Voir plus Iwiul, paasim
815 PARIS SOUS L'EMPIRE [2 juin 1805]
en lieu au milieu d'un grand nombre de troupes, a attiré un grand
concours. P.irtout on a manifesté hautement la plus vive indignation
contre ces deux individus et contre l'Angleterre.
Dubois.
(Arch. nat, F', 3833.)
Journaux.
Clef du Cabinet des Souverains du 13 prairial : a Paris, 12 prairial. On dit que des espions envoyés par le cabinet anglais ont été arrêtés à Paris, et qu'ils sont traduits à une Commission militaire. C'est probablementl'afFaire de ces deux individus qui a donné lieu au bruit qui s'est répandu depuis quelques jours de nombreuses arrestations faites par la police, quoiqu'il n'y en aitpoint eu d'autres. »
RaPI'oHT DB la préfecture de police du 14 PRAIKI.AL.
Esprit public. — Le jugement de la Commission militaire, qui a condamné à mort les deux individus prévenus d'espionnage, a fait la plus grande sensation. On le lisait avec empressement dans toutes les rues, et il n'était personne qui n'applaudit hautement à cet acte de justice. Dans les groupes formés près des lieux où ce jugement était atïiché, on disait que ces espions avaient voulu livrer le camp de Boulogne, et ce motif que l'on supposait à leur condamnation les rendait encore plus odieux. Leur exécution a frappé de terreur les partisans de l'Angleterre qui fréquentent les salons dorés.
Bruits publics. — On assure que le roi de Naples a fait une proclamalion tendante à exhorter ses sujets à traiter les Français avec amitié, tant qu'ils se borneraient à la neutralité, mais à se lever en masse et à les combattre à outrance s'ils, s'avançaient vers Naples avec des intentions hostiles.
Journaux. — Les journaux consistent uniquement aujourd'hui en des copies de divers articles du Moniteur d'hier.
Bourse. — Les 5 0/0 avaient éprouvé, à la fin de la dernière Bourse, un peu de faiblesse, dont les partisans de la hausse concevaient ro[)inion la plus favorable, et leur pressentiment s'est réalisé ; car, aujourd'hui, il en est résulté pour le cours une amélioration très sensible et sans obstacle. Les faiseurs de baisse, par des
[3 JUix 1805) l'AlUS SOUS L'EMPIRE 816
renies à dccouverl, n'<»l»tientient plus de succès. Les actions de la
Banque sont très recherchées et s'élèvent rapidement. — 5 0/0, jouis-
!<ance .le Kcrminal an Xlll, Oi fr. 30, 35,30. Actions de la Banque de
France, 1.^97 Ir. rid; 1.300 francs.
Dubois.
(Aivh. nal., F ', 3S;{;J.)
CGGLXXIX
li l'HAlKIAL AX Mil (3 JUIN 1805).
MniSTKRE MK LA l'OLlCE GÉNÉRALIi. — Tk'LLKTlN DU 15 PlîAlHIAL.
Dubuc et liossolm '. — A l'époque où les Anglais conçurent le proji'l .le f.irmer dans l'île de Corse un foyer d'insurrection pour le Midi, Kossolin fut envoyé avec un enseigne toulonnais, nommé Cocampot, mais ils ne purent pénétrer à Bayonne. 11 est remarquable qu'étant idtligès par les autorités de quitter cette ville pour rétrograder en Kspagne, ils ont eu, d'une femme nommée Audriette, une lettre de reciminandation très pressante pour le chef d'escadre J. Be.lout, cumman lant les vaisseaux français au Ferrol. Il était invité par cette lettre à donner de l'emploi sur son bord à Cocampot et Rossolin. Cette pièce est ilans les papiers de ce dernier; ils n'en ont pas fait usage, parce que, dans la tiaversée de Barcelone à Santander, ils furent pris par un vaisseau anglais et retournèrent à Londres. Cocampot et Laa, autre ollicier toulonnais, devaient venir sous peu remplacer auprès de Dubuc Rossolin, qui serait retourné à Londres par la IlMlIanib' -. On Irunve son itinéraire dans ses papiers
(Anh. n.il., AF iv, 141)3.)
