‹ Paris sous le premier empire: recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à ParisChapitre 208 sur 221 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p

(17ii.u 1805) l'AlUS SUIS I.K.Ml'llU': 784

Star ilitnn.iil piMif corlain i|iii' la llolle «le Hrcsl avait mis à la voile. Un convi)i tlo>lint' aux (iranili-s-lniloi* était rentré à Falmoulh, sur l'avis donné à l'amirauté île li sortie des Hottes combinées. La reiidilion de la l)i)iriinit|iie et de Saint-Cliristophe a été annoncée par la Gazelle de la cou)\ <\n il était en outre fait mention de la conduite pleine iriuimaiiitt' du e(»mmandatd, Irançais envers les vainciis, et de la lionne disiipline (d)servée par les troupes victorieuses. On mandait de la Harhade que tous les hàliinenls de commerce qui mouillaient près «le celte île avaient été envoyés à la Jamaïque, mais qu'un calme, survenu subitement, faisait craindre qu'ils ne fussent pris par les Fran- «;ais. On craij,Miait beaucoup pour la Jamaïque. On était certain à Londres qu'on s'était procuré à Brest la connaissance des signaux de l'escadre en station devant ce port. La presse a été exercée de nouveau avec rigueur sur les bâtiments de la Tamise. Klle s'est également laite avec violence le long de la côte d'Yarmoutli. Les Anglais ont appri< qu'on avait aperçu dans le port et qu'il y avait dans les camps de Boulogne un mouvement extraordinaire, et que tous les jours les forces, tant de mer que de terre, croisaient de ce côté-là. Le bruit courait à Londres, que l'expédition commandée par Saint-James Oaig, était tombée au pouvoir des Français. Le 8 mai, on n'avait encore reçu aucune nouvelle de l'arrivée de l'amiral Gocbrane aux Indes-Occidentales. On a beaucoup d'iuquiétude, en Irlande, sur la destinati(tn des Hottes actuellement sorties des ports de France et d'Ks|iagne. — Toutes les autres nouvelles de Londres qui se trouvent dans les journaux, et les remplissent en totalité, sont celles qui ont été pidiliées liier par le Moniteur.

Itourse. — Les négociations n'ont pas été aussi nombreuses que les jours précédents, et la faiblesse du cours des renies, à laquelle certains spéculateurs s'attendaient, s'est manifestée aujourd'liui assez constamment, mais d'une manière peu alarmante, car on ne l'a attribuée qu'aux ventes de MM. Lenoir et liocber, agents de M. Levrat, qui avait, dit-on, quelques bénéfices à réaliser sur de très grandes opérations. L'opinion générale est que, dans les premiers jours qui suivront la liquidation, la hausse reprendra avec une nouvelle vigueur. Il ne s'est point fait d'actions ; néanmoins, elles paraissent toujours

forlemenlenbausse. — 5 0/0, jouissance de germinal an XIII, 59 fr. 25, yo, 25, l.i.

Dubois.

(Arcli. n;it., !• ', 3S33.)

(85 PARIS SOUS L'EMPIRE [18 mai 1805]

Journaux.

Gazelle de France du 28 floréal : « Paris, 27 floréal. Le ballet dWcis et Galatliée, de M. Duport', a été exécuté, à la seconde représentation, d'une manière plus brillante encore qu'à la première. Ce qui prouve combien le public est empressé de jouir de ce charmant spectacle, c'est que la première représentation de la tragédie des Templiers, qui avait attiré une si grande affluence de spectateurs, n'a pas empêché la salle de l'Opéra d'être pleine, le même jour, comme celle du Théâtre-Français. »

CGGLXIII

Rapport dk la préfecturk de police du 29 floréal.

...Les plaintes des marchands en général augmentent chaque jour. La phipart ne font absolument rien et ne peuvent acquitter leurs billets. On craint plusieurs banqueroutes ces jours-ci. Les fabriques et manufactures d'étoffes de coton, de soie et autres vont toujours très bien, mais elles ne travaillent dans ce moment que pour les départements et l'étranger. Les ouvriers sont parfaitement tranquilles.

Spectacles. — On a donné, hier, au théâtre du Vaudeville la première représentation de la Parisienne à Madrid'^ ; et au théâtre Montansier, celle de la Dupe de sa ruse^. Ces deux petites comédies, qui ne donnent lieu à aucune espèce d'application, ont obtenu assez de succès.

Journaux. — Les feuilles se composent, aujourd'hui presque uniquement des articles publiés par le Moniteur.

Journaux.

Gazette de France du 20 floréal : « Paris, 28 floréal. M. Cubières de Palmezeau vient, dit-on, de découvrir, au fond d'un magasin de livres, le manuscrit de la tragédie inédite de Syila, par Pierre Corneille. M. Cubières se propose de rendre sa découverte publique, d'ici à quinze jours. On verra jusqu'à quel point Sylla ressemble à Corneille ou à M. de Cubières. »

Page 1