‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 136 sur 221 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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539 PARIS SOUS L'EMPIRE [17 janvier 1805]

lui a accordée le Corps législalir, en le chargeant.de Texécution d'un monument auquel il attache tant de prix. . . » — Courrier français du 26 nivôse: « Paris, 26 nivôse. La statue de l'Empereur, élevée dans la salle du Corps législatif, représente Sa Majesté tenant à la mani le Gode civil. On lit sur le piédestal : A Napoléon, premier empereur, le Corps législatif. Fontanes, président ; questeurs: Delatre, Jacopin, Vieyiot-Vaublanc, Terrasson. La statue est de l'un de nos meilleurs artistes, M. Chaudet. » — « C'est S.A.I. le prince Joseph qui commandait, sous les ordres de l'Empereur, à la parade qui a eu lieu dimanche devant le Palais des Tuileries. Après la parade, les députés de la République de Lucques ont eu leur audience de congé »

CGXLII

Rapport de la préfecture de police du 28 nivôse.

On est parvenu à découvrir que l'oraison funèbre de l'ex-duc d'Enghien avait été imprimée par le nommé Guerbart, imprimeur, rue de Sorbonne^. Il a été arrêté, et ses papiers ont été saisis. On a trouvé chez lui plusieurs exemplaires de ce pamphlet et de deux autres écrits, l'un ayant pour titre : Réclamation canonique adressée au Pape; et l'autre: Lettre à l'évêque de Saint-Pol-de-Léon. Ces deux ouvrages sont un ramas de déclamations virulentes contre le Concordat et contre le gouvernement. Guerbart a déclaré que ces trois écrits étaient du même auteur, qu'ils avaient été tirés à mille exemplaires chacun; mais il n'a voulu dire jusqu'à présent, le nom de cet auteur, qu'il assure être un prêtre non soumis au Concordat. On continue l'interrogatoire et la recherche des dépôts de ces ouvrages ; on espère parvenir à les trouver^.

Réunions. — Les réunions n'ont rien offert de remarquable. Les bruits sont toujours à la guerre.

Journaux. — Le RuUetin politique annonce, comme bruit répandu à Paris, que, malgré les précautions, même sévères, des préfets des départements frontières, la fièvre jaune s'est communiquée à Nice, et qu'on ajoute même que déjà il y est mort quelques individus, en remarquant que les personnes grasses et robustes en sont les premières

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