MaI'I'oHT IiK l.A PIIKI'KCTUMK DE POLICE DU MKMR JOUR.
lliHits /nthlirs. — On répand le bruit que M. le maréchal Lannes a • u un différend avec le général italien Pino ; qu'un corps militaire s'est très mal conduit à Milan, et que plusieurs soldais ont été fusillés;
1. Kii in.irye : .. Il est arrivé .^le Londres une nouvelle lettre à l'adresse de Dubuc. Le ministre la fait examiner pour savoir de quelle manière on peut en connaître le véritable sens, »
2. Kn marne, de la main de Fou.-hé : .. C'est une chose remarquable que les ilinéMires pour l'aller et le retour des espions du gouvernement anglais. J'ai la ccrlilude qu'U existe, sous le nom de Michel, un agent du comte de Lille à Paris. »
817 PARIS SOUS L'EMPIRE [3 juin 1805]
qu'un général français a été arrêté et conduit à la forteresse de Piombino ; que plusieurs agents de l'Angleterre, qui se trouvaient à Milan, ont pris la fuite On ajoute ({ue trente-six ou quarante individus ont été aussi fusillés dans celte ville pour conspiration ; que cet événement a retanlé le couronnement, et que S. M. l'Empereur et Roi est partie immédiatement après pour Gênes.
Journaux. — Les feuilles de ce jour ne contiennent aucune nouveauté remarquable. Elles sont remplies en majeure partie des détails de la cérémonie du couronnement de S. M. l'Empereur comme roi d'Italie, et des nouvelles d'Angleterre qid, publiées hier par le Moniteur, n'avaient pu entrer en entier dans leur précédent numéro. On trouve, de plus, dans le PuOliclste, quelques mots sur la situation actuelle des affaires eu Turquie. L'amiral Nelson aurait fait informer la Porte que la destination de la flotte française, sortie de Toulon, était vraisemblablement pour les côtes du Levant, et lui-même aurait en effet placé son escadre en observation entre la Sicile et l'Afrique. Le mécontentement semblerait toujours croître parmi lesjanissaires, et le grand-vizir, n'ayant obtenu aucun succès dans ses efforts pour maintenir la discipline dans plusieurs cor[)s militaires, se serait vu forcé de se démettre de sa place. Le pacha de Nissa, qui avait toujours été l'allié des Serviens, se serait tout à coup déclaré contre eux et aurait fait massacrer plusieurs de leurs chefs, après les avoir attirés près de lui sous divers prétextes. — Les nouvelles des autres contrées de l'Europe se réduisent dans les journaux à la publication d'un nouvel édit du roi de Naples pour permettre l'exportation des monnaies de ses États et de tous métaux précieux, soit en lingots, soit travaillés, et dans un détail des fêtes et cérémonies qui ont eu lieu à Hanovre, à l'occasion du couronnement de S. M. l'Empeieur, comme roi d'Italie. — Les annonces de nouveautés littéraires ou de théâtres sont d'un intérêt presque nul.
Bourse. — Le mouvement des affaires s'anime de plus en plus, et la hausse de tous les effets acquiert chaque jour un nouvel accroissement ; aujourd'hui, on attribue celle des rentes à des achats très considérables faits par M. Perrot, agent, dont les demandes avaient été remarquées dès hier. — o 0/0, jouissance de germinal an Xlll, 61 fr. 50, 30, 33, 50, 43, 60, 30. 60; 61 fr. 73, 30. Actions de la Banque de France, 1.303 francs; 1.300 francs; 1.302 francs; 1.303 francs.
Dui501S.
(Arch. nat., F', 38;J3.)
TUME 1. bi
[4 JCiN 1805]
l'AUIS SOL'S L'EMPIRE 818
Jourual (les Dames et des Modes du 15 prairial : « Paris, ce 14 prairial. Si les Cham|is-Èlysi'L>s ni les Tuileries ne sont de mode, celle année-ci, enmmele boulevard Coldenlz; mais, àCoblenlz, on ne s'assied qu'à la chute du jour. Nos ('Ir^'anles feront volontiers une longue course à pied sur les boulevards, rebrousseront plusieurs l'ois, llàneront ; mais elles se fixent dilTicilemciit. Cependant toutes les lingères un peu achalandées, les mercières et les limonadiers garnissent de chaises le devant de leur boutique. »
13 PlîMHlAL AN Xlli (4 JUIN 1805).
MiMSTKfU-: DE LA POLICK l.liNÉKALli. — BULLETIN DU 16 l'HAlRIAL.
