‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 163 sur 221 · francs, 1.207 fr · texte numérisé non relu

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Dubois.

(Arch. nat., F', 38.33.)

CGLXYIII

23 PLUVIOSE AN XllI (12 FF:VRIER 180.5).

Rapport de la préfecture de police du 24 pluviôse.

Le nommé Monney, suisse de l'église de Saint-Étienne-du-Monl, l'un lies plus ardents Condéens, et dont il a été question au rapport d'hier', a été arrêté ce matin, et ses papiers ont été saisis. Il a d'abord nié avoir jamais servi dans l'armée de Condé, et il a prétendn n'avoir point quitté la Suisse depuis 1792 jusqu'en 1802. Mais, pressé par les questions, il a fini par avouer qu'il avait servi douze ans dans cette armée en qualité de cavalier au régiment Dauphin, dont le sieur Dulac de Caxefort était le colonel. H a convenu de ses liaisons avec Poupart, l'abbé Alary, les nommés Fouillartet Foret, gendarmes, qu'il a connus à l'armée de Condé ; il a indiqué quelques-uns de ses anciens camarades, rentrés comme lui sans amnistie, et qui sont à Paris sans place et sans occupation ; enfin il a dit qu'il s'était décidé à donner asile dans une chambre de l'église de Saint-Étienne à ceux d'entre eux qui seraient poursuivis, ou qui auraient quelques inquiétudes. Interrogé sui- les trente Condéens que Poupart a dit être prêts à attenter aux jours de Sa .Majesté à la première occasion, il a répondu qu'il était possible qu'on un ait parlé chez Poupart^, mais qu'il n'en savait rien. Il a connu à l'armée de Condé et il a vu chez Poupart le nommé Jacques, attaché à l'ex-duc d'Enghien. Quant à la correspondance avec l'Allemagne, il a nié savoir ce que Poupart faisait à cet égard. On a trouvé dans ses papiers une lettre du sieur Dulac de Cazefort, en date du mois de janvier 1803, par laquelle il le félicite de sa conduite et de ses sentiments; il lui promet de lui être utile, s'il en trouve l'occasion ; on y a trouvé encore un chifTre sur l'usage, duquel il a refusé de s'expliquer.

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