Voir j)lus liaut, p. {J4fi
[10 MARS i8o:-;|
l'AUlS SOLS l.'EMinKE
6bO
française donnera lieu dans les séances particulières; des lellres ou mémoires que les académiciens absents pourraient [transmettre] à l'Académie ; des pièces couronnées ; de l'extrait des pièces qui auront obli'nu la mention honorable, et de l'extrait même de celles qui, n'ayant pas obtenu la monlion honorable, offriront cependant des morceaux dignes de remarques; des discours de réception de chaque académicien, et de réponses faites à ces discours par les présidents de la classe ; des pièces en vers et en prose, lues en séance publique ; d'une note des livres adressés à la classe ; du procès-verbal des travaux de chaque année. On recueillera aussi dans ces mémoires les éloges des académiciens morts depuis 1782, époque à laquelle s'arrêtent les anciennes collections de ce j^onre. >> — « On voit, par les comptes que vient de publier la Société phiIaiithro|)ique, que sa recette du 15 brumaire an XII au 15 brumaire an XIII, s'est portée à la somme de 85.541 fr. 98 c , et la dépense à celle de 69.200 fr. 17 c, de sorte qu'il lui reste en caisse, pour faire le service, en attendant de nouvelles souscriptions, 16.341 fr. 81 c. Avec 69.200 fr. cette société a alimenté dix fourneaux de soupes économiques, qui ont distribué 247.266 rations de soupes, elle a soutenu diverses écoles de charité, dans lesquelles on n'admet (|ue les enfants des indigents, enfin elle a entretenu cinq dispensaiies pour porter des secours au domicile des indigents malades. Ces secours ont été distribués à 785 malades, qui ont élé servis, traités et médicamentés à domicile »
19 VKNTOSK AN XllI (10 MARS 1805).
KaI'I'ORT HE LA I'KICKKC.TUHE; I)K l'OLlCt; DU iO VKNToSi:.
Militaires. — H y a eu, hier, dans la matinée, beaucoup de mouvement parmi les militaires du 18'^ régiment, caserne au faubourg Poissonnière. Plusieurs pelotons de ces militaires, après avoir circulé dans les environs de la caserne, sont sortis en assez grand nombre dans la can)pagne, pour aller se battre : des patrouilles de cavalerie et d'infanterie ont été envoyées à leur poursuite, et, malgré ces précautions, il y a eu combat entre ces militaires. On porte à soixante le nombre de ceux qui étaient sortis de la ville. — Un sieur Delamonnaye, capitaine d'infanterie de ligne à la suile, disait hier au café militaire de la place des Invalides, n" 995, qu'il y avait un grand mouvement parmi toutes les troupes de l'Empire et que S. M. l'Empereur avait donné l'ordre au ministre de la guerre de rappeler et de mettre en activité tons les ofliciers à la suite ou renvoyés avec pension, et qui seraient encore en étal de faire campagne.
Réunions. -■ ()\\ dit (|ii(' .M. de La Fayette a refusé une place que le
651 PAHIS sons l/EMPIRE [11 mars 1805]
gouvernement lui offrait, qu'il vit retiré, voit peu de monde, dans la crainte, ajoute-t-on, d'inspirer de l'ombrage sur son compte.
Journaux. — Les nouvelles de Francfort, à la date du 13 ventôse, sont les seules qui, dans les feuilles de ce jour, présentent de l'intérêt ; elles parlent d'un projet de traité communiqué à lacour dePétersbourg, par lequel toutes les dilTicultés subsistantes entre la France et cette puissance seraient entièrement aplanies ; il }' est dit, en outre, qu'au cas oiiles négociations commencées amèneraient un résultat heureux, la France et la Russie s'entendraient pour arranger définitivement les affaires d'Allemagne, et que la France consentirait alors que les cours de Berlin et de Pétersbourg se constituassent puissances médiatrices pour rétablir la paix entre les puissances maritimes. Ces nouvelles se trouvent rapportées par le Courrier français. On remarque cependant encore une nouvelle datée de La Haye, le 5 mars, publiée par plusieurs autres journaux, et annonçant que, d'après des papiers venus de l'Angleterre même, on peut, nonobstant les bruits de guerre, et ceux d'une alliance entre l'Angleterre, la Russie et la Suède, regarder comme possible qu'il s'ouvre bientôt des négociations pacifiques entre les gouvernements français et britannique. . .
