée Thrasybule, de la composilioii de M. Beaunier, musique de M. Berlon ; d'une pièce en vaudeville, d'un très beau ballet, et elle s'est terminée par un bal magnifique. Le local si élégant de la salle du Théâtre Olympique semblait s'être agrandi pour suffire à ces divers genres de s|)eclacles. La salle de réception était dans le foyer, qu'on avait transformé en salon militaire, au moyen de riches trophées dont on l'avait orné. Ce n'étaient pas de vaines peintures, mais des armes véritables, monuments des siècles de chevalerie conservés au Muséum de la guerre Les noms de Duguesclin, de Bavard, de Montmorency, de Clisson, de Nemours, de Bouillon, de Vendôme, de Coucy et plusieurs autres, non moins célèbres, se lisaient aux pieds des armures. Les boucliers, les lances, les épées de ces héros étaient appendns sur les murs; les drapeaux, monuments de nos dernières victoires en Egypte, en Italie, etc., ornaient la voùle et tlollaienl au-dessus des bustes de Desaix, de Kléber, de Joubert, de Caiïarelli et autres généraux qui les ont conquis au prix de leur sang et de leur vie. Le chef intrépide qui partagea leurs périls et les guidait à la victoire était au milieu sur un cippe. Au bas de son buste, couronné de lauriers, on lisait : Les f/éuéraux de terre et de mer à l'Empereur. La salle de spectacle et le théâtre, réunis, et composant une salle immense pour le repas, était décorée des mêmes attributs. Les princes Joseph et Louis assistèrent au dîner. Une musique militaire se faisait entendre à chacune des santés, qui ont été portées dans l'ordre suivant : A l'Empereur ! le Pas de charge, une fanfare. A l'Impératrice ! un air de la Belle Arsône, une fanfare. Aux princes de la famille impériale ! une fanfare. A la prospérité de l'Empire ! Le Chant du départ, une fanfare. L'Empereur arriva à huit heures et partit à minuit, après avoir vu la représentation du vaudeville, dont Charlemagne était le héros. Plusieurs couplets ont été redemandés ; ils faisaient tous allusion au grand homme qui nous gouverne. Le spectacle fut terminé par un ballet dans lequel dansèrent les premiers sujets de l'Opéra, .lamais on ne vit de réunion plus nombreuse et plus brillante : toutes les femmes étaient d'une élégance remarquable On ignorait qu'après le départ de l'Empereur il dût y avoir un bal ; mais, dans l'espace d'une demi-heure, un plancher fut établi sur le parterre, de niveau avec le reste du théâtre, et le bal s'ouvrit. » — Journal des Débals du 10 nivôse : « Paris, 9 nivôse. L'Empereur a signé, dimanche dernier, le contrat de mariage du général Dupont, grand officier de la Légion d'honneur, avec M"" Bergon, fille de l'administrateur général des forêts. » — Gazette de Franjce du 10 nivôse : « Paris, 9 nivôse. Hier, à midi, environ douze cents personnes, dont la plus grande partie étaient des dames, ont reçu la bénédiction de Sa Sainteté dans la grande galerie du .Musée Napoléon. Aujourd'hui, dès huit heures du matin, le chœur et la nef île Saint-Roch étaient remplis. Sa Sainteté y est arrivée à dix heures. Le verset 7'« es Peints a été chanté par le clergé. Le bel orgue de cette église, qui était dégradé pendant la Révolution, n'est pas encore entièrement ré|)aré : la privation d'une musique religieuse, accoutumée à exprimer la piété et la joie des fidèles, n'a jamais été plus vivement sentie. Le Saint-Père a d'abord été conduit à la chapelle du Calvaire, où le Saint-Sacrement était exposé. Sa Sainteté la encensé, et M l'évèque de La Rochelle a donné le salut. Le Saint-Père est venu ensuite au grand autel et a dit la messe. Le pain béni a été présenté par Mme (Je Fitz-.lames, qui a en même tomi)s baisé les pieds de Sa Sainteté,
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suivant le cérémonial d'usage. Après la messe d'actions de grâces, le Saint- Père a admis à lui baiser les pieds le clergé, les membres du conseil municipal de larrondissoment, les administrateurs de la paroisse et les membres du bureau d*' Itienfaisance En sortant le Saiul-Père a donné sa bénédicliou au peuple, (jui couvrait toute cette |)artie de la rue Saint-Ilonoré, et qui a donné les marques les ]tlus unanimes de sa véuéralion pour Sa Sainteté... » —Journal des Demies du 10 nivôse : « Paris, ce 9 nivôse. ...Les bougies roses, pistache, couleur de chair, bleu-de-ciol, dont nos pères faisaient usage, et qui depuis longtemps étaient tombées dans l'oubli, reparurent, pour la première fois, il y a environ trois ans : aujourd'hui elles sont plus à la mode que les bougies blanches, l'ne des plus jolies femmes revient de Londres ; elle passe trois ou quatre heures à sa toilette ; il est midi ; on ferme toutes les fenêtres du salon ; les girandoles et les glaces réfléchissent des bougies roses ; Madame est portée dans son lit, qui ressemble à un reposoir ; sur sa chilVonnière on place des eaux spiritueuses et des vases remplis de Heurs ; enlin. quand Madame est couchée, elle est visible pour tout le monde. Et. le lendemain, toutes les jolies femmes se couchent parées et reçoivent tout le monde à la lueur des bougies roses. »
GCXXV iO NIVOSE AN XIII (31 DÉCEMBRE 1804).
