‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 197 sur 221 · AVRIL · texte numérisé non relu

AVRIL

PARIS SOLS L'EMPIUE

Hocquarl l-I dAlhiL'l. On ajoutait ([ue les sociétés qui s'y réunissaient étaienl opposées à la dynastie actuelle. La préfecture rend compte du résultat de ses recherches. M"'«Grimaldi a une chapelle chez elle, rue de la Planclie, mais elle y a été autorisée par décret impérial du .'{() hrumaire dernier. L'ahbé Duldiidelle est son aumônier. On n'y admet que des connaissances intimes, des amis particuliers. On continue de les surveiller. — M'"^ Hocquart avait une chapelle dans sa maison, rue Payenne,n<» 498. Elle l'afermée et fréquente actuellement l'église des Minimes. Le curé et d'autres prêtres forment sa société habituelle. — M™» d'Albret n'en a point ; elle passe une partie de sa

journée dans différentes églises

(Ai-ch. nat., AFiv, 1493.)

UaI'I'OHT \)E la PKKl-ECTLHt; lili POLICE DU MÊMl': JOUR.

L'on vient de découvrir et d'arrêter les fabricateurs de fausses pièces d'or de 48 et de 24 livres qui, depuis huit ans, ont été mises en circulation dans divers départements de l'Empire et même à Paris. Les balanciers, les coins, des tlans préparés, du platine, des feuilles et de la limaille d'or, 76 pièces bien fabriquées et vingt autres qui avaient été mises de côté, à cause de quelques défectuosités et tous les ustensiles propres à la fabrication, ont été saisis. Ces individus sont les nommés Quartier, se disant négociant; Moisson, graveur; Senot. mécanicien et machiniste et Brasseur, bijoutier. La fabrique, qui a souvent changé de local, existait en dernier lieu et a été trouvée dans une petit(3 maison isolée, à gauche, avant le pont de Sèvres et sur le chemin de cette commune à Boulogne. On est |)arvenu à tirer de Ouartier, chef de cette association, tous les aveux possibles et des renseignements assez étendus sur la quantité do pièces qui ont été fabriquées et sin- les moyens employés pour les mettre en circulation ; il a indiqué comme émissionnaires six changeurs établis à Paris, et déclaré que c'était principalement par les marchands de bœufs, qui approvisionnent Paris, qu'ils jetaient leurs fausses pièces en circulation dans les déparlements. Ces pièces sont en platine recouvert d'or, et il y en a tout au plus pour 3 livres dans chacune. On suit rinsliuction de celte affaire; ces quatre prévenus, ainsi que ceux (pii vont être arrêtés, seront traduits de suite devant la Coin- (le justice criminelle et s[»éciale tlu département de la Seine, avec (dusieurs émissionnaires, leurs complices, déjà arrêtés à Paris et à Limoges.

Itéunions. — (Jn dit que des troupes fiançaises sont en marche

741 PARIS SOUS L'EMPIRE [24 avril 1805]

pour<=econiier par terre les Espagnols dans le siège deGibrallar. — On parle plus que jam;iis de la descente en Angleterre. — Un sieur Dupont, négociant, qui fait le commerce de piastres, dit qu'on lui a refusé à la Banque de France des effets qui lui arrivaient d'Espagne, et que cela a produit un mauvais efîet parmi les négociants.

Journaux. — Des extraits du Moyiiteur d'hier remplissent la capacité de toutes les feuilles de ce jour; on ne distingue de nouveau qu'un article de la Gazelle de France^ paraissant traduit du journal anglais The Obsej'ver, dans lequel on voit qu'à Londres, l'inquiétude causée par l'évacuation que les Français ont faite de la Dominique est plus grande encore que celle qu'y avait fait naître la prise de cette colonie, en ce que les Français paraissent ainsi avoir pour système de ne point disperser leurs forces et de les réserver pour quelque opération de plus grande importance, et notamment pour les diriger contre la Jamaïque. Ces observations ont paru être du plus grand intérêt. . .

Bourse. — Le cours des o 0/0 a été un peu plus faible qu'hier;

mais, loin de craindre une réaction défavorable, on paraît n'attribuer

ce mouvement qu'aux désirs de réaliser des bénéfices assez

considérables sur les rentes achetées dans les plus bas prix. Les

actions de la Banque n'ont point varié. La stagnation continuelle

du commerce donne, dit-on, de l'inquiétude pour quelques maisons.

— 5 0/0, jouissance de germinal an XIII, 58 fr. 33, 30, 3o, 40, 30.

Id.,de vendémiaire an XIV, 53 fr. oO. Actions de la Banque de France,

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