Bourse. — Aujourd'hui les négociations de rentes ont paru assez animées, et les dispositions de hausse se sont maintenues. Les actions de la Banque inclinent toujours vers la baisse. — o 0/0, jouissance de germinal an XllI, 39, 38 fr. 90, 39 francs. Actions de la Banque de France, 1.270 francs,
DlîBOIS.
(Arch. nat., F'. 3833.
CCXGY
Ministère Dii la i>ulice r.ÉNKHALK. — Bulletin du 21 ventôse.
.. .Noyer, peintre. Monument Louis XVI. — Le préfet de police rapporte que le monument qui lui a été signalé par le sénateur ministre, le 11 de ce mois, existait effectivement chez Royer, peintre et décorateur, rue des Quatre-Vents,no 642. Il est entouré de colonnes, représente un tombeau, est surmonté de la statue équestre de Louis XVI. Royer déclare l'avoir acheté en fructidor an V du sculpteur Bouvet, qui l'a fait, et lui a dit que cet ouvrage lui avait été commandé par un inconnu, pour servir de modèle à un inoruunent pareil qui devait être
III M\it- iso:i; ivMU.s SOI s I, i;mi'I|{I-: f,;;2
érigé en bron/e en l'Espagne, et que, depuis, il n'avait pas revu cet inconnu. Iloyer ajoute que, depuis celte époque, Bouvel a disparu hii-Mièuie, et qu'il le croyait en Espagne. L'avis donné au ministre piirlail que ce monument avait été commandé par un officier français, adjudant général, déporté au 18 fructidor. Royer a expliqué que peu de temps avant le 18 fructidor, un adjudant général, nommé Martial, avait marchandé cet ouvrage clie/. lui, mais qu'ils n'avaient pas pu s'accorder sur le prix. Il a déclaré qu'un marchand de tableaux de la place Vendôme, nommé Adam, lui ayant fait des propositions pour échanger ce monument contre un de ses tableaux, il y a environ huit jours, il s'occupait de le vernir et de le réparer. Le préfet observe que, les réponses de Royer lui ayant paru franches, il l'a laissé en liberté.
Le monument demeure provisoirement déposé à la préfecture
Airh. nat.. \V i\ , !40-2.)
RaJM'ORÏ de la l'ItKFKCTURE DE POLICE DU MÊME JOL'R.
Réunions. — Le biiiit circule sourdement que le ministère anglais emploie tous les moyens possibles pour- s'attacher la cour de Prusse, et qu'il ne désespère pas d'y parvenir ; qu'il y a eu à Berlin des conférences secrètes et fréquentes entre les ambassadeurs d'Angleterre, de Russie et même d'Espagne ; qu'elles ont eu pour principal motif les affaires de la République italienne; enfin on en conclut que la guerre continentale est à peu près inévitable. Il y a en, samedi dernier, une réunion de ci-devant nobles cliex M. de Narl)onne, on y a dit que, le 19 février dernier, le comte de Lille se trouvant dans un bal, des personnes masquées lui [Médirent que ses malheurs touchaient il leur fin, et qu'il ne tarderait point à être rétabli sur le trône de France ; que ces masques avaient sur la poitrine les lettres A. R. P. que les Bourbonistes expliquent par ces mots : la coalition de l'Autriche, de la Russie et de la Prusse. — On répand la uouvtdie (|u'un<' grande conspiration vient d'être découverte à Milan . . .
Journaux. — On remarque toujours la même stérilité dans les feuilles. Il se trouve seulement dans la Gazette de Fronce un article daté de Londres, le 2 mars, où, sur la foi de lettres écrites de l'Ilede-France, le l'"" novembre, on donne quelques nouvelles de l'escadre de l'amiral Linois et de celle de l'amiral Hartsinck ; il en résulte que l'amiral Linois a conduit trois prises importantes à l'Ile de-France, et que les Anglais auraient cherché inutilement à le joindre dans ces mers. Du reste les Anglais paraissent toujours dans la même incertiiiidc sui' la roule et la destination de l'cscadie de Bochefort, et ils
653 PAUIS SOUS l>'EMPIliE [11 mars 1805J
témoignent la crainte de sa jonction avec celle de l'amiral Linois. Enfin, il parait que le sujet principal des conversations en Angleterre était Tarrivée d'une dépêche à Londres, dans laquelle le roi de Prusse, manifestait le [du? vif désir de voir prendre en très haute consiiiéralion les ouvertures et propositions de paix faites par l'empereur Napoléon...