UapPOKT de la préfecture de police du h NIVOSE.
Les inarcliands d'objets de luxe et de sucrerie, les bijoutiers surtout, disent qu'ils vendent beaucoup plus cette année que les précédentes. Les boutiques, en effet, n'ont cessé d'être remplies d'acheteurs depuis liier matin, et sont restées ouvertes jusques après minuit. La tilc des vititiires a été et est encore très considérable dans les rues Saint-Honoré et des Lombards. Lé plus grand ordre est établi partout.
Réunions. — Parmi les anciens nobles qui ont encore la folie <le croire au rétablissement des Bourbons, on remarque l'ex-marquis de Tilmon, demeurant rue de Provence. On rapporte qu'il se plaît î\ répéter qu'il a reçu des avis certains, que le cabinet de Londres est plus que jamais décidé à servir leur cause, et qu'une nouvelle coalition des puissances étrangères est immanquable. Ce M. de Tilmon affecte un grand air de contentement et de satisfaction. (Arch. nal., F', 3833.)
Journaux,
Monitenr du il iiivAse : « Paris, le 10 nivôse. Aujourd'hui à deux heures .MM. les députés de la ville libre et impériale de Francfort ont été admis à
503 PAUIS SOUS L'EMPIRE [{^^ janvier 1805]
prendre congé de S. M. l'Impératrice. » — « Le Saint-Père a visité, le 8, l'église de Saint-Roch, là, comme dans tous les autres lieux où elle s'est rendue, Sa Sainteté a été l'objet de l'empressement religieux d'une foule innombrable accourue pour participer à ses bénédictions. Le plus grand ordre a régné partout. » — S. E. le cardinal Antonelli est entièrement rétabli de sa maladie. » — Gazelle de France du 11 nivôse : « S. E. M. le cardinal-archevêque de Paris, vient de publier un mandement qui ordonne que le Te Deum sera chanté dans toutes les églises de son diocèse, en actions de grâces du sacre et du couronnement de S. M. l'Empereur. » — « Le procès existant entre MM. Bossange et C'^ et Moutardier, au sujet du dictionnaire de l'Académie, et sur lequel Moutardier a obtenu trois jugements en sa faveur, se plaide depuis mercredi à la Cour de justice de Rouen. Dans ce procès, dont les journaux ont parlé |)lusieurs fois, il s'agit plus particulièrement de savoir : 1** si le Dictionnaire de l'Académie, édition de 1762, a dû être considéré comme propriété commune, à l'expiration du privilège; 2° si, en réimprimant ce dictionnaire avec une augmentation de plus d'un quart, il y a eu contrefaçon. » — Bulletin politique du 11 nivôse : « Paris, le 10 nivôse... M^'c" Collomb et Chevigny, célèbres danseuses de l'Opéra, ont reçii leur déniission. On ne pouvait mieux 6ai/er que la première. Quant à la seconde, supérieure comme danseuse et comme pantomime, elle ajoutait à sa beauté ce qui manque à bien des jolies femmes, je veux dire un air de volupté ; la voir, c'était enêtre amoureux. » — Journal de Paris du 11 nivôse : « Autrefois on ne parlait gigot, aloyau, sauces et ragoûts que dans l'antichambre et à la cuisine : maintenant les hommes de bon ton aiment surtout à parler de bonne chère; et une petite hiaîtresse quittera l'entretien qui ne roule que sur les Inibans et les chifl'ons pour parler émincé au suprême, truffe à la lyonnaise et riz à la turque. En général, on s'occupe beaucoup de bonne chère, même hors de la table, et la conversation du jour n'est pas frivole, légère comme autrefois, mais très gourmande, et par conséquent très substantielle. »