/'ans. Aniilnis de diatinction arrêté à Paria sous passeport danois. — Le tiiiiiislrc do la police générale a fait arrêter, à Paris, un Anglais âgé de vingl-(;iM(| a vingt-six ans, débarqué on Hollande dans le mois di' lloré.il. Il est ariivé à Paris avec un passeport danois sous le nom de .Mocl Landiorl. Le niinislre a élé informé que cet Anglais s'appelait Ikenson, qu'il était, il y a peu de temps encore, officier au service de Sa .Majesté Brilanniipie. Il a su qu'il appartenait à une famille des plus dislini^uées de r.Aiiglelcrre, qu'il est le beau-frère du colonel Craw. dont la mère est une (irenville, cpi'enlin ce jeune homme parlait très bien plusieurs lanuMics et le français surtout, de manière à se faire passer pour èlre de cette nation, avait dû être attaché à la légation olbimane à Lcmdres, et qu'il avait fait différents voyages à l'etran^^er. Depuis son arrivée à Paris, il a vu peu de monde, nuiis a uianili-sh' eoididenliellement le dé-sir de voir lord Klgin, et d'apprendre le retour de iM. Alphonse Pignaletti dans cette capitale; il a vu plusieurs fois l'ambassadeur ottoman. . .
Le Imron d'hnberl. — Le lendemain de l'exécution de Dubuc, le facteur a ap|)orté à son adresse, rue Saint-Georges, une lettre de Hambourg. Le uiaitr.- de l'holel a dit qu'il était au Temple, où la lettre a élé a|.purlée par le fadeur. Cette lettre a passé aux différents essais chuui(pu's, fail> avec toute la précaution que cela exige pour ne pas altérer leeiiture. L'encre sympathique est d'une comijosition particidière et absolument dil'férente de la précédente. On a enfin réussi à la déchiffrer tout entière. Elle est du 14 mai, signée en
819 PARIS SOUS LEMPIRE [4 juin 1805]
toutes lettres (en blanc) d'Iinbert; elle présente des détails et des particularités intéressantes. Il en sera joint une copie au Bulletin de demain. . .
Extrait d'un rapport particulier^ sur la garde municipale de Paris. — Celle garde, essentiellement instituée pour la police de Paris, n"a aucun rapport avec le magistrat qui en est chargé, ne lui rend aucun compte. Pour le civil, elle ne connaît que le préfet de la Seine, président de son administration, chargé de lui fournir le prêt, l'habillement et le logement. Dans le service, elle ne reconnaît que le militaire. Cependant, pour remplir le but de son institution, celte troupe devait communiquer immédiatement avec le préfet de police; correspondre sans cesse avec lui, recevoir chaque jour les instructions utiles au service. Les officiers reconnaissent le principe, mais ne s'y conforment pas. Cette garde s'est isolée progressivement de la préfecture de police, et en est actuellement indépendante. Il serait essentiel pour le bien du service, pour la surveillance de jour et de nuit, que les trois colonels fussent en harmonie continuelle avec la préfecture de police. Ce rapport a été communiqué à S. A. Sér. le prince Mural ^
Exécution. Pailla. — Clerc d'avocat, mauvais sujet, sans moyens d'existence, signalé comme tenant les [u-opos les plus injurieux contre Sa Majesté. Dans une lettre trouvée parmi ses papiers, et qu'il a dit être de soii écriture, il dit à son correspondant, lequel est mort depuis, que, sous un règne mrtins exécrable, la profession des armes aurait été sa dernière ressource, mais que, sous un gouvernement usurpateur, il ne lui reste que le désespoir, etc. — Le garder pendant un mois à la Force, et le renvoyer ensuite à Auvillers-les-Forges
(Ardennes), sa commune natale
FoucuÉ.
(Arch. nat., AF iv, 1493.)
1. En marge, ou lit : <■ La réclamation du préfet de police ne paraîtra pas sans doute fondée. 11 voudrait correspondre avec les trois colonels de la garde de Paris; mais qu'obtiendrait-il de celle correspondante, qu'il n'obtienne elfectitement en correspondflnt directeméht avec le commandant de la place? Si le préfet donnait des ordres aux colonels, ces ordres pourraient se croiser avec ceux du commandant ou même du gouverneur. Au lieu <jue, par l'ordre établi, tout marche sans le moindre embarras, avec célérité. Il en résulte que le gouverneur, ([ui est aussi un peu chargé de la police de la capitale, reçoit lous les rapports et connaît tout ce qui se passe en rnéme temps que le préfet, et que, par conséquent, il est toujours en mesure d'agir au besoin. .Vu reste le gouverneur n'a cotihu la réclamation du préfet de police que par la lectufc de cet article. Sa Majesté décidera dans sa sagesse. »
4 JiM.N 1805)
PARIS SOLS L'EMPIUE 820
HAri'OHT l»K LA l'HÉPECTURK DE POLICE DU MÊME JOL'H.
liruits publics. — Onaspuro <iuil a éto dil, liier, chez M. Carrion Nisas, que l'on savail «le bonne part que le roi .l'Angleterre avait envoyé à Milan un courrier |.urleur .le propositions de paix.