Bourse. — La Bourse n"a pas été très peuplée, et les affaires ont paru languissantes ; le cours des rentes et des actions de la Banque, qui avaient d'abord éprouvé une légère amélioration, ont été beaucoup plus faibles au moment de la clôture. Le calme des transactions commerciales ne varie point. — 5 0 0, jouissance de germinal an XIII, 59, 39 fr. 10. lo, 10. Actions de la Banque de France, 1.172 fr. 50.
Dubois.
uVrch. nat , F", ;J«:i:i.)
Journaux.
Monih'ur du 2t ventôse : « Paris, le 20 ventôse. ...On imprime la traduction faite par M. Lemicrro, interprète assermenté des langues étrangères, du Code criminel et corrertionnel de S. M. l'Empereur d'Allemagne et d'Autriche, en vigueur depuis le i^'' janvier 1804. Celte traduction est faite sur l'original imprimé, remis au traducteur par S. Exe. M. le comte de Cobenzl, ambassadeur dé Sa Majesté Impériale ot Royale. » — Gazette de France du 21 ventôse : « Paris, 20 ventôse. ... Le goût de la tragédie se propage tellement, ou plutôt celui de la déclamation, qu'outre les représentations de M""^ Uucliesnois et de M"'' (ieorges, si connues aux Français, il n'est pas à Paris de cercle brillant qui pense avoir passé une soirée complète, s'il n'a • entendu déclamer (piebpie tirade de Corneille, de Racine ou de Voltaire, par Talma, Duchesnois ou Lafond. Chacun s'arrache ces artistes, et trop iieureux qui peut les avoir! Par bonheur, le goût de la déclamation ne fait rien perdre à celui de la danse, qui continue d'aller son train. Il n'y a pas de société un peu à la mode qui n'ait k elle au moins une danseuse en état d'imiter au son de la harpe, du cor et du violon les attitudes de M"« Pingenet aînée dans le Médecin turc, ou les pas de M"* (iardcl dans le Retour de Zéphire : tout le monde reste alors en extase devant elle, et la soirée ne finit que le lendemain. » — « 11 y a déjà longtemps que les glaces sont de mode dans une alcôve ; mais on n'avait pas encore imaginé d'en décorer la niche d'une baignoiie, encore moins des commodités à l'anglaise, ce qui maintenant s'exécute. Des embrasures de croisées en glaces, des plafonds en glaces, des parcpiets même en glaces, ne sont pas rares ; il faut (pi'un appartement soit bien petit, pour que le mémoire du miroitier ne monte pas à 20.000 livres. »
12 MAHS 1805]
PAHIS SOITS L'KMPIHE
CCXCVJ
■1\ VKNTOSE AN XIII (12 MAHS 1805)
KaI'I'ORT DK la l'HÉFI'CTUKfc; DR t'OLICK DU 22 V^NTOSK.
Depuis quelque lemps, le Ijruil circulait sourdenienl que les restes de Louis XVI, de son épouse et de sa sœur étaient conservés, et qu'on saurait bien où les prendre quand il serait temps de leur ériger un monument. On a découvert que la demoiselle Stéphanie-Louise de Bourijon Conti, demeurant rue Cassette, conservait chez elle une urne de plomb, quelle disait renfermer les cendres de Louis XVI et de sa famille, et qu'elle la montrait très secrètement à différentes personnes. La demoiselle Bourbon Conti, dans son interrogatoire, a déclaré qu'en efl'et l'urne trouvée chez elle contenait les objets en question ; qu'étant tiéguisée en garde national, elle s'était procuré une portion des restes de Louis XVI, la nuit même d'après sa mort ; que, quant aux autres, c'était un officier municipal, qui, dans le temps les lui avait fait avoir. Klle a avoué avoir montré cette urne à différentes personnes, qu'elle n'a pas voulu nommer. Ses aveux sur la manière, dont elle a obtenu ces ol)jets ne portent aucun caractère de vraisemblance, et il est [)robal)le que c'est une ruse pour inspirer de l'intérêt et obtenir des secotirs. On a trouvé dans l'urne un écrit sur parchemin, qui rappelle les noms des trois personnes, et qui déplore leur fin tragique.
Rcunioyis. — On rapporte que des lettres arrivées dans le commerce annoncent que les Anglais ont beaucoup de partisans en Espagne, ainsi que dans le Portugal ; qu'ils cherchent à allumer partout le flambeau de la guerre. M. de Montezan, neveu de M. de Vergennes, dit que le rapprochement entre la France et la Russie est plus éloigné que jamais, que l'empereur Alexandre venait de garantir à la Suède la possessitui de la Poméranie. On dit (ju'il y a des querelles fréquentes entre les ci-devant nobles pour la différence des (»pinions ; on parle de quelques duels, qui ont eu lieu très secrètement, et dont on ne nomme pas les acteurs.. .