CGXXVI
11 NIVOSE AN XIII (l*-- JANVIER 1805).
Rapport de la prékecturk de police du 12 nivôse.
Réunions. — L'ordre donné par S. M. l'Empereur de faire vaquer les tribunaux et les administrations le jour d'hier, la faculté accordée aux Français de se livrer au plaisir et de faire revivre un usage consacré par des siècles et que de longues années de révolution n'avaient pu faire oublier, ont pr(»duit une vive sensation. Toutes les classes du peuple se sont abandonnées à la joie, tout le jour et une [jartie de la nuit. L'ordre et la tranquillité n'ont cessé de régner partout.
Ecole polytechnique. — Hier, au moment où les élevés de cette
[!"• iwviKH 180r.]
école, aprcs avoir passe la revue <lii gouverneur, prêtaient le i^ermenl <lf fidélité à Sa Majesté Imiiériale, le nommé Bri?Pot', l'un d'eux, a élevé la voix et a dit qu'il refusait de [U'èler ce sermenl. 1! est parvenu de suite à s'évadi-r.
Journaux. — Suivant le Journal de Paris, on assure que S. E. le cardinal Caprara a reçu de Rome, en date du 18 décembre, une lettre par laquelle le pecrétaire d'État lui annonce qu'un ballon, ayant la forme d'une couronne impériale, et étant orné de verres de couleur, est tombé sur le lac Bracciano, à peu de distance de Rome. On pensait, ajoute-l-il, qu'il pouvait avoir été lancé k Paris à l'occasion du sacre de Sa Majesté Impériale. Il paraît s'affirmer que ce ballon est en effet le même que celui enlevé devant l'IIAlel de Ville, le jour de la fête et qui a parcouru la distance de Paris à Rome en quarante-six heures. Le reste des journaux est rempli par le discours que S. E. le ministre de l'intérieur a prononcé au Corps législatif sur la situation de l'Empire français...
Bourse. — Les cinq pour cent ont été constamment offerts, et leur cours a éprouvé une baisse très sensible. L'on attribue cette réaction au renouvellement des bruits inquiétants qui s'étaient déjà répandus, il y a quelque temps, relativement aux troupes que l'Empereur a fait filer sur les frontières de l'Italie. Les autres effets n'ont point varié. — 5 0/0, jouissance de vendémiaire an XIII, 57 fr. oO, 5.5, 50, 55, 40, 30. Idem, jouissance de germinal, 55 francs. Actions de la Banque de France, 1.162 !r. 50.
Dubois.
(Arrh. nat., F^ 3833.)
Journaux.
Moniteur du 12 nivôse : « Beaux-Arts, M. Fortin, statuaire, membre de la ci-dcvanl Académie royale do peinture et de sculptuie, n'ayant pas pu exposer au Salon une figure on pied de S. M. rEmpcrour, et désirant la soumettre aux yeux du public, a rhoniiour de le prévenir qu'elle est exposée dans son atelier, enclos de la nouvelle Madeleine, la porte vis-à-vis la porte de Suresnes, n" 1043, depuis dix heures jusqu'à quatre. « — Moniteur da 13 nivôse : Paris, Ip itnivôsi'. ...Mardi, 11 nivôse (le"" janvier 1805). il y a eu messe dans la chapelle dos Tuileries. Après la messe, l'Empereur s'est arrêté dans les appartement^^, oii il a trouvé les membres des premiers corps de lÉlat et ceux des principales aniorités, ainsi qu'un grand nombre d'évêques, de généraux et d'offloiers supérieurs. Après relie audience, les ministres et les grands officiers ont été admis à présenter leurs hommages à Sa Majesté dans la salle du trône. A doux heures, les membres duCorps diplomatiquoonl été conduits à laudiouce.