Journaux. — On reniaripie, dans la Gazette de France, des extraits •le papiers anglais, qui ne dilÏÏ-renl que par la version de ceux pnitliés également aujourd'hui par le Moniteur. Ils présentent toujours le tal.leau des incertitudes qui régnent dans les esprits à L<»ndres sur la vérilahle destination des flottes combinées de Toulon et de Cadix. Il en résulte qu'on craindrait encore, en Angleterre, que la llolle .le Carihagène, forte de six vaisseaux de ligne, ne se fût réunie a celle de Cadix. D'un côté, des journaux disent que la flotte combinée d.,' France et d'Espagne était encore à l'ancre, à Cadix, le 22 avril ; d'un autre cJlé, le Star annonce qu'à cette époque elle était d.'jà en rout.-. On a ra|tporté, le ^23 mai, à Londres, que lord Keilh avait remarqut' sur !.■ rivage fran.:uis ht.'aucoup de mouvements. On y a de plus annoncé que huit ou neuf vaisseaux de ligne français avec des >loops lie guerre, en tout vingt-cinq voiles, étaient arrivées à la Havane. Kt ces difTérents articles sont toujours accompagnés, pour la plupart, de plaintes contre le ministère britannique. Enfin, le Star rapporte qu'une révolte a éclaté en Suède, causée par l'étrange conduite que le r.)i lient à l'égard de la France, et qui peut attirer un jour d.' grands malheurs sur un peuple innocent des fureurs impuissantes et ri.licules de son souverain. Le bruit a couru, est-il même aj.)uté à ce sujet, que, .lans le tumulte de l'insurrection, le roi avait été arrêté et que l'on s'était assuré de sa personne. — Le Bulletin de l'Eur.jpe apprend qu'à Hambourg on a affiché, au café de la Bourse, une nouvelle (jui venait d'être a|)portée par un cutter anglais, le 27 mai (7 prairial), d'après laquelle, au moment de son départ de la Grande- Hrelagnc, on venait d'y être informé « que la flotte de Brest, composée de vingt-deux vaisseaux de ligne, venait de mettre en mer et que lord (J.ir.lner la poiu'suivait avec dix-neuf vaisseaux de ligne ». — On voit, parle Journal de Paris, que le commerce de Londres, ayant fait au bureau de l'Amirauté des représentations sur la faiblesse des escortes accor lees aux fiottes marchandes, en avait reçu la réponse la moins rassurante, motivée sur ce qu'on manquait en effet de vaisseaux pour convoyer eflica.rement les expéditions, en sorte que l'alarme et le mécontentement étaient très sensibles dans la cité. — On lit, dans le Journal de Paris et dans la Gazette de France, que par-
821 PARIS SOCS L'EMPIRE [4 juin 18051
tout, en Italie, la présence de S. M. l'Empereur et Roi n'avait cessé d'exciter le plus vif enthousiasme ; que l'allégresse avait surtout éclaté le jour du sacre et, qu'on sera bien étonné, en Italie, si on y entend répéter les fables absurdes que l'oisiveté ou la malveillance colporte depuis quelques jours, dans I^aris, sur une prétendue conspiration qui devait éclatera Milan. Si l'Angleterre, est-il dit, a envoyé à Milan quelques espions, ils ont produit aussi peu d'effet dans la capitale du royaume d'Italie que dans celle de l'Empire français. Leur arrestation a été aussi peu apparente que l'aurait été celle des plus ignobles aventuriers. — Le Journal de Paris et la Gazelle de France contiennent un dialogue ou espèce de critique dirigée contre la princesse Dolgorouki, et qu'on aurait affichée dans (Quelques endroits de Rome, à raison des sentiments que cette princesse se serait plu à manifester contre la France ; on dit qu'à cet égard, cette princesse a porté sa plainte an gouvernement romain, en croyant se reconnaître personnalisée dans la plaisanterie. Le Jownal des Débats peint, en effet, celte princesse, comme ayant la manie d'affecter une partialité révoltante pour l'Angleterre, et de déclamer beaucoup contre les Français et C(»ntre le héros, objet de l'admiration et de la reconnaissance universelles.
Spectacles. — On a donné hier, au théâtre du Vaudeville, la première représentation de Colomb'me dans la Tour de l'Est K Cette pièce, qui n'a presque point obtenu de succès, est une espèce de parodie, où le mélodrame et le vaudeville ont été personnifiés, afin d'avoir occasion de faire ressortir tout ce que ce dernier genre a d'avantages sur l'autre. Une première moitié de cette comédie a paru assez gaie, l'autre moitié a excité l'ennui. L'auteur n'a pas été demandé. L'ouvrage ne présente, du reste, aucune espèce d'allusion politique ; rien n'y choque les mœurs, et le calme a été parfait pendant toute la représentation.
Bourse. — Les effets ont été momentanément très offerts, et le cours des cinq pour cent, qui avait éprouvé un peu de faiblesse, n'a repris que dans les derniers moments de la Bourse le taux où il était resté hier. Les observateurs ne connaissent encore rien à ce qu'ils appellent une nouvelle opération ; ils ont remarqué aujourd'hui, avec un grand étonnement que, M. Pcrrol, qui, depuis deux jours, avait acheté considérablement et dans les plus hauts prix, notam-
1. " Mélodrame en 17 scènes », dit le Courrier des Spectacles, qui ne donne pas le nom de l'aufeur, et constate que les sifllets ont été peu nombreux, mais qu'ils ont suffi pour faire tomber la pièce. « Cependant l'auteur n'est pas dépourvu'de talents. »
(5,n.<i 1805] l'AllIS S(»IS L'EMPIHE 822
ment J(M).n<M) francs .le renies, d'une seule |.arlie à r.-2 fr. pour fin du
courant. n"avail eessé d'offrir et de vendre à tout prix, pour la fin du
mois prochain, tandis (pie son collègue, M. Fould, prenait tout ce
qu'on lui "ffiail par 25 .-l .10.000 francs. — o 0/0, jouissance de
^erminal ui Mil, l'I fr. oO, 40, .'{(I, 40, riO, 40, .ïO. Actions de la
Hin.pie de France, l.:{0-2 fr. TiO.
Dubois.
(Arch. nal., !•'', oSli:).)
Journaux.
r.nzclU'ilr Frnuci' du IG prairial : a Ports, 16 prairial. La fête de la Pcnlorôte avait amené hier dans lYglise de Noire-Dame un immense concours de fidèles, cl les vieux amis de la religion onl élé tlaltés devoir que les artistes ne né},di}îenienl plus d'employer leurs talents pour la plus grande gloire de rK}{lise. M. Doche, ancien maître de chapelle de la cathédr.ile de Coutances, connu depuis à Paris par une foule de compositions aimables, a fait exécuter une nouvidie messe en musique, où il a donné des preuves d'un talent supérieur. Les dilTérents morceaux se sont succédé toujours avec avantage ; on a admiré les deu.x A'.»/»'te, rO 5aiM/aï'is, le Crucifixus et surtout la fugue du cumsaiictii spirilu. I-e respect dû au lieu saint retenait les applaudissements; mais, au sortir de l'église, le cri d'éloge a été universel. S. E. M. le cardinal de Belloy a fait complimenter M. Doche. » — « L'ancienne et première épilaphe de Mgr Chrislopiie de Beaumont, mort archevêque de Paris en 1781, enlevée, comme tous ies monuments de ce genre, pendant la Uévolulion, vient d'être rétablie, par les soins de la famille de ce vénérable et religieux prélat, dans une des chapelles de Notre-Dame, où il a élé inhuuié. u
MiNISTKUK DK LA l'OUCR GÉNÉRALE. — UULLETIN DU 17 PRAIRIAL.
parts. Correspondance d'Imberl, — La dernière lettre du baron d'imitert à Duhuc ', est jointe, déchiffrée, au Bulletin de ce jour ^. La recherche (|u'<m a faite de celles qui ont dû arriver précédemment a fait connaître qu'elles avaient été déposées à la préfecture a mesure qu'elles arrivaient. Son Excellence les a fait demander à M. le conseiller d'Ktat, préfet de police, pour les soumettre aux épreuves chimiipies. La dernière lettre d'Imbert annonce, d'une