Théâtres. — On a donné, hier, au théâtre Favarl, la première représentation d'un opéra-comique en un acte, intitulé : Julie ou le Pot de Fleurs. Cet ouvrage, faible à tous égards, n'a eu que peu de succès, 11 ne donne lieu à aucune espèce d'observation. Le calme a été
655 PARIS SOUS L'EMPIRE [12 mars 1805]
parfait. L'auteur seul de la uiusique a été nommé : c'est M. Sponlini, déjà connu par d'autres compositions.
Journaux. — Les journaux des États-Unis, dit la Gazette de France, se plaignent de ce que les Anglais ont exercé la presse de matelots jusque sur l'équipage entier d'un brick américain, lis citent une lettre écrite de Saint-Domingue, le 19 décembre, qui donne à croire que les négociants et commerçants des États-Unis font le plus de commerce qu'il leur est possible avec les noirs de celte île, uiais que ceux-ci ont tellement négligé la culture du café, que celte partie y est, dans les ports ménie de Saint-Domingue, à 25 francs la livre, et toujours en hausse. Ils annoncent enfin qu'il se négocie un traité (le commerce entre Dessalines et le gouvernement anglais, pour établir des relations fraternelles entre l'île d'Haïti et celle de la Jamaïque, — On lit dans \q Journal de Paris que l'empereur Alexandre, en parlant (dans les premiers jours de janvier) à l'ambassadeur d'Espagne, a exprimé une indignation très vive de l'attentat exercé par les Anglais contre les frégates espagnoles : « J'interviendrai, volontiers, a-t-il dit, pour que la guerre n'ait pas lieu entre l'Angleterre et l'Espagne, mais il faut qu'au préalable il y ait réparation et que vos vaisseaux vous soient rendus avec l'argent et tout ce qu'ils portaient ; autrement votre maître ne peut entendre à aucun accommodement, et jamais guerre n'aura eu un but plus juste et plus sacré... »
Bourse. — Les négociations de rentes ont eu un résultat opposé à celui d'hier. Après une faiblesse assez marquée, que l'on altribuait à des ventes considérables, faites [)arM. Merlin, agent, le cours s'est amélioré sensiblement et fermé dans des dispositions très |)rononcées pour la hausse. Les actions de la Banque ont été constamment demandées. L'interruption momentanée.des transferts est évidemment la cause de Téloignement d'un certain nombre de spéculateurs et du ralentissement des affaires. — 5 0/0, jouissance de germinal, o9 fr. 10, 59, 58 fr. 90. Actions de la Banque de France, 1.275 francs, 1.277 fr. 50, 1.275 francs, 1 .277 fr. .")0.
UlJBOlS.
i.Airli. liai.. I■■^ 3833.)
.lOUHNALIX.
Moniteur du 22 venlose : u Institut .\.\tion.^l. La classe des Bt-aux-Arls de l'Institut, en donnant le lundi 20 de ce mois le sujet des concours, pour le grand prix de gravure on pierres fines, a voulu consacrer la reconnaissance de l'art pour l'clablissenient de ce prix, qui est dû à S. M. l'empereur Napo-
i:< M .R> iHo:.
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(iiilj
léon. Voici le sujet : « Le G-'iiie de la gravure présentera un cachet à i'Eiaa pereur. Ce prince, assis, vêtu en style héroïque, et couronné de lauriers, . donnera une couronne au (iénie. Celui-ci sera caractérisé par des ailes. Le « tourel, instrument caractéristique de la gravure en i)ierres fines, sera indi- « que dans le champ de la pierre. » — Gazette de France du 22 ventôse : X Paris, 21 ventôse. Les jeunes premiers, dans tous les genres, sont ce (|iii manque le plus aux théâtres do la capitale. C'est une disette générale; et si cela continue, la tragédie |)articulièrement et la haute comédie finiront par ne plus trouver qu'une partie des acteurs qu'il leur faut pour les jouer. On parle cependant d'un début qui doit un peu rassurer à cet égard les amateurs des spectacles, il a eu lieu avant-hier, à Versailles où les acteurs du Théâtre- Français donnaient une représentation. M. .Michelot, jeune homme de dix-huit an», a joué pour la première l'ois. C'est par le rôle de Britannicus, et par celui de Dormilly, îles Fausses fn/idélilés \ qu'il a donné le premier échantillon de ses talents pour la tragédie et le comique. On lui accorde un extérieur agréable, une bonne diction, de l'intelligence et même de la sensibilité. •>
22 VKNTOSI-: AN Xlll fl.'J MARS 1805).
UaI'I'OMT 1)1-: LA l'HKKi:(.TL'lŒ UE l'OLlCE DU 23 VENTOSE.
