‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 159 sur 221 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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[7 KF.vuiRn 180;>] PARIS SOUS L'EMPIlîE 590

tail le [«lus, c'est qu'on en a acquis la cerlitiule. On continue l'examen.

Dans le reste de la lettre d'Avifjnon, adressée à Bournissac, et dont il a été (j'iestiitn au rapport d'hier', l'auteur accuse réception d'un envoi par l'intermédiaire d'ime dame Delahaye (il s'agit de la réclamation des évoques). Il désire que Dieu soutienne dans la même voie ceux qui ont signé ; il annonce qu'il se dispose à faire ses envois, soit à Béziers, soit à Marseille, ainsi qu'à l'ami Joyeux, pour Montpellier. On parle ensuite de l'arrestation d'un nommé Guyon, mis en prison à Nîmes, pour un vol de marchandises, montant à 150.000 livres. On dit que cela fera beaucoup d'honneur à l'œuvre de la sœur Augustine, qui avait prédit qu'elle voyait cet individu enfoncé jusqu'au col dans le bourbier. Le reste de la lettre ne comporte que des affaires de famille.

Réunions. — On répamlait hier que tout était en mouvement à Boulogne, qu'il y arrivait de nouvelles troupes, que beaucoup de forces maritimes s'y réunissaient, et l'on en conjecturait que la grande expédition allait avoir lieu.

Franc-maçonnerie. — Les troubles agitent plus que jamais la franc-maçonnerie ; les partisans du rit écossais ne tarderont pas, diton, à succomber. Ils sont dénoncés au Grand-Orient comme des intrus. On prétend (ju'im sieur Mathew, demeurant à Kouen, est le seul qui puisse constituer des loges écossaises. On lui a dépêché un frère. Il a déclaré n'en avoir constitué aucune à Paris et autorisé le courrier à faire part de sa déclaration au Grand-Orient.

Journaux. — Le Journal des Débats donne des n»)uvellcs de Constantinople qui annoncent que M. le maréchal Brune a quitté cette ville, le i'.i décembre, et y a laissé comme chargé d'affaires M. Parandier, secrétaire de la Légation française. La Porte l'avait fait prier, par un interprète, de vouloir bien attendre quelques jours encore. M. le maréchal Brime attendit effectivement une réi)onse catégorique pendant le délai qui lui avait été demandé, et, n'en ayant aucune, il continua sa route avec sa famille, qui était verme le rejoindre. - Les nouvelles de Hambourg, données par la même feuille, confirment ce qui a été répandu précédemment au sujet de la médiation d'ime graïuJe cour, pour opérer le rapprochement de la Bussie et de la France. — Il règne, disent les nouvelles dormées par le Journal du Commerce, comme venues aussi par Ilambiuirg, entre les deux premières puissances de rAUemague et la France, une harmonie si par-

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