‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 170 sur 221 · Voir plus hatit, p. "iGe · texte numérisé non relu

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2. N'uir Paris pendant lu réaclion lUennidorienne el sous le Directoire, t. V, p. 300.

•i. Voir plus iiaul, p. O0.">.

4. Kn marge, d'une autre main : «' Donner noie à M. le conseiller du 2« arrondissement pour faire interroger Ilachs sur ce fait et sur toutes ses communications avec Paris. »

625 PARIS SOUS L'EMPIRE [24 février 1805]

Réunions. — Les spectacles et les bals ont été, hier, très fréquentés. Celui de l'Académie impériale de Musique a été le moins nombreux ; la recette ne s'est élevée qu'à 2.772 francs. Pendant le cours de la journée, les rues étaient pleines de masques ; ils se sont portés particulièrement dans les rues Saint-Honoré, Saint- Antoine et sur les boulevards. L'ordre et la tranquillité ont régné constamment partout.

Journaux. — Deux articles, publiés par la Gazette de France., ont paru avoir seuls un caractère de nouveauté ; l'un, pris parmi les nouvelles de New-York, annonce que, tant à la Guadeloupe qu'à la Martinique, il est débarqué trois mille hommes de troupes françaises ; l'autre, pris dans les nouvelles venues de la Haye, annonce qu'on y attend M. Schimmelpenninck, qui doit prendre, est-il dit, le titre de grand-pensionnaire'. Les nouvelles de l'intérieur n'offrent rien de remarquable. . .

Bourse. — Le total des rentes escomptées ou à racheter s'est élevé à près de 300.000 francs ; les négociations n'ont pas été très nombreuses, mais le ralenti^^sement que l'on remarque ne nuit aucunement à la hausse, qui va toujours croissant. Les actions de la Banque ont été plus demandées qu'aux dernières bourses, et leur cours s'est un peu amélioré. — 5 0/0, jouissance de vendémiaire, 62 francs, 61 fr, 90, 62 fr. 25. Jouissance de germinal an XIII, 59 fr. 40. Actions de la Banque de France, 1.280 francs, 1.282 fr. 50.

Dubois.

(Arch. nat.,F', 3833.)

Journaux.

Moniteur du 6 ventôse : « Paris, le o ventôse. . . .Le Pape est allé visiter hier l'Instilulion dos sourds-muets. Sa Sainteté a d'abord béni la nouvelle chapelle de cette maison. Elle est ensuite descendue dans la salle des exercices, où l'on avait |)réparé son trône et des sièges pour les cardinaux. M. l'abbé Sicard, parlant au nom des administrateurs, lui a adressé un discours ; il a exposé ensuite les principes de sa méthode, il s'est hâté de la mettre en action. Des sourds-muets à qui on a présenté une clef en ont écrit le nom en trois langues différentes. L'un d'eux a montré par quels signes il séparait la qualité du sujet, comment il en désignait la liaison, et comment cette liaison est réellement le verbe unique. 11 a mar((ué par des signes très précis la dilTércnce des temps, et, passant à une application difficile des |)rincipcs généraux, il a indiqué clairement la gradation qui existe entre différents verbes, presque synonymes. Il en a conjugué un dans l'idiome des sourdsmucis, et Ta écrit en même temps dans notre langue. M. Sicard a présenté

1. Kn clVct, on préparait alors la Constitution du ±1 mars 180."i, ([ui établit un grand-pensionnaire.

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