On dit chez .M. (r(Jnsiiini)r;iy, ex-nojjle, (leinciiraiii rue île Lille, qu'il existe beaucoup do divisions dans la [iépubliquc italienne au sujet de la nouvelle organisation de ce gouvernement; que c'est la cour de Russie qui y fait souffler le feu de la discorde, et l'on ajoute que celle de Vienne n'est pas étrangère à toutes ces nnanœuvres. On débite encore, dans la même société, qu'on n'a plus aucun doute sur la guerre continentale, et qn'elb^ est certaine. Le bruit s'est répandu, hier, dans différents endroits publics, que Nelson avait menacé la ville de Naples et forcé ce gouvernement à lui livrer des grains et des munitions de guerre ; que la grande expédition anglaise est sortie de SCS ports [tour aller se joindr-e aux Russes et aux Suédois.
Journaux. — Les feuilles ne renferment aujourd'hui <jue des articles (|ui occupaient, hier, une pailie du Journal Officiel. Ou n'y remarque dti reste rien qui présente un caractère de nouveauté...
Bourse. — La staj^nation des affaires et des cours n'a jamais été plus complèle qu'aujourd'hui ; l'on n'avait remarqué, pendant toute la durée di' la lîouis'-, (|ue des di-mandes assez multipliées de rentes à Irruir t'I à primes ; c<',t empressement fais.iit présager un mouvement
I. (ini)ic(li(t cil MM .icli- fl on vers, par liarliu' J7(l<Si.
657 PARIS SOUS L'EMPIRE [14 mars 1805]
favorable, et en effet les dernières négociations se sont faites à un
cours plus élevé que ceux qui avaient été publiés. L'on ne parle
d'aucunes variations dans le commerce. — 5 0/0, jouissance de
germinal an XIII, o9 francs, 38 fr. 90, 39 francs.
Dubois.
(Arch. nat., F', 3833.)
JOURNAU.Ï.
Moniteur du 23 ventôse : « Paris, 22 venlôse. Le vendredi 10, le Pape a accordé une audience particulière au Comité central de vaccine. M. Guillotin, président, a présenté à Sa Sainteté un exemplaire du rapport du Comité sur cette nouvelle méthode préservatrice de la petite vérole, et lui a adressé le discours suivant,- dont le Saint-Père a bien voulu lui demander le manuscrit. (Suit ce discours), . , Sa Sainteté a fait l'accueil le plus flatteur aux membres du Comité ; elle a dit, en recevant avec bonté l'hommage de leur rapport, qu'elle applaudissait à leurs travaux, et qu'elle prenait l'intérêt le plus vif au succès d'une découverte aussi précieuse et aussi utile à Thumanité, dont les salutaires effets étaient attestés par l'expérience. » — Journal des Débals du 23 ventôse : «Paris, 22 ventôse. ...Le souverain pontife s'est promené hier matin dans le parc de Mousseaux. M. Renard, chargé de l'embellissement de ce parc, a eu l'honneur d'accompagner Sa Sainteté et de lui présenter sa famille. Le fils aîné de cet architecte, élève au lycée Impérial, a adressé au Saint-Père un compliment en latin, auquel il a répondu dans la même langue et avec la plus touchante bonté. Le Saint-Père a visité ensuite l'hôpital fondé par feu M. Beaiijon. Il y a été reçu par les administrateurs et les principaux officiers, qui l'ont accompagné dans les salles des malades. La présence et la bénédiction du chef auguste de l'Église ont répandu de la joie dans cet asile de l'humanité souffrante, »
MlNISri>RI<: DE LA l'r)LICI': GRNKRALi:, — BULLIiri.V DU 24 VKNTOSi:.
lîapport du préfet de police. — Le 22, à six heures du soir, un etifanl a été renversé pur une voiture et blessé dangereusement. Les cris du public ont fait arrêter. \]\\ individu, qui n'est pas munmé, a mis la tête k la portière, et a dit à haute voix : « .le ferai une pension à l'enfant. » La voilure a paru appartenir au ministre de la nuirine.
l'apport particulier^. — Un littérateur, (|ui a eu une audience du