francs, 1.217 fr
Dubois.
(Arch. nat., F', 3833.)
Journaux.
Gazette de France du li pluviôse: « Paris, â pluviôse. ...Le Panthéon perd en partie l'avantage de sa belle situation, à cause des rues adjacentes qui sont la plupart étroites et tortueuses. Les habitants de ce quartier ont, dit-on, demandé à Son Exe. le ministre de l'intérieur l'exécution d'un plan d'après lequel une rue percée depuis la place Saint-Michel jusqu'à la rue Saint-Jacques, conduirait directement sous le portique du Panthéon. Cet édifice, ainsi dégagé, serait aperçu de la place Sainl-Michcl, à laquelle il procurerait une très belle perspective. »
5 PLUVIOSE AN XIIl (25 JANVIER 1805).
MlNISTKRK DE LA POLICE GI^;NÉRALE. — RuLLETIN DU d l'LUVIOSE.
Il enseignement S à suivre. — /iéunion maçonnique. — On aiuionce que dans un barupiel maçonnique, qui doit avoir eu lieu dimanche dernier (sic), à l'IiAlel d'Aligre, on a rejeté le toast proposé en l'honneur du prince Joseph, grand maître de ('(trdre, sous prétexte (pièce
557 PARIS SOUS L'EMPIRE [25 janvier 1805]
prince venait d'accepter le titre de roi, et que les statuts défendent de reconnaître pour grand maître une tète couronnée. On désigne le sieur Lefèvre, chanteur à l'Opéra, comme s'étant montré un des plus forts opposants. — Vérifier.
Oraison funèbre du duc d'Enghien. — Des renseignements, qui paraissent positifs, annoncent qu'il se fait en ce moment, à Toulouse, une nouvelle édition de ce libelle, avec des notes considérables. — Prendre les mesures les plus promptes pour en empêcher la circulation et pour découvrir et faire arrêter l'imprimeur
(Arch. nat., AF iv, 1492.)
Rappokt de la préfecture de police du même jour.
On a découvert que le véritable éditeur et premier distributeur de l'oraison funèbre de l'ex-duc d'Enghien, de la lettre de l'évêque de Saint-Pol-de-Léon, etc., était un prêtre qui se tenait caché soigneusement chez une ex-religieuse carmélite*. Cet individu a été arrêté et ses papiers ont été saisis. Il se nomme Delaneuville, et il est natif de Bordeaux. Il n'est muni d'aucune espèce de papiers de sûreté. On a trouvé chez lui quarante exemplaires de la nouvelle édition de l'oraison funèbre, imprimée tout récemment à Toulouse, seize exemplaires de la lettre de l'évêque de Saint-Pol-de-Léon, et nombre d'ouvrages contre le Concordat, tels que la Lettre à M. Primat, évêque constitutionnel des départetnents du Nord et du Rhône ; la Lettre à M. le cardinal-légat ; les Réclamations canoniques adressées au Saint-Père ; les Lettres de l'ancien évêque de Tarbes ; la Défense du jugement de C Eglise sur la Constitution civile du Clergé en 1803 ; les Mémoires des évêques résidant à Londres ; les suppléments à ces mémoires, et enfin, la Lettre à M. X. . . , sur l'ouvrage intitulé: Du Pape et de ses droits religieux, à V occasion du Concordat. On a également trouvé dans sa correspondance la liste de presque toutes les personnes auxquelles il a fourni un exemplaire de l'Oraison funèbre ; c'est lui qui a fait faire la première édition chez Guerbart, à Paris, et la seconde à Toulouse. Quoiqu'il se tienne sur la plus sévère défensive, on est parvenu à savoir le nom de son correspondant à Toulouse, et c'est le sieur Petavis, négociant. C'est à Toulouse qu'arrive toute la correspondance avec Londres, et c'est de là qu'elle est envoyée à Paris. Toutes les lettres trouvées chez l'abbé
1. Kn mar^'c, d Une autre luiin : « On a donné avis à M. le conseiller d'Klat du 3' arrondissement, S pluviôse. »
Delaiieuville sont un tissu iralrocilôs conlie le gouvernement. On puit avec soin celte affaire, qui paraîl avoir encore beaucoup de ramificalioii?.
Réunions. — On dit chez M. de Cello ' que, ?i la guerre vient à avoir lieu entre la l'rance et l'Allemagne, le roi de Prusse est déciçlé à prendre sous sa protection |)lusieurs princes de l'Empire germanique.
Franc- Maçonnerie. — Le calme qui s'était rétabli dans la Franc- Maçonnerie n'a pas été de longue durée. Les Ecossais veulent sp reconstituer à part et briser avec le Grand-Orient. On croit que celui-ci succombera dans la lutte. Plusieurs maçons assurent qu'il y a au Grand-Orient quelques frères qui trouvent fort commode de se partager environ GO. 000 francs qu'on prélève tous les ans sur les autres loges. Les Ecossais créent une loge dans ce moment- ci, et doivent lui donner le titre distinctif de l'impératrice Joséphine. On dit que M. le maréchal-gouverneur- doit être un des grands dignitaires, et il doit y avoir demain une conférence à ce sujet.
Journaux. — Le peu de nouvelles qu'on aperçoit dans les feuilles de ce jour ne sont en quelque sorte que la répétition de celles de la veille. Le Pablicisle confirme ce qui a déjà été dit des bruits répandus sur une intervention des cours de Berlin et de Vienne pour le rétablissement de la paix entre la France et l'Angleterre, et l'on s'attend, ajoute-t-il, à une entière réconciliation. — Parmi les articles de la Gazelle de France., on en distingue un écrit de Baltimore, le 26 novembre, annonçant que les vaisseaux de guerre anglais le Léandre el le Cambrian étaient retournés à Halifax, le 15 novembre, après avoir poursuivi sans succès les frégates françaises qui avaient fait voile de New-York, au commencement du même mois. — Ce que la même Gazelle extrait des journaux d'Italie porte que tout est tran- «luille 'laus la Sicile, qiioiipi'il s'y trouve plusieurs agents anglais qui font de grands achats de vivres pour les magasins de Malte, d'oti l'amiral Nelson tire ses subsistances. Plusieurs personnes croient, est-il dit en outre, que la cour de Naples pourrait |)rendre une part active dans la guerre d'Espagne contre l'Angleterre. On ne remarque de nouveau, dans les articles publiés sur l'intérieur, que l'annonce faite, i)ar une lettre datée de Nantes, le l»"" de ce mois, que la frégate anglaise la iJoris, de 36 canons, capitaine Kampel, s'était perdue sur la côte du Croisic, et «pi'on était occupé à en retirer les débris. — Ce que les feuilles contiennent du l'esle est déjà connu. . .
\. Ministre «le Urivit-re à l*aris.