‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 176 sur 221 · CCLXXXIX · texte numérisé non relu

CCLXXXIX

14 VK.MOSE AN XIII [o MARS IHU.d .

.loiJK.NAlX '.

BiiKeliii poliliijio' du 15 ventôse : « Paris, h' 14 vf/ilùse. ...Demain à trois heures précises, M. Gail ouvrira au (Collège de France le cours élémentaire gratuit de langue grecque qu'il est dans l'usage de joindre à son cours de littérature grecque. » — « C'est une belle pensée que d'associer par les liens de la bienfaisance les deux âges de la vie les plus éloignés, la jeunesse et la vieillesse. M"'® Campan, directrice du pensionnat de Sauit-(iormain. vient de réaliser cette association Tous les ans, à répo(|ue où ses ('lèves célèbrent leurs exercices, elles nommeront un vieillard pour être à l'institution de Sainle-Périne de Chaillol. Cet acte de bienfaisance sera le produit d'une légère souscription partagée entre toutes les élèves. .M. Lemoyne - a donné le même

1. I.t* r.ii)p<irt lie la l'réleclure «le pnlirc du |.p iii.iihuii'. r| il u y a rien dans le lliiUclhi du uiinistère de la police qui m- rapporte à notre >iij<-l.

1. M. Lemoyne lionl VAlinuiuuh nufionu/ et VAbiiamnh du cu/mneice puiu' l'an XIII iuiprinitiil le nom Lentnine tenait une éiole secomlaire rue Neuve-delîerry, n" (5.

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expmi»le de générosité, elles pensionnaires de ces deux maisons ont saisi avec un égal empressement une aussi belle occasion d'assurer, tous les ans, le bonheur d'un vieillard et d'un infortuné. Si ce trait de libéralité si peu dispendieuse était imité par tous les grands pensionnats, combien de personnes condamnées par l'àge et les revers de la fortune à une existence triste et laborieuse, recouvreraient le bonheur dans ces derniers temps de leur vie, » — Journal de Paris du Ib ventôse : « Nouvellbs dks sciences, des lettres et DES ARTS. ...Malgré la graduation constamment tempérée du thermomètre, plusieurs maladies ont offert, dans le cours de la semaine dernière, un caractère aigu et inilainmatoire, et l'on a surtout observé beaucoup de fausses pleurésies. Il y a eu des points de côté avec hémoptysie. Les vents dominants ont été 0. et S. S. 0. » — Journal des Dames du 15 ventôse : « Paris, ce 14 ventôse. ...On voit dans la société des hommes bien mis, bien poudrés, avec la culotte de soie, les bas blancs et la bourse, mêler à ce costume sévère un habit frac, ou pour mieux dire un habit à revers, mais c'est la mode des hommes de quarante-cinq ans, des gens sensés ; c'est-à-dire la mode de ceux qui n'en suivent plus, » — k Tout est artiste à Paris, jusqu'au cuisinier cl au maître d'hôtel. Les plats nouvellement inventés portent des noms chimiques, botaniques, scientifiques en un mot; et sur nos plateaux de dessert vous ne voyez plus des vases de fleurs, des cornets de dragées, mais une vue de Rome, un temple d'Egypte, un monument de la Grèce Les enfants de bonnes maisons se ruent après dîner sur les plateaux; ils dévorent le sommet d'une pyramide d'Egypte, la base du Mont Aventin, une frise du temple d'É[)hèse, et de cette manière ils apprennent la géographie en mangeant le dessert. >- 'Même article dans la Gazelle de France du 17,)

15 VENTOSE AN XIII (6 MARS ISOoj.

MlNlSTÈRK DE LA POLICE GÉNÉKALE. — BULLKTIN DU 16 VENTOSE.

Rapport du préfet de police. — On u inlerceplé deux lettres écriles par l'abhé liinuux ', de sa prison, aux sieurs Cahier, orfèvre, et Tliiébaul, employé aux domaines. U les engageait, par ces lettres, à brûler les manuscrits ou imprimés suspects qu'ils pouvaient avoir. Ils ont été interrogés. Cahier a déclaré qu'il connaissait les prêtres Hinaux, Delaneuville et Gravier; qu'il leur avait vendu des calices, mais n'avait reçu directement aucun ouvrage imprimé ou n)anuscril. Il a ajouté que le nommé Charton, de Soissons (agent de ces prêtres), avait voulu lui remettre plusieurs exemplaires de la Réclamation des évèques pour les vendre, mais qu'il les avait refusés, qu'il en avait seulement reçu un exemplaire qu'il avait brûlé, après l'avoir lu. Le

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