CCCI.VII
■1-1 ll.oHlvM. AN Mil (1-J MAI 180o).
Ml.MSH';i<K l)K LA l'OLlCK GKNKUALIO. — HULLETIN DU 23 KLOHKAL.
Paris. Général Pi'rov. Envol de fonds. — l..i police générale a eu avis qu'un envoi de oOO.OOO francs venait d'êlre fait à la maison Perre^tnux, par Hamnierslev, de Londres, banquier de la cour. Elle en a ri'rh»'ri-lié la cause et a appris que cet envol ét.iit fait de l'Inde par le général Pérou. Il a été expliqué en même temps que ce général avait déjà envoyé, il y a environ un an, 300.000 francs par la même voie. (]elle sonnne a été dislrihiiée, par ses ordres, en trois portions égales, entre trois parents (|u"il a désignés: le sieur Vallerand, vieillard paisible qui ilemeure rue Saint-Dominique, faubourg Saint-Germain, et deux demoisflles Cuillier, vivant sans luxe et dans une espèce d'obscurité. Le général Pérou a également indiqué la destination du nouvel envoi de 500.000 francs. Mais l'exécution en sera suspendue
jusqu'à ce que Sa Majesté ait fait connaître son intention
(Arch. nat., AFiv, 1493.)
Hai'I'oht dk la préfecture de police du même jour.
/téuniotis. — On rapporte que, cliez M™*-' de Tessé et chez M. de Noaillrs, on voit avec beaucoup de peine l'état actuel des choses, qu'on y manifeste les plus vifs regrets de l'ancien régime, et que Ton s'y permet beaucoup de propos contre le gouvernement. — Les Bourbonisti's font circuler, dans leurs cercles, que nos Hottes ont éprouvé divers échecs, que nous avons perdu [>lusieurs bâtiments de ligiie, et que li,'s Anglais nous avaient fait douze cents prisonniers. — Ce matin, ou a répandu, chez [tlusicurs banquiers, que l'escadre de Rocliefort avait été attaquée par les Anglais, et qu'après un combat de cinq heures, elle avait beaucoup souffert. — On dit encore qu'il y a du méccmtentement au camp de Boulogne, à raison du retard, ajoutel-ou, que les soldats éprouvent pour leur paye.
Jiturniiux. — Les feuilles de ce jour, dénuées de nouvelles, se bornent à contimicr la copie, sur les derniers numéros du .\lonilew\ des dépécliesdii ui;ii<|uis de \Vcll(>sl(;y, saisies à bord du tiavin- Tliellope.
/linirse. — Il s'est lait considérablement d'ullaires en rentes, et cet îllet parait (tccuper à peu près exclusivement Ions l(!s spéculateurs.
775 PARIS SOUS L'EMPIHE [13 mai 1805]
Le cours a éprouvé un nouvel élan de hausse assez rapide, que l'on attribue toujours à l'espérance que fait cohcevoir l'expédition de la flotte coiiibinée. Lé-cotrimerce est, toujours dans la même situation ; les prix des denrées ne varient point. — 5 0/0, jouissance de germinal an XIII, 59 francs, 59 fr. 05, 10, 15, 20, 25, 30, 59 fr. 25. Actions de la Banque de France, 1.250 francs, 1.247 fr. 50, 1.250 francs.
Dubois,
(Arch. nat., F', 3833.)
Journaux.
Ciel du Cabinet des Souverains du 23 tloréal : « Paris, 22 floréal. Malmaison s'embellit tous les jours. On y remarque maintenant la serre chaude que S. M l'Impératrice a fait construire. Ce monument élevé à l'histoire naturelle n'est pas encore entièrement terminé, mais il est assez avancé pour que l'on en puisse admirer la belle et simple ordonnance. II est construit d'après les dessins de MM. Thibault et Barthélémy Vignon, artistes dont le talent est connu de tout le monde. 11 existe à Malmaison une multitude d'animau.\ de la plus grande rareté. Les lamas, mâle et femelle, qui y ont été amenés ont produit un petit très vigoureux et très bien portant. Cela donne à penser que, si l'on parvenait à introduire chez nous la cigogne, elle y multiplierait aussi, puisque c'est un animal qui dilfère très peu du lama S. M l'Impératrice, désirant que ses riches collections de plantes et d'animaux servent à l'avancement des sciences, a ordonné que Malmaison serait ouvert aux membres de rinstillit et atix administrateurs du Musée d'histoire naturelle. Les autres personnes, si l'ori erl excepte cependant les sénateurs, lès ministres, ou les personnes qui ont des charges à la cour, ne peuvent y entrer sans ordre particulier, ou sans un hillet de l'intendant des domaines. » — Bulletin de i Europe du 23 iloréal ; « Paris, 22 flureUd. Il sera élevé dans la plaine de Marengo un monument à la mémoire des braves morts dans celte journée. Ce monument consistera en une pyramide de grande dimension. Dans l'intérieur de cette pyramide sera pi'àliqilée une chambre revêtue de tables de marbre, sur lesquelles seront inscrits les noms des hommes qui sont morts. Le génie militaire sei'a chargé de l'exécution dudit monument. »
GCGLVIII
Ministère dk la police générale. — Bulletin du 24 floréal,
Paris. Caricature. — On voit depuis plusieurs jours sur les quais, la caricature de l'amiral Coq-Crâne^ : cheveux roux, teint alhinié,