ciir plus liant, p
2. Il y avait eu ellel, rue de Taraune, '■'>, un avoué du nom de Uatel.
[18 JANViEii 1805] PARIS SOUS L'EMPIRE 542
sociétés, (jue M. d'Oubril, en se rendant de Francfort à Sainl-Pélerslioiirg, a visité le comte de Lille*. — L'évéque d'Arras est mort à Londres.
(Arcli. nal., AFiv, 14'J2.)
RaPI'OKT I)K I.A l'KKFKCTUHi: DE POLICK DU MÊMK JOUK.
Militaires. — Avant-hier, des militaires de la garde italienne se sont portés aux [)lus violents exd's dans la commune de Saint-Denis. Plusieurs habitants auxquels il était dû par ces militaires, ayant appris qu'ils avaient reçu ordre de partir, et voulant, pour garantie de leurs créances, garder des effets, vingt-cinq à trente de ces soldats se réunirent et se portèrent chez le sieur Petit, cordonnier, l'un des créanciers. Des explications on en vint aux injures ; le tapage allait croissant, lorsque la brigade de gendarmerie se porta sur les lieux. Au moment où elle voulait empêcher les voies de fait, un des gendarines reçut un coup de sabre qui lui coupa le tendon de l'avant-bras, et il en restera estropié. Les autorités constituées se sont rendues sur les lieux, et ce n'est qu'avec la plus grande peine que l'on est parvenu à dissiper le rassemblement. Le maire a dénoncé au lieutenant-colonel l'officier qui a paru être l'un des moteurs du trouble et du désordre.
Guerbart, qui a imprimé l'oraison funèbre de l'ex-duc d'Enghien, et dont il a été question au rapport d'hier, a déclaré, dans un nouvel interrogatoire, qu'il en avait remis cinq ou six cents à l'avoué Ratel, son ami. Il a cherché ensuite à atténuer cette déclaration et. prétendu s'être trompé et avoir voulu dire l'auteur, dont il prétend ignorer le nom.
L'agent des ci-devant princes, signalé sous le nom d'Auguste, et que l'on a dit, ilans le rapport du 1^' de ce mois*, être caché chez M. Hinle^, à Nyon, en Suisse, stu- les frontières du département du Léman, est im des officiers qui, en 89, fut chargé d'arrêter M. d'Éprémesnil au milieu du Parlement. Il a servi dans l'armée de Condé, en qualité de colonel de dragons. Il commandait l'avant-garde, lorsque le prince Charles passa le Rhin. Il était très lié avec l'ex-duc d'Enghien, et c'est depuis l'arrestation de ce dernier ; qu'il se tient caché avec le plus grand soin. 11 a reçu dernièrement deux lettres de